Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

dimanche, 22 avril 2007

32 - Aux urnes, citoyens !

Je vais voter. Et après je regarderai la télévision (une fois n'est pas coutume) pour tout ingurgiter des tonnes d'informations, de chiffres, et tout et tout. Et après je pense que je laisserai un commentaire sur le site de Monsieur Cingal pour me moquer de lui, de Monsieur Chieuvrou, et du score de Dominique Voynet (même si c'est mââââââl parce que c'est la seule à avoir un vrai programme écologique, ce avec quoi je suis parfaitement d'accord).

Commentaires

Chère Schtroumpfette, je me demandais quand vous alliez voter, puisque vous étiez à Paris (mais mon commentaire sur votre présédente message s'est évanoui dans la blogomachin).

J'ai essayé (comme toujours depuis presque 40 ans) de regarder la soirée électorale à la télé : j'ai cru que j'allais m'étrangler de fureur (voir mon blog) et suis venu me réfugier ici.

Et, franchement, ce ne serait pas très gentil de vous moquer de ces deux vieux tromblons, vu le score de leur championne : la jeunesse se doit d'être indulgente...

Écrit par : Didier Goux | dimanche, 22 avril 2007

Oui mais quand même, il y a de quoi... Quant à moi, je suis très déçue, et mon bulletin pour le second tour est prêt.

Écrit par : Chloé | dimanche, 22 avril 2007

Dites donc, Schtroumpfette, faudrait voir à se remettre au boulot, là ! Si vous vous taisez en pleine campagne électorale, vous parlerez quand ?

Écrit par : Didier Goux | mardi, 24 avril 2007

> Chloé

J'ignore quel a été, au final, le choix de M. Cingal mais M. Chieuvrou, en tout cas, a eu la satisfaction de voir sa candidate, avec 1,6 % des suffrages exprimés, pulvériser le score minable (1 %, ha ! ha ! , tout juste digne d'un chasseur à poil ras) que lui promettaient les sondages au début du mois, soit une progression de 60 % par rapport à cette estimation largement sous-évaluée.

Bon, comme vous voyez, on se raccroche à ce qu'on peut mais c'est quand même mieux que de... Comment ça, les derniers sondages, à deux jours du scrutin, créditaient généralement Dominique Voynet d'un résultat aux alentours de 1,5 %, ce qui fait une progression dix fois moindre que ce que je prétends ? Non mais, jeune insolente, vous n'allez pas me casser ma baraque, non plus ?

Cela dit, vous pouvez bien rire, vous dont je sens comme un pincement pour lou Bearnés (ah, cette touchante fraîcheur des jeunes barbacentristes !) mais j'ai fait nettement mieux que ce 1,6 %, savez-vous ? S'il m'est permis d'évoquer mon cas personnel, sachez en effet que, lors des élections européennes de 1994, j'avais voté pour la liste régionaliste et fédéraliste « Régions et peuples solidaires »*, qui avait obtenu, au niveau national, un magnifique 0,39 % des suffrages exprimés, et, encore plus fort, que, aux européennes de 2004, j'avais accordé mon suffrage à l'une des listes qu'avait présentées le mouvement « Europe Démocratie Espéranto » (Eŭropo Demokratio Esperanto), en l'occurrence celle de la circonscription Massif Central-Centre, dans laquelle je votais à la suite du découpage de circonstance, en sept grandes zones, que nous avait concocté le ministre de l'Intérieur de l'époque (vous savez bien, un fameux homonyme de notre probable futur président bien-aimé – smac ! smac ! smac ! Je baise tes babouches, ô mon calife – , qui fut cinq ans durant au cœur de ce système avec lequel ledit futur probable président prône de son côté la rupture). Mais bon, je cause, je cause, et je ne vous ai même pas indiqué le plus drôle, à savoir que cette liste E.D.E. massifocentralocentrienne avait totalisé sur son seul nom 0,15 % des suffrages exprimés. Pas mal, hein ? J'ajoute, pour que la plaisanterie soit complète, que je fus le seul électeur de mon bureau de vote à choisir cette liste, ce qui me permit de constater, le lendemain, à la lecture des résultats dans la NR, que, à l'intersection des noms de ladite liste et dudit bureau de vote, apparaissait, dans le tableau des chiffres du quartier Velpeau, MA voix, fière et unique, sous la forme de ce chiffre beau entre tous : 1.

Alors, qui dit mieux ? Ah ça oui, on fait moins sa maligne, maintenant.

* Qu'on ne me ressorte pas les accusations de Didier Dæninckx contre deux des membres de cette liste, je n'ai eu connaissance que bien plus tard de cette histoire.

> Didier Goux

Qu'est-ce que vous faites là, vous, à courir le guilledou avec des petites jeunes, loin de vos pénates, de votre irremplaçable épouse (que je salue bien bas) et de vos deux gros toutous (que vous me permettrez, tout gentils qu'ils sont, à vos dires, de ne pas caresser, ne souhaitant guère que leurs crocs fassent connaissance avec certaine partie charnue de mon être).

Oui, qu'est-ce que vous faites là, à jouer de la mandoline en réclamant le retour de la demoiselle, alors que vous devriez vous entraîner en prévision de notre futur duel, dont je rappelle à la foule des lecteurs de ce blogue qu'il fut décidé à la suite de l'insulte que vous osâtes proférer à l'encontre de la gent féline. À propos, il faudrait voir à nous y mettre, à ce combat, car nos arguments respectifs vont progressivement s'émousser, sinon, et tout ça va rapidement tourner en eau de boudin...

Comment ça, c'est moi qui me suis défilé dimanche dernier ? Le ring est prêt, dites-vous, sur votre blogue, et n'attend plus que moi ? Ah bon, vous êtes sûr ? Ah, zut ! (sachez, Monsieur Goux, qu'il m'en coûte d'avoir à employer ce « zut » parfaitement grotesque mais je crois savoir que la Schroumpfette ne goûte guère les gros mots), je suis confus... Je dois en fait vous faire l'aveu que je viens seulement de dessaouler après la grosse bringue à laquelle je me suis livré deux jours durant pour fêter la fulgurante percée de la candidate des Verts.

Mais bon, trêve de bavardage, on m'attend chez vous. J'y cours donc.

Écrit par : Chieuvrou | mardi, 24 avril 2007

Cher Chieuvrou, on n'attend plus que vous, les glaçons sont dans le congélo, tout ça.

(Mais si vous venez chez moi, vous constaterez que j'ai fait hier un très court message passablement anti-chien. Dans ces conditions, à qui se fier, je vous le demande ?)

Écrit par : Didier Goux | mercredi, 25 avril 2007

Cher Didier Goux (car plus de Gougoux ou de Didi qui tienne, sinon on va croire que notre futur combat – qui, si je comprends bien le sens d'un récent commentaire de votre part sur Touraine Sereine, se double également d'un affrontement sarkozien-pas-convaincu contre ségoliste-pas-persuadé – est du chiqué),

Quand je dis que vous me cassez ma baraque, je devrais ajouter que vous y allez à la pelleteuse-excavatrice ! Qu'est-ce que c'est encore en effet que cette poussée de caninophobie ? Pas touche, malheureux, c'est mon domaine réservé !

Bon, je file, sinon le cerbère de mon bureau bien-aimé va encore me montrer les crocs en poussant son pitoyable grognement.

À ce soir, peut-être, sur votre blogue (si toutefois une affaire urgente ne m'appelle pas ailleurs).

Bon, j'espère en tout cas qu'on n'a pas abusé de l'hospitalité de celui de la demoiselle.

Écrit par : Chieuvrou | mercredi, 25 avril 2007

La demoiselle est ravie d'accueillir tout ce petit monde, qui met dix fois plus d'ambiance qu'elle puisqu'elle a disparu, on dirait. Je m'excuse en effet de cette absence prolongée, mais des affaires familiales m'ont écartée de mon devoir tout ce temps passé. Et ça risque de ne pas trop s'arranger, comme prévu déjà, en raison des examens. Je m'occupe cependant ce soir ou demain d'une micro-note (de toute façon je n'ai rien à raconter) (ah si ! ce que je pense du livre de Jourde généreusement prêté par le sieur Goux dont j'abuse de l'hospitalité puisque je ne le lui ai pas encore rendu, mais cela ne saurait tarder, promis).

No comment sur Madame Voynet, en revanche, je suis heureuse d'apprendre que monsieur Chieuvrou vote dans un quartier Velpeau (comme c'est amusant, moi aussi !) (en fait mon bureau de vote porte exactement le nom de "La Fuye 214" [c'est celui des handicapés]).

Bonne après-midi à tous les deux, je vous dis à très vite.

Écrit par : Chloé | mercredi, 25 avril 2007

Ah, le bureau 214 ! Progressivement repoussé, au fil des ans, au fond du long couloir aux murs jaune pâle, voire légèrement jaunâtres, du rez-de-chaussée de cette belle école Velpeau, il est quasiment l'équivalent à mes yeux du paradis de la marelle des petites filles, tant il est vrai qu'il faut, pour y accéder, s'armer de patience et ne pas ménager ses efforts.

Comme pour signifier que le droit de vote fut jadis une conquête obtenue de haute lutte, on ne peut en effet y pénétrer qu'après avoir piétiné derrière les petits vieux du quartier qui se font la causette, slalomé au milieu des familles qui ne se déplacent jamais autrement qu'en groupe compact, avec pause toutes les quinze secondes (j'ai compté), et renseigné les inévitables électeurs perdus qui, le nez en l'air, les yeux fixés sur les pannonceaux et les lèvres articulant lentement dans le vide d'improbables mots, ne semblent plus se rappeler ce qui distingue les uns des autres les nombres 211, 212, 213, 214 et 215.

En résumé, les grands esprits se rencontrent puisque je vote moi aussi, depuis maintenant dix ans, dans le bureau 214, qui, si je ne me trompe, était présidé, dimanche dernier, par Mme Domenget, conseillère municipale, et dont vous m'apprenez qu'il s'agit également du bureau des personnes handicapées.

Cela dit, il n'y a que quarante et un bureaux de vote actuellement à Tours, aussi aurait-on du mal à qualifier cette coïncidence de véritablement époustouflante.

Écrit par : Chieuvrou | jeudi, 26 avril 2007

"Cela dit, il n'y a que quarante et un bureaux de vote actuellement à Tours, aussi aurait-on du mal à qualifier cette coïncidence de véritablement époustouflante."

Ah si, quand même ! combien ai-je de lecteurs tourangeaux, je vous le demande ? Comptons ensemble, si vous le voulez bien : Vous, Monsieur Cingal, Tinou. Ah si : et ma soeur (qui n'a que 15 ans donc ne vote pas). Moi je trouve ça plutôt amusant de tomber sur quelqu'un qui vote non seulement dans mon quartier, mais aussi dans "MON" bureau de vote et pour une coïncidence, c'en est une belle !

Écrit par : Chloé | jeudi, 26 avril 2007

Bon, si vous le dites... Cela étant, je vous trouve bien modeste quand vous affirmez n'avoir que trois lecteurs tourangeaux en âge de voter (mais sans doute sous-entendez-vous « ...à s'être aventurés à poster au moins un commentaire sur mon blog »).

Sinon, au petit jeu des coïncidences, on pourrait sans peine en trouver d'autres puisque j'ai également, en des temps il est vrai bien plus éloignés que vous, fait une fac d'histoire après avoir un peu trop longtemps à mon goût fréquenté la fac de droit de Tours (dans sa version Alcool Et Saucisson, si vous voyez ce que je veux dire). J'ajoute que je préfère moi aussi très nettement les chats aux chiens (c'est rien de le dire, et il faut d'ailleurs que je me colle à répondre au sieur Goux à ce sujet) et suis, comme vous, fasciné par le petit cochon qui sert d'enseigne à la boucherie de la rue de la Fuye, juste en face de la place Velpeau, lorsqu'il s'allume, tel un lampion, les soirs d'hiver...

Ah bon, je confonds, vous n'avez jamais été émue quant à vous par ce sympathique goret, que vous trouvez pour tout dire passablement kitsch ?

Ah, dans ce cas, Mademoiselle Chloé, je n'ai rien à faire ici.

Écrit par : Chieuvrou | jeudi, 26 avril 2007

Euh... Mais quel cochon ? Il y a un cochonet en enseigne à la boucherie Foucher (euh pardon ! : Tréfoux) ? Si c'est le cas, jamais remarqué... Si c'en est une autre, alors moi je ne connais que celle plus haut citée (et je m'en excuse, bien entendu, moi je suis prête à être émue par à peu près tout et n'importe quoi, du moment de conserver mes rares lecteurs !)

;-)

Écrit par : Chloé | jeudi, 26 avril 2007

C'est bien celle-là. Levez les yeux au niveau du premier étage, la prochaine fois que vous serez sur la place Velpeau, et vous verrez notre ami le cochon jovial vous sourire de façon on ne peut plus bienveillante. Mais, comme je l'ai écrit tout à l'heure, il n'est jamais aussi beau que lorsqu'il brille de mille feux, autrement dit quand le soir tombe prématurément à la saison froide et que le boucher-charcutier a recours à la fée électricité pour faire de la brave bête le phare de la place susnommée, voire de la rue de la Fuye dans son entier, depuis le boulevard Heurteloup jusqu'à la rue Édouard-Vaillant.

En fait, ce cochon me rappelle imperceptiblement un jouet que j'ai dû avoir dans ma prime enfance et que je ne parviens pas à fixer dans ma mémoire. C'est, autrement dit, mon Rosebud, et je ne manquerai pas d'y consacrer une note si jamais je me décide à mon tour à créer mon blogue.

Mais je m'aperçois que l'on dérive quelque peu et que les élections semblent bien loin tout à coup...

Écrit par : Chieuvrou | vendredi, 27 avril 2007

Les commentaires sont fermés.