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vendredi, 06 avril 2007

17 - Praxitèle...

 ... Une dédicace à Didier Goux, qui a interrompu son abonnement à L'Histoire.

PRAXITÈLE EST «CÉLÉBRÉ» JUSQU'AU 18 JUIN AU MUSÉE DU LOUVRE.

Site du Louvre et détails sur l'exposition ici.

Praxitèle est connu essentiellement par des anecdotes trouvées dans diverses sources grecques et latines, et par les imitations faites de ses oeuvres à l'époque romaine.


Dans la famille de Praxitèle, on est sculpteur de père en fils. Être sculpteur au IVe siècle avant notre ère (bien que ces dates soient très incertaines, on situe approximativement la naissance et la mort de l'artiste respectivement en 390 et en 330), c'est avant tout être un artisan commerçant, et Praxitèle dut se plier le plus souvent aux commandes des particuliers. C'est ce qui explique probablement la récurrence de certains noms (Corè, Triptolème et Eubouleus, par exemple, qui sont associés aux mystères d'Éleusis) dans les catalogues de ses oeuvres.


medium_Praxitele_Hermes_portant_Dionysos_enfant.jpgL'artiste était plus habile à la taille du marbre qu'à la fonte du bronze. Praxitèle avait en quelque sorte une «marque de fabrique» : la physionomie un peu figée, le modelé gracieux, la pose alanguie soulignée par la courbe en S, à la fois des jeunes hommes accoudés et des jeunes femmes déhanchées. medium_Praxitele_Torse_de_l_Aphrodite_de_Cnide.2.jpg

 

La maîtresse (ou une des maîtresses) de Praxitèle, une courtisane nommée Phryné, fut peut-être son modèle, notamment pour l'Aphrodite de Cnide. Rien n'est sûr à ce propos. Mais cette statue fit la réputation de Praxitèle, qui fut le premier à représenter la nudité d'une déesse, sujet jusqu'alors tabou dans la grande statuaire. Artémis et Athéna n'avaient-elles pas puni, en effet, Actéon et Tirésias (respectivement), pour avoir surpris leur nudité ?

 

medium_J.L._Gerome_Phryne_devant_l_aeropage_Hambourg_Kunsthalle.jpg
J.L. Gérôme,  Phryné devant l'Aéropage, Hambourg, Kunsthall

Hervé Duchêne (Professeur à l'Université de Bourgogne et auteur de l'article «Le jour où Praxitèle osa le nu» dans le numéro 319 de L'Histoire dont s'inspire cette note) propose de trouver chez Platon (contemporain et compatriote de Praxitèle) les éléments de compréhension de «l'esprit de cette production artisanale. Dans la pierre comme dans le texte du Banquet se trouve affirmée la puissance de l'Eros, qui conduit, par la Beauté, au-delà des apparences sensibles, à la contemplation du Bien et de la Vérité.»

Les deux premières illustrations sont, respectivement : Hermès portant Dionysos enfant (Découvert en 1877 à Olympie) et le torse de l'Aphrodite de Cnide (réplique d'un original de Praxitèle).

Commentaires

Merci, Schtroumfette, pour votre dédicace. Quant au jeune homme accoudé, c'est bien simple, on dirait moi (ouais, enfin, bon...).

(sur le site des lecteurs, ici, une intervention de Renaud Camus reproduisant le message qu'il a reçu de Juan Asensio. Lisez-le... et n'y répondez pas (Impulsive comme je vous sais...) !)

Écrit par : Didier Goux | vendredi, 06 avril 2007

Bon, pas moyen de faire le lien ! Vous allez chez moi et vous cliquez sur "sur le forum", ce sera aussi simple...

Écrit par : Didier Goux | vendredi, 06 avril 2007

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