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dimanche, 24 juin 2007

85 - Start spreading the news...

Il fallait bien que je vous raconte et que je vous montre un peu... Mais il me fallait aussi un peu de temps !

Je suis donc arrivée le vendredi 8 au soir, vers 18-19h, un peu en retard, à cause d'un avion chinois qui bloquait notre piste d'atterrissage... Avant ils n'avaient pas le droit de sortir de chez eux, et maintenant qu'ils peuvent, ils enquiquinent le monde, forcément... Mon amie Hélène. ne pouvait venir me chercher, car elle travaillait, et nous nous sommes retrouvées directement chez elle (et chez ses deux colocataires, Tina et Hugo). A peine arrivée, on me proposait déjà de sortir, ce que j'acceptais avec joie, comme vous pouvez vous en douter, car j'avais quelque chose à fêter (et eux aussi). En effet, c'est toute seule comme une andouille que j'avais bu mon champagne à l'apéritif dans l'avion, puisque j'avais appris seulement quelques minutes auparavant que j'avais obtenu ma licence d'Histoire ; je partais tranquille. Flavia, une autre Française exilée pour cinq mois de stages comme mon amie et ses colocataires, nous rejoint à l'appartement, et nous allâmes prendre un coktail (après avoir bien montré patte blanche notre ID histoire de vérifier que nous n'étions pas des délinquants juvéniles). Je pus ainsi fêter ma Licence, et eux leur année de magistère réussie.

Le lendemain et même tout le week-end fut consacré au shopping : promenade dans Manhattan, et premières CB à faire pleurer mon banquier. Le dimanche (10) nous avons pu assister à la Puerto Rican Day Parade, qui bloquait la Fifth Avenue sur plus de la longueur de Central Park. C'était assez impressionnant de voir défiler une des communautés les plus pauvres de la ville, et encore plus de voir tous ceux qui étaient massés sur les côtés de l'avenue derrière les barrières, tous habillés de rouge et de bleu (pas un ne faisait exception). C'est-à-dire qu'on avait l'impression qu'à eux seuls ils auraient pu habiter la ville entière (et finalement il en est ainsi de toutes les communautés, je pense...). Le moins qu'on puisse dire, c'est que le service d'ordre était très bien organisé. Il valait mieux ne pas vouloir traverser l'avenue, mais si on le voulait, on le pouvait (en une petite demie-heure...). La parade était très éclectique, les chars de genres très différents (des grands chars sponsorisés par les émissions de télévision portoricaine sur lesquels on pouvait voir des animateurs-vedettes aux simples piétons, en passant par les voitures où l'on voyait saluer de souriantes miss portoricaines, sans oublier les chars des grands firmes, comme Coca-Cola, ou autres boissons du même genre, qui avaient chacun leur "Sean Paul" et leur miss...). Ils élisent vraiment des miss pour tout et n'importe quoi...

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Le lundi (11), je lai passé à me promener, dans Central Park, principalement, puisque je devais traverser le parc pour aller du Mount Sinaï Hospital (où travaillent mes amis) à l'American Museum of Natural History (vous savez, le musée où ont été reconstitués des squelettes entiers de dinausores, celui que l'on voit dans tous les films !). Je comptais visiter ce musée rapidement, principalement parce qu'on y voit le squelette de Lucy, et que l'ensemble ne me fascinerait pas plus que ça, eh bien j'ai été agréablement surprise : ce musée et très bien fichu, on y voit des choses très intéressantes, et même si je n'y ai passé qu'une demie-journée, j'ai pu voir une bonne partie des pièces à ne pas manquer (celle avec la baleine, celles des dinausores, mais aussi celles sur les animaux de chaque continent dans leur habitat très joliment reconstitué, ou encore celles des civilisations - ils ont un certain nombre de pièces très interressantes qui valent le détour- et [rien à voir avec les précédentes] celle de la biodiversité, qui m'a le plus marquée par la reconstitution en plein milieu d'un pan de forêt équatoriale africaine, avec un banc juste en face fait de façon à pouvoir se reposer presque allongé en fixant la "forêt" : les arbres et plantes, mais aussi de petits animaux ça et là...). En retraversant le parc, je suis passée accidentellement par le mémorial en l'honneur de John Lennon qui est situé juste à l'une des entrées. Des tas de gens en train de se lamenter autour s'autocongratulaient pour la décoration, certes très réussie dans son genre.

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Le mardi (12) fut consacré au Metropolitan Museum of Art. Impossible de raconter l'émotion qui m'a envahie de salle en salle, c'est tout simplement fantastique (mais c'est toujours la même émotion que celle ressentie dans d'autres musées, comme le British Museum l'été dernier, par exemple). Je me suis même permis le luxe d'une petite sieste sur les bancs en marbre devant le temple de Dendur, reconstitué dans une des salles du musée.

 

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Le temple de Dendur

Le mercredi (13) je n'ai absolument rien fait. Je suis restée à l'appartement (mais il faisait trop moche, de toute façon) et j'ai glandé.

Le jeudi (14) je me suis promenée dans Soho, et j'ai pu m'adonner avec plaisir à un de mes passe-temps favoris de touriste : la photographie de façades. J'adore ça, et je ne m'en lasse jamais. Et le plaisir a été d'autant plus grand que je suis repassée par des rues que j'avais déjà photographiées il y a trois ans, et dont il ne me reste que quelques photos papier depuis la perte de mon disque dur externe cet hiver...

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Le vendredi (15) je suis descendue dans le Lower Manhattan pour prendre le Staten Island Ferry (qui est gratuit) et j'ai déjeuné à Georgetown (sur l'île d'en face, donc) et piqué une petite sieste sur un banc devant un immense monument dont je n'ai appris qu'à la fin qu'il était le mémorial des morts de Staten Island lors des attentats du 11 septembre 2001 (je dis 2001, mais je me doute que vous saviez déjà de quel 11 septembre je parlais ; il est amusant de voir à quel point certaines dates sont marquantes et selon l'époque, c'est l'année seulement ou le jour qui sont retenus : Quinze-cent-quinze-Ma-ri-gnan, 11-septembre-terroristes-ouin). Le soir mes amis m'ont rejoint au Met, où j'ai visité d'autres galeries (mais aussi certaines que j'avais déjà vues trois fois, c'est assez atroce la façon dont on se perd dans ce musée, tenez, rien que le mardi, j'avais passé une bonne demie-heure à essayer de m'enfuir de la section consacrée à l'art contemporain qui, comme par hasard, s'étend au même coin sur les deux étages du musée ET à une mezzanine entre les deux. Imaginez-moi, blonde Schtroumpfignette, paumée dans les statues géantes et atrocement effrayantes, me demandant pourquoi je n'arrivais pas à revenir à la section égyptienne, et puis d'ailleurs, comment étais-je arrivée là ? Et comment on en sortait, et pourquoi, POURQUOI y avait-il TROIS étages ici alors que partout ailleurs il n'y en avait que deux ???).

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Le samedi (16), veille de mon départ, nous étions invitées, Hélène, Tina et moi, chez une collègue du lab' (comprendre laboratoire, en français) de la première de cette liste, nommée Shafak (la collègue, pas la liste), turque de nationalité et mariée à un Italien prénommé Rafaello rencontré en Allemagne. Grâce à eux et à leur appartement j'ai pu retrouver un immeuble que j'aime beaucoup et dont j'avais pris des photos il y a trois ans (idem que pour le reste, il ne m'en restait qu'une version papier) et que j'ai été ravie de pouvoir prhotographier de leur balcon. Shafak nous a offert le thé, et nous sommes ensuite partis tous les cinq dans Chinatown ("baptême de Chinatown" en ce qui me concerne). C'est très particulier comme ambiance, on peut marchander et trouver de tout, les rues sont surbondées et on y trouve les meilleures brochettes de poulet du monde. Un rapide passage devant Little Italy, et nous somme rentrées à l'appartement, pour nous préparer avant d'aller à une soirée organisée par un collègue du lab' de Tina, cette fois, Lorenzo (je vous laisse deviner la nationalité). "Summer Party Beach" dans son appartement dans l'immeuble des salariés/étudiants du Mount Sinaï, et donc juste en face des deux immeubles de l'hôpital et du centre de recherches, appartement qu'il devait d'ailleurs partager avec un français, car ses instruments de musique y étaient entreposés, et nous avons eu droit, en fin de soirée, à un mini-concert de Pierre Jacques (guitare) et deux de ses amis (français aussi) bassiste et batteur. Hélène, Tina et moi faisions les groupies, trop heureuses de connaître toutes les paroles de Cendrillon, Ca, c'est vraiment toi et New York avec toi (de Téléphone bien entendu). Tout le monde nous a beaucoup admirées et nous aussi d'ailleurs. En sortant de la soirée, nous nous sommes payé le luxe de passer au lab' d'Hélène, au treizième étage de la tour de recherche, juste pour voir la vue, puis de prendre le souterrain de la tour de recherche à l'hôpital, pour aller au lab' de Tina, au vingt-troisième étage ; mais Tina avait oublié ses clefs.

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Le lendemain (dimanche 17) nous avons eu un peu de mal à nous lever (heureusement j'avais préparé ma valise la veille avant de partir à la soirée), mais je n'ai eu aucun mal à attraper mon avion. De retour en France, un peu nostalgique, j'ai eu un peu de mal à me replonger dans la vie active (et encore plus quand j'ai vu l'état de mon compte en banque...).

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12:30 Publié dans Voyages | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : NYC

Commentaires

Ben, dites ! Vous vous êtes pas fichue de nous, là : y avait à lire !

Cela dit, et parce qu'il faut bien que je fasse un peu mon grognon, je trouve que ça manquait un peu d'anecdote, tout ça, de "pris sur le vif". Vous devriez en faire un deuxième : maintenant qu'on a la carcasse, il nous faudrait la chair.

Et, comme dit mon boucher : "La chair est triste, hélas, je la vends à la livre"...

Écrit par : Didier Goux | dimanche, 24 juin 2007

Oui je sais, moi aussi je trouve ça très fade, mais à vrai dire je n'avais pas beaucoup de temps, et le récit était long à faire, et si je ne l'avais pas fait à la va-vite, je ne l'aurais pas fait. Donc j'ai préféré faire ça et pouvoir ensuite rajouter des anecdotes avec quelques photos le cas échéant, plutôt que de tout passer sous silence par fénéantise.

Écrit par : Chloé | lundi, 25 juin 2007

FAInéantise !

Bon, les raisons que vous avancez sont exactement celles que j'avais données à l'Irremplaçable, après lecture de votre message : on sent bien que vous n'y avez pas pris de plaisir. Vous ne l'avez pas écrit : vous vous en êtes débarrassée.

Du coup, il se venge...

Écrit par : Didier Goux | lundi, 25 juin 2007

Ah oui, oups... Et dire que j'avais moi-même relevé une fois une faute dans le même mot de votre part...

Pour le reste, je n'aurais pas mieux dit. C'est tout à fait ça.

Écrit par : Chloé | lundi, 25 juin 2007

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