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samedi, 31 mars 2007

6 - Souvenirs, souvenirs...

 En fouillant un peu dans mes vieux documents, je retombe sur quelques jolies choses...

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Tristan and Isolde, d'Edmund Blair Leighton.

 

 

 

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Helen of Troy, d'Evelyn de Morgan.

 

 

 

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The Lady of Shalott, de William Holman Hunt.

 

 


J'en avais beaucoup plus, dans mon souvenir, particulièrement ce tableau représentant une jeune femme blonde à la robe bleue et verte appuyée contre un arbre et semblant l'écouter. Impossible de me souvenir du nom du peintre, ni même de celui du tableau... Ah la mémoire, quand elle fait des siennes !!

Pour donner un semblant de brin d'explication, ces trois peintres (et beaucoup d'autres), appartenaient au mouvement préraphaélite, c'est-à-dire qu'ils entendaient, au milieu du XIXe siècle, retrouver la pureté des primitifs italiens, prédécesseurs de Raphaël. Ils créèrent donc, avec un scultpeur et des critiques d'art, la Confrérie Préraphaélite (Pre-Raphaelite Brotherhood) en opposition à l'académisme victorien. Gabriel Dante Rosseti, qui fit partie de la Confrérie, est également très connu, mais il se trouve que j'aime moins ses tableaux, donc, je n'en ai plus en stock (au gré des nettoyages de mon ordinateur j'ai dû épurer encore et encore le dossier ; vous voyez ci-dessus tout ce qu'il en reste).

15:25 Publié dans Arts... | Lien permanent | Commentaires (11) | Tags : Préraphaélisme

5 - Histoire de dire quelque chose...

Bonjour à tous. Je voulais aujourd'hui parler de Yasmina Khadra, peut-être le ferai-je plus tard. Certains l'auront peut-être remarqué, je me suis fait agresser cette nuit bloguesquement parlant (par un commentaire ajouté à ma toute première note). Je prends donc pour prétexte le conseil d'un vieux blogueur et m'empresse d'ajouter cette note, des fois que je n'aurais plus envie de remettre les pieds par ici de la journée (il faut dire que l'agresseur en question est allé porter une copie de ses méfaits sur le blog de Guillaume Cingal, "Touraine sereine", et que le droit de réponse m'a déjà pris un certain temps, que j'aurais préféré utiliser à taper les trois courts extraits que j'ai relevé dans Les Hirondelles de Kaboul). Me levant doucement mais sûrement, je vais aller me sustenter, pour peu que cela intéresse quelqu'un (j'espère pour vous que non, sinon allez faire quelque chose de votre vie).

Tout de même : je ne voudrais pas que plein de gens s'indignent de me voir si peu de réaction après les saloperies de l'agresseur fou furieux. J'ai eu le mauvais goût de mettre le doigt dans un engrenage déjà bien usé, en me contentant de donner mon avis sur un monsieur très prétentieux qui se dit critique littéraire et fait croire dans son commentaire que j'aspire moi aussi à cette qualification (a-t-il peur que je lui fasse de l'ombre ? Cela est pourtant bien peu probable, puisque nous ne sommes pas DU TOUT intéressés par les mêmes ouvrages, visiblement. M'enfin...). Qu'il suffise de savoir que cet animal rageur passe son temps à traquer les quelques mots que l'on peut écrire à son égard pour se dépêcher ensuite d'envoyer une flopée d'insulte à l'auteur des trois mots malheureux. J'entends rester stoïque face à cette agression qui constitue peut-être le rite d'entrée dans la secte cingalienne (pourquoi pas, après tout ?? ;-) ).

A très bientôt.

14:20 Publié dans Blablabla | Lien permanent | Commentaires (1)

vendredi, 30 mars 2007

4 - Lu peu de temps avant l'ouverture de ce blog (2)

 Amin Maalouf, Le premier siècle après Béatrice.

Que peut-il arriver lorsque des sortilèges millénaires se conjuguent à une science moderne aussi performante que dépourvue d'éthique ? Au départ, il y avait de mystérieuses fèves, réputées favoriser les naissances de garçons, trouvées par le narrateur sur un marché égyptien. Puis ce fut la raréfaction, un peu partout, des naissances féminines. Commença alors l'épopée d'un homme passionnément attaché à la «féminité du monde»...

Le romancier de Samarcande, des Jardins de Lumière, prix Goncourt 1993 pour Le Rocher de Tanios, nous conte ici avec tendresse et humour une fable sur la folie des hommes.

"Un roman d'anticipation nourri de toutes les peurs du présent."
Alain Jacob dans Le Monde.

"On referme avec un serrement de coeur ce livre passionnant qui passe de la légèreté au drame."
Josette Alia dans
Le Nouvel Observateur.

Amin Maalouf ne se contente pas de demander ce qu'il adviendrait de nous si la population régressait jusqu'au point de non retour ; il aborde sans détour les idées gênantes, la séparation «horizontale» Nord/Sud et ce que cette fracture deviendrait en 2020 si on n'y fait rine maintenant. Il nous rappelle que l'opinion publique a sans cesse besoin de neuf et que pour elle le sang versé trop fréquemment est lassant... Il propose plusieurs façons de penser, dont celle qui consiste à ne pas penser, mais plutôt se contenter de regarder les événements d'en-haut (comme le narrateur du haut de sa montagne) – le monde court de toute façon à sa perte et violence et folie n'en sont que les signes irréversibles.

J'ai également lu hier soir, dans la foulée, l'article de J.-C. FRANCOIS et F. POUPEAU paru dans Le Monde diplomatique de Mars 2007 (que je suis d'ailleurs loin d'avoir terminé... no comment) : «Carte scolaire, les enjeux d'un débat mal posé». Les deux récits m'ont laissées d'humeur plutôt mitigée, avec une insupportable sensation d'impuissance... Ainsi donc nous ne savons que parler, mais pas agir. C'est rageant. Le pire est que sur certains sujets, on peut encore débattre longtemps, parce que l'on s'est mis dans un tel pétrin qu'il y a peu de chances de s'en sortir. L'école, par exemple, sensée être un instrument d'apprentissage et d'intégration, tend à devenir de plus en plus (comme aux Etats-Unis) un marché où se disputent celles qui peuvent offrir les meilleures locations, dans les quartiers bourgeois, là où on est bien sûr de ne pas faire fréquenter à ses enfants ceux qui pourraient «déparer» ; au lieu de ne penser qu'à améliorer sans cesse la qualité de l'enseignement (franchement diminué par la politique de nivellement par le bas du gouvernement, soit dit en passant... j'ai souvent considérée ma mère comme une femme très intelligente et savante, mais d'un autre monde, mais force m'est de constater que sur un point au moins, et même plusieurs en vérité, elle a raison : «à mon époque» encore on étudiait Voltaire, comme à la sienne ; aujourd'hui on préfère rendre l'enseignement plus abordable plutôt que d'encourager les enfants à se surpasser. Combien ne savent même pas lire correctement en entrant en 6e de nos jours ? Alors de là à lire Voltaire, ou n'importe quel autre, d'ailleurs...). L'école a besoin de moyens, et tant que cette priorité n'en sera pas une aux yeux du gouvernement, peu de problèmes trouveront une solution, à mes yeux (je parle du cas français). Ce n'est pas en cloitrant les «mauvais éléments» dans leurs «ghettos» et en leur envoyant de jeunes profs tétanisés ne sachant comment s'y prendre qu'on apprendra à tous ces jeunes comment s'en sortir et viser plus haut que ce qu'ils voient tous les jours. Il n'y a pas de raison qu'il soient de naissance plus bêtes que les autres, il n'y en a pas non plus de les confiner dans ce rôle.

Malheureusement parler ne sert pas à grand chose, et combien de voix se taisent, découragées d'avance, au lieu de s'élever courageusement pour faire changer les choses, et pas seulement «faire avancer le débat» ?

3 - Lu peu de temps avant l'ouverture de ce blog (1)

Milan Kundera, La valse aux adieux.

Dans une ville d'eaux au charme suranné, huit personnages s'étreignent au gré d'une valse qui va s'accélérant : une jolie infirmière ; un gynécologue fantaisiste ; un richard américain (à la fois saint et don Juan) ; un trompettiste célèbre ; un ancien détenu, victime des purges et sur le point de quitter son pays... Un "songe d'une nuit d'été". Un "vaudeville noir". Les questions les plus graves y sont posées avec une blasphématoire légèreté qui nous fait comprendre que le monde moderne nous a privés même du droit au tragique.

"... il est difficile d'imaginer quelque chose de plus glaçant et de plus profond que la légèreté apparente de Kundera."
(Elizabeth Pochoda dans la préface à l'édition américaine)

Voilà pour le résumé. Un extrait, maintenant, juste pour mon propre plaisir, et aussi pour faire découvrir la plume acide de ce magnifique auteur tchèque :

  • Pensez-vous qu'il y ait une différence entre les blondes et les brunes ? dit Bertlef, sceptique sur l'expérience féminine du docteur Skreta.

  • Je vous crois ! dit le docteur Skreta. Les cheveux blonds et les cheveux noirs, ce sont les deux pôles de la nature humaine. Les cheveux noirs signifient la virilité, le courage, la franchise, l'action, tandis que les cheveux blonds symbolisent la féminité, la tendresse, la faiblesse et la passivité. Donc une blonde est en réalité doublement femme. Une princesse ne peut être que blonde. C'est aussi pour cette raison que les femmes , pour être aussi féminines que possible, se teignent en jaune et jamais en noir.

  • Je serais très curieux de savoir comment les pigments exercent leur influence sur l'âme , dit Bertlef d'un ton dubitatif.

  • Il ne s'agit pas des pigments. Une blonde s'adapte inconsciemment à ses cheveux. Surtout si cette blonde est une brune qui se fait teindre en jaune. Elle veut être fidèle à sa couleur et se comporte comme un être fragile, une poupée frivole, elle exige de la tendresse et des services, de la galanterie et une pension alimentaire, elle est incapable de rien faire par elle-même, toute délicatesse au-dehors et au-dedans toute grossièreté. Si les cheveux noirs devenaient une mode universelle, on vivrait nettement mieux en ce monde. Ce serait la réforme sociale la plus utile que l'on ait jamais accomplie.

Je laisse à chacun le soin de faire ses propres recherches sur Kundera et ses goûts. Sachez seulement que, comme toujours, il aborde ici quelques uns de ses thèmes de prédilection : la vie (la grossesse), la mort (l'avortement, le meurtre, le suicide), la persécution dans son pays, l'art, la philosophie, mais aussi la religion, qui est ici quelque peu malmenée, d'ailleurs, par l'Américain qui la vit comme bon lui semble.

Une raison de plus dans ma bibliothèque pour avoir toujours plus envie de visiter Prague (pourquoi pas via Erasmus l'année prochaine ?)

jeudi, 29 mars 2007

2 - Mika, "Life in cartoon Motion"

medium_Mika.jpgHistoire de commencer tout en futilité et de m'assurer au moins un passage de mon aimée petite soeur sur ce modeste blog, je vous invite à découvrir au plus vite, si ce n'est déjà fait, l'album de ce génie né en 1983, tout comme moi.

Mika est libanais, il a vécu en France entre 1 et 8 ans, et en Angleterre depuis. C'est à l'opéra de Londres qu'il fait ses débuts, et cette influence se retrouve notamment dans le morceau "Grace Kelly" (le clip ici) qui reprend le début des "Noces de Figaro". Son album pop n'est pas sans rappeler Queen, que ce soit au niveau dela musicalité ou de celui de la voix du jeune chanteur qui frise l'indécence.

Bref cet album est formidable, il donne envie de sauter dans tous les sens et de célébrer le printemps. Dernier argument décisif pour les anti-rosbifs : le premier morceau que Mika aurait appris au piano serait "Aux Champs-Elysées" de Joe Dassin... Mine de rien, ils sont forts, ces p'tits Anglais !

1 - Naissance d'un ptit blog...

Bonjour à vous tous qui venez me rendre visite. Vous assistez à l'émergence d'un nouveau blog, qui ne se veut ni plus original ni plus formidable qu'un autre, d'ailleurs les noms des rubriques ou du blog lui-même en témoignent. L'idée germait depuis un moment déjà, mais que dire, pourquoi le faire et comment se différencier du lot ? Après réflexion, je me lance, les réponses viendront avec l'expérience, du moins je l'espère.

Commençons déjà par parler de littérature, de cinéma, d'Histoire, d'actualité aussi... en se laissant porter au fil des événements.

Histoire que ce blog profite un peu à mes camarades de cours, je propose de mettre en ligne mes cours et mes notes de lectures ou résumés de livres divers que j'ai pu feuilleter pour préparer mes exposés ou mes examens...

En attendant vos commentaires et participations qui seront, je l'espère, nombreux et engagés.

Chloé.