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jeudi, 19 juillet 2007

104 - Ma B.A.

Hier, en arrivant chez la kiné, une dame "d'un certain âge" (non je rigole, elle devait être dans la petite cinquantaine) essayait de remettre ses bijoux, un collier en particulier, dont elle n'arrivait pas à ouvrir le fermoir. C'est tout naturellement que "Vous voulez que je vous aide ?" m'a échappé. La dame (qui me tournait le dos) jette alors un coup d'oeil par dessus son épaule en répondant "Non merci, ça va aller." et remet la tête dans le bon sens. Pour aussitôt se retourner pour de vrai et ajouter : "Mais c'est très gentil de votre part, ça, merci beaucoup." Moi, estomaquée, je bégaie un peu (ça voulait dire que non c'était pas gentil c'était normal, enfin quand on a été bien élevé ça devrait l'être, bref...) et la remplaçante de ma kiné m'entraîne dans la salle du fond. En arrivant au fond du couloir, j'entends la dame s'extasier à moitié de ma gentillesse, comme quoi on n'aurait pas pensé, que ça n'arrive plus ces choses-là ou je ne sais quoi (ben oui, ce n'est pas parce que je suis blonde et que je m'habille en rose que je suis pas bien élevée, polie, et sympa dans la foulée). Je ne savais plus où me mettre (c'est que je suis très timide, en fait) (alors la kiné a choisi pour moi : la salle du fond, on se déshabille et hop hop hop le massage... Aaaahhh, le massaaaaage...).

Demain, pour rester dans le domaine de la kinésithérapie (eh oui, je sais l'écrire) c'est "son collègue" qui va s'occuper de moi. Mais qu'il s'occupe, qu'il s'occupe !! (c'est un cabinet où il y a habituellement deux hommes et une femme. C'est de la femme que je suis patiente, bien entendu, et il faut noter que tous les trois sont canons. Mais je n'ai pas osé demander de quel "collègue" elle parlait : le canon-bonne-trentaine-mais-canon ou le canon-hyper-jeune-en-plus-du-genre-carrément-whaou-! ?). J'ai fait part de mes doutes à ma chère et tendre mère quant au manque de déontologie qu'il peut exister dans le fait de se faire masser (on est en sous-vêtements, quand même !! et même si je porte des culottes de grand-mère pour aller chez la(e) kiné, c'est le rachis lombaire, qu'on me soigne...) (pas la peine de me demander ce que veulent dire les points de suspension de la parenthèse précédente, si vous ne comprenez pas, je n'expliquerai pas) par un jeune mec hyper canon qui déchire sa race. (Et la meilleure c'est que lundi soir la remplaçante ne peut pas me prendre, alors elle me refourgue une fois de plus sans aucune mauvaise conscience, visiblement, au "collègue".) Ma mère, donc, a acquiescé (y'a une faute, là ?) (et y est même allée de sa petite anecdote), et n'a rien ajouté (à part l'anecdote). J'y vois donc son assentiment, et c'est totalement dénuée de scrupules (mais avec une culotte de grand-mère quand même, pour la forme [et puis vous imaginez si il allait raconter que j'ai des sous-vêtements géniaux à ma kiné habituelle alors qu'elle n'a que droit aux culottes de coton extra-larges ? - j'ai parfois l'impression d'être ma grand-mère]) que j'irai donc demain soir à 18h30 et lundi à la même heure me faire tripatouiller par un des deux kinés les plus canons de notre splendide ville de Tours.

(Il faudrait quand même que j'essaie de vous parler du supplément de l'Histoire que j'ai acheté il y a deux semaines - et que je n'ai d'ailleurs toujours pas fini -, ça volerait un peu plus haut.) (Mais bon, c'est les vacances, etc.)

Commentaires

De nos jours, c'est très mal vu, très sexiste, très vilain, de peloter le cul des filles qu'on croise dans la rue. Du coup, ces malheureuses créatures sont contraintes de payer pour se faire masser le rachis lombaire : quel râchis !

(Et c'est pour que M. Chieuvrou vous alpague plus facilement que vous lui signalez gentiment être vêtue de rose ?)

Écrit par : Didier Goux | jeudi, 19 juillet 2007

Ben non, ça, c'était hier, aujourd'hui je ne suis pas en rose, gros bêta...

Écrit par : Chloé | jeudi, 19 juillet 2007

Qu'est-ce que c'est encore que cette histoire ? Le cher Monsieur Goux me prendrait-il pour quelque disciple de l'inquiétant Guillaume Tourain ? Peut-être aurais-je dû dans ce cas indiquer plus explicitement dans mes précédents messages que je ne suis nullement le type du balcon au-dessus de l'ancienne « Locomotive » (je ne citerai pas une nouvelle fois le nom du barape – si vous me passez ce plaisant néologisme apocopien – pour ne pas risquer, en ces temps sarkoziens, de tomber sous le coup du délit de complicité de proxénétisme).

En clair, sans doute me faut-il préciser que mon allégation passée quant à mes interrogations vis-à-vis des blondes du quartier Velpeau âgées de dix à cinquante ans relevait très largement de la boutade, puisqu'il ne m'est effectivement arrivé qu'une fois (enfin, deux, depuis avant-hier) de me demander sérieusement si je n'avais pas affaire à vous.

Écrit par : Chieuvrou | jeudi, 19 juillet 2007

Il faut laisser "le cher Monsieur Goux" tripper bien gentiment, parce que c'est de là que naissent ses chefs-d'oeuvre (y'a une faute ?) en prose. Alors chut, et on repart sans faire de bruit...

Écrit par : Chloé | dimanche, 22 juillet 2007

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