Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

mardi, 31 juillet 2007

122 - Parce qu'il faut bien redevenir sérieux (et parce que sinon je vais perdre mes plus anciens lecteurs, aussi...)

LA SORCELLERIE À L'ÉPOQUE MODERNE

 Notes prises lors d'une conférence de Robert Muchembled à l'Université de Tours.
(deuxième semestre de l'année scolaire 2006-2007)

L'épicentre de la sorcellerie se situe dans les pays germaniques. Les tribunaux ecclésiastiques ne condamnent pas à mort (les condamnés sont livrés aux tribunaux laïques). En revanche c'est l'époque où l'on exécutait les femmes qui cachaient leur grossesse, les homosexuels... Cette période prend fin avec le XVIIIe siècle. Elle a laissé des traces dans l'imaginaire, y compris dans les BD, ou encore dans la série « Buffy contre les Vampires ».

I -LE CAS FRANÇAIS.

C'est en Allemagne surtout (Saint Empire Romain Germanique) que l'on brûle les sorcières. On en brûle moins en France. Les condamnations (entre 1580 et 1640) se font dans le cadre du Parlement, à raison de la moitié dans le nord de la France (10.000.000 de justiciables) sauf en Normandie et en Bretagne. C'est la plus grande cour d'Appel en France. En Lorraine il y aurait eu plus de 2.400 sorcières (terre germanique et ultra-catholique). 1540-1571 : deux bûchers.

Concentration des condamnations à mort sous le règne d'Henri IV et le début de celui de Louis XIII, puis retour au calme. Ces procès sont des appels.

Les Ardennes sont une terre de sorciers. L'ouest de la France (parlements de Paris et de Rouen) est plus enclin aux condamnations (et le Parlement de Rouen est plus agressif que celui de Paris : malgré une population plus faible il compte autant de condamnations à mort, ainsi que des exorcismes collectifs et des couvents endiablés).

Loudun, 1634 : des filles nonnes ont dénoncé un curé sorcier. Il fut brûlé pour avoir fait rentrer le diable dans le couvent et le corps des nonnes.

Il y a trois Frances :

  • Centre : Parlement de Paris, modéré : on poursuit car la théorie existe, mais il y règne un semi-scepticisme. On croit au diable, mais moins aux sorcières. On constate une tendance à freiner les persécutions dès la base.

  • Périphéries étrangères : Flandres, Artois (espagnol : pas de sorcières en Espagne, mais les Espagnols les chassent dans leurs territoires extérieurs (l'Alsace, la Lorraine, la Franche-Comté, le sud du Pays Basque). En Espagne les poursuites sont arrêtées tôt mais au Pays Basque on trouve des « chasseurs de sorcières ». On trouve également des traités pour éliminer la « secte diabolique ».

  • Pas de sorcières en Bretagne.

Les pays catholiques du Sud ne chassent pas beaucoup les sorcières (Espagne, Italie). On les livre à l'Inquisition qui n'est pas très dure avec elles. L'Inquisition s'intéresse plus aux Mahométans, aux Juifs et aux relaps. Les sorcières sont considérées comme des femmes supersticieuses et folles, des médecins de campagne, et on leur donne donc de petites peines, mais on ne les brûle pas.

Le Sud ne brûle pas, le Nord oui.

Ce n'est pas particulièrement un phénomène catholique car les protestants rivalisent de zèle avec les catholiques pour brûler les sorcières (cf. Suisse – Calvin-,
Écosse, pays germaniques...).

1580 : Jean Bodin (La République) publie La démonomanie des Sorciers où il explique qu'il faut brûler toutes les sorcières et tous ceux qui n'y croient pas. Cet ouvrage est immédiatement traduit dans de nombreuses langues et devient LE manuel de la chasse aux sorcières dans l'Empire germanique, notamment.

II – DÉFINITION DE LA NOTION DE SORCIÈRE : LE STÉRÉOTYPE FÉMININ.

Jean Bodin définit la doctrine démonologique qui se positionne autour d'un stéréoptype féminin.

La criminalité n'est pas vraiment une affaire de femmes : 20% seulement des criminels sont des femmes, à l'époque et de nos jours, tous crimes confondus. Cela ne veut pas dire que les femmes soient plus douces que les hommes, mais que leur rôle les écarte théoriquement de la notion de crime : elles ne portent pas d'armes (à une époque où tous les hommes en portaient) et ne représentent que 20 à 30% des voleurs.

Il y a deux crimes spécifiquement féminins : l'infanticide (en lien avec la sorcellerie) et la sorcellerie. L'infanticide (nommé à partir de 1557 « recel de grossesse ») est le fait de ne pas déclarer sa grossesse aux autorités : si l'enfant meurt, même par accident, la femme est pendue. Le Parlement de Paris, entre 1575 et 1604, va ainsi condamner 300 femmes à la pendaison pour recel de grossesse, contre 40 « seulement » au bûcher pour sorcellerie (alors qu'il y avait autant d'accusées dans chaque catégorie).

Le recel de grossesse est en majorité un crime de jeunes : des femmes non mariées de moins de trente ans le plus souvent, des paysannes, des servantes, fragiles, engrossées par leur maître... Alors que les femmes accusées de sorcellerie sont plus âgées.

Un édit de Philippe deux destiné aux Pays-Bas institue l'extermination des vieilles sorcières, les définissant comme des femmes qui ne sont plus à l'âge des relations sexuelles, sorties de la capacité d'avoir des enfants, veuves ou isolées et qui se mêlent de médecine. (On voit bien la perversion dénoncée : vouloir continuer à avoir des relations sexuelles alors que ces dernières doivent théoriquement servir uniquement à procréer, et ce dans le cadre du mariage.)

Le Marteau des Sorcières, Maleum Maleficarum.

Une commission pontificale a été envoyée en Rhénanie vers les bouches du Rhin, où visiblement le diable avait réussi à instituer une secte d'hommes et surtout de femmes pour y faire apparaître l'Antéchrist, dans l'attente de la fin du monde, et ainsi anéantir le retour du Christ à la fin des Temps, etc. Les envoyés pontificaux ont trouvé un groupe de femmes refusant le baptême, conspirant secrètement pour envoyer des plaies... Le rapport pontifical révélait l'existence d'une secte cachée volant des enfants juste nés qui étaient tués pour être livrés aux démons afin de détruire l'humanité (car la secte utilisait des poudres, des onguents, des potions...). Il s'agissait d'enfants non baptisés, donc. (On ne voit pas encore émerger l'idée du Sabbat.) Cette secte était d'autant plus dangereuse qu'elle était cachée.

Au moyen-âge on accusait les juifs de tuer les enfants et de poignarder les hosties.

Dans la deuxième moitié du XVIe siècle, lorsque catholiques et réformés établissent leurs positions dogmatiques et que débutent les guerres de Religion, apparaît la théorie de la sorcellerie, qui est définie en trois temps (cf. Bodin et tous les théoriciens) :

  • Les sorcières sont des femmes (80% dans les statistiques, sauf pour le Parlement de Paris, qui est exceptionnel, la Normandie et la Finlande). Cette secte a donné son âme aux démons. Ce thème apparaît en Allemagne avec le pacte faustien, vers 1580. On énonce également l'idée selon laquelle une fois que l'on a fait un pacte avec le démon on est foutu. Miracle de Théophile : évêque vendu et repenti et sauvé ; au moyen-âge cette idée de salvation a disparu. Le seul moyen est d'exterminer la sorcière, que l'on ne peut réformer, avant qu'elle ne fasse des adeptes. Cette idée de nécessité de l'extermination va donc s'implanter petit à petit.

  • Les sorcières sont de vieilles femmes (mais leurs filles sont également des sorcières, et leurs fils des loups-garous).

  • Constitution de l'idée d'une contre-Église : les sorciers sont des adorateurs du Diable et organisent des messes démoniaques durant lesquelles les femmes s'enduiraient d'onguent, prendraient leurs balais, l'enfourcheraient et s'envoleraient (car le démon les a rendues plus légères en les touchant). (On connaît un cas où un cas de sorcières encore « étudiantes » se seraient fait prendre en tombant de leurs balais car elles manquaient d'expérience). Les sorcières s'envolent donc vers le Sabbat, dans un lieu désert et éloigné où elles arrivent en rangs serrés et disent bonjour au démon (qui est un gros bouc) en lui embrassant le derrière. Ensuite ont lieu des danses, des messes chrétiennes à l'envers. Puis à la fin de la messe noire débute le banquet satanique où l'on se mélange. Les démons incubes et succubes s'accouplent avec les humains et se livrent à toutes les perversions possibles (dont l'inceste, la sodomie, les « plans » à trois et plus...). D'après les réponses aux questions posées lors des procès, on sait que les démons ont le sexe froid et pointu (les « questions » posées lors des procès comprennaient déjà la réponse : « Est-il vrai que vous avez fait ceci, cela, et que le démon était comme ci ou comme ça ? » - ce qui en dit long sur qui étaient les vrais pervers...). Heureusement les démons sont inféconds : ils peuvent « juste » prendre le sperme d'un mort pour le mettre dans les jeunes filles. Puis tout le monde retourne se coucher. Mais en attendant le prochain Sabbat, chaque sorcier et sorcière doit accomplir sa M.A. (Mauvaise Action), comme traire une vache à distance, par exemple, sinon ils sont punis.

La nuit du 24 juin est la nuit des sorcières.

Les procès pour sorcellerie étaient de vrais procès, avec témoins, etc. On recherchait sur le corps la marque satanique (coup d'ongle permettant d'être plus léger que l'air). Test de l'eau : si la personne coule, c'est qu'elle était normale (puis qu'elle est plus lourde que l'eau) (dans ce cas-là c'est pas de chance), si elle flotte c'est qu'elle est une sorcière. Idée que le corps démoniaque n'est plus naturel, et cause du mal par le toucher ou la vue (cf. « mauvais oeil).

Les sorcières sont liées aux animaux de nuit, ou visqueux...

La sorcellerie est un crime de lèse-majesté divine, donc supérieur à l'hérésie (c'est le fait d'avoir abandonné tout ce qui est humain).

Déroulement du procès :

  • Dénonciation, puis on accepte des choses interdites dans d'autres procès judiciaires, comme la torture sur les femmes ou les vieillards, les témoignages d'enfants, etc. Très rares sont ceux qui émettent un doute. On ne trouve plus de témoignages iconographiques, parce que le cas échéant on demande aux personnes à l'origine de ces représentations où ils ont vu ça et pourquoi ils y étaient... Les avocats sont rares, bien que permis.

  • Recherche de la marque diabolique sur le corps : on déshabille la personne, puis on la rase complètement. Après avoir détourné son attention, on enfonce brutalement une longue aiguille d'argent sur ce que l'on suppose être la marque. Si il n'y a pas de saignement ou de douleur, c'est que c'est une marque de sorcellerie. La « marque » peut être n'importe quoi : un grain de beauté, un bouton, une marque de naissance...

  • On torture éventuellement l'accusé.

  • Persuasion de la culpabilité par les questions sur les événements : quand avez-vous rencontré le démon ? Est-ce qu'il était ainsi ? Avez-vous fait ceci ou cela tel jour à telle heure ? (par exemple : avez-vous regardé la vache du voisin la semaine dernière ? Si oui, et que la vache du voisin a eu le malheur de mourir entre temps...).

III – LA RÉVOLUTION MENTALE ET CULTURELLE AYANT PRÉCÉDÉ L'éPOQUE DE LA SORCELLERIE LA SORCELLERIE. 
 
1580-1640/80 (maximum) : Deux/trois générations de croyance à la sorcellerie. C'est un climat religieux nouveau, celui d'une concurrence entre les grands courants opposés (cf. Allemagne) avec des juridictions qui n'ont pas la même confession dans les mêmes circonscriptions. Cf. archevêché de Cologne: zone cahtolique fragile entourée de protestants (la Cologne a beaucoup brûlé).

Angoisse religieuse dans des zones instables :

  • Lorraine, conquise sous Louis XIII, menacée par les protestants.

  • Écosse, menacée par l'Angleterre.

  • Suisse : pays de Vaux, sous la tutelle bernoise : les Vaudois sont catholiques et les Bernois protestants.

On trouve beaucoup de sorcières brûlées dans ces régions.

En Italie et en Espagne il n'y a pas beaucoup de protestants (fort catholicisme).

1580 : Invention du mythe de Faust. Le démon devient très redoutable, constamment derrière vous, il veut votre âme et il parvient à l'avoir car il est très malin.

J.-P. Camus, évêque du Bellay, raconte l'histoire d'un lieutenant criminel de Lyon qui se promène avec deux accolytes. Arrive une femme qu'il raccompagne. Ils ont une relation sexuelle. Le lieutenant fait ensuite entrer ses deux accolytes dans la pièce et leur dit de se faire plaisir. On entend alors un coup de tonnerre et la femme leur dit : « Savez-vous à qui vous avez à faire ? » Elle avait une jambe décharnée de bouc. La maison s'écroule alors et le lieutenant meurt. Un des deux autres hommes meurt deux ou trois heures après et le troisième reste pour raconter l'histoire. Moralité : faites attention aux femmes...

Idée de la sexualité hors-mariage. Donc recel de grossesse pour les femmes jeunes car elles sont fécondes et humides (cf. médecine grecque) ; elles sont donc naturellement attirées par le démon, puisqu'elles sont lascives. On concentre également les peurs démoniaques et féminines sur les vieilles sorcières : le plus démoniaque chez la femme étant qu'elle veut continuer à avoir des relations sexuelles dans le but d'obtenir un plaisir sexuel interdit aux femmes ménopausées. Les seules relations bonnes sont celles du mariage, dans la position dite aujourd'hui « du missionnaire » et sans perdre la semence ni sans rien faire qui puisse choquer le dessein de Dieu. Un confesseur de la fin du XVIe siècle pensait donc le Déluge arrivé car les femmes chevauchaient leurs maris, ce qui avait rendu Dieu furieux.

La sorcellerie est un des très nombreux éléments de mise en place de définitions sexuelles et des classes d'âges par l'Église. Cette dernière institue ainsi le mariage hétérosexuel fécondant et monogame (idée reconnue identique par catholiques et protestants lors du Concile de Tente de 1543). La bigamie est punissable de mort (ainsi que l'adultère, ou parfois d'autres peines très sévères).

Définition du rôle normal de l'homme et de la femme : la femme complète ne peut être qu'une sainte ou une femme qui essaie de s'approcher de la sainteté (une nonne, donc), ou encore une femme mariée et sous tutelle. C'est l'homme qui permet à son épouse de faire son salut malgré elle car elle est naturellement plutôt tirée vers le démon que vers Dieu. (Le XVIe siècle en France est celui des saintes : cf. Mère Jeanne des Anges.)

Développement des formes protestantes de cette idée à travers le calvinisme genevois, le presbytérianisme écossais...

C'est le fantasme ultime de l'alliance de femmes dévoyées avec le démon car elles en sont plus proches que les hommes (cf. Ève).

Quand une sorcière est brûlée c'est pour marquer la peur que la femme fasse basculer la chrétienté du côté du Diable.

Commentaires

La preuve est faite : Loca précède le Goux... en tout cas sur ce post...

Écrit par : LinaLoca | mardi, 31 juillet 2007

A moins que je ne m'abuse (cela m'arrive, parfois), c'est votre premier commentaire chez moi (personnellement je ne crois pas en avoir jamais mis, bien que lisant régulièrement votre blog). La Bienvenue, donc, et un grand merci pour ce commentaire chaleureux qui dénote une fan-attitude certaine. En plus Didier va être vert...

En revanche, si je puis me permettre un léger doute : il me semble qu'il doit être à peu près impossible, au vu de l'heure de publication de cette note et de l'heure de publication de votre commentaire, que vous ayiez lu cette note entièrement... Me trompe-je (dans le cas où je ne me tromperais pas, je tiens à dire que je ne vous en veux pas, bien entendu !! Préfère encore avoir des lecteurs partiels qui laissent des commentaires (n'est-ce pas Daf) que rien du tout !!

Écrit par : Chloé | mardi, 31 juillet 2007

AH-AH-AH !! Effectivement, moi je lis que les commentaires, mais aussi parfois les notes (quand elles sont interessantes, c'est-à-dire pas très fute-futes (ça s'écrit comme ça ?)

Et je voulais te dire quelque chose cloclo : tu as raison, tu viens de perdre la plus vieille de tes lectrices : moi !
Désolée mais ton blog devient trop intelligent, c'est plus du tout à ma portée !!
tchu soeurette

Écrit par : Daphné | mardi, 31 juillet 2007

Je crois t'avoir entendue m'appeler, ça sert à rien, je peux pas répondre, je suis dans le salon bleu. tchu j'ai dis !

Écrit par : Daphné | mardi, 31 juillet 2007

Note très intéressante, si je résume: la sorcière en autodafé pour sauver la morale des pieuses dames (hétérosexuelles et unies aux hommes par l'hymen "fécondant"). Le lien avec les règnes de Henri IV "vert galant" et amant insatiable (Gabrielle, Diane) vs Louis XIII, roi homosexuel (plus ou moins) : expier leur ""fautes/incartades/délires, quoi (en langage début XIXe)"" en brûlant ici ou là des vieilles femmes.
Je crois que J.P. Camus est évêque de Bellay. A ne pas confondre avec le ci-devant libertin Le Camus puis évêque de Grenoble sous Louis XIV, ami de Pierre de Bérulle.
Bonne continuation !
D.

Écrit par : Inactuel | mardi, 31 juillet 2007

Mes notes étaient si difficiles à relire que j'ai bien pu me tromper sur Bellay. Merci pour la correction, donc. Note très intéressante (merci au passage) parce que Robert Muchembled est un homme passionnant et très agréable à écouter. Louis XIII homosexuel, peut-être, mais seulement en pensée (et non pas dans les faits). Personnellement je ferais surtout un lien avec les sociétés musulmanes intégristes d'aujourd'hui qui préfèrent jeter le blâme sur la femme qu'ils désirent plutôt que d'apprendre à se retenir. C'est tellement plus facile... Etonnant comme il s'agit toujours, en effet, d'hommes qui punissent les femmes de choses que les hommes ne peuvent pas s'empêcher de faire, et qui, ce faisant, révèlent plus leurs propres fantasmes qu'autre chose...

Écrit par : Chloé | mardi, 31 juillet 2007

Oui, c'est vrai, vous avez raison. De Louis XIII, il y a tout de même eu le petit Louis XIV (et quelques Te Deum ensuite). Il l'est sans doute moins que Henri III. Enfin, bon.
Un petite erreur de frappe: "délire, quoi (en langue du XXIe siècle et pas du XIXe)".
Apprendre à se retenir ? On voit que vous n'êtes pas un homme ! :)
D.

Écrit par : Inactuel | mardi, 31 juillet 2007

Juste (parce que bon, moi, je ne suis pas très douée pour ces choses-là, il me faut du temps pour réaliser, et en plus je me plante souvent...), D. "Inactuel", c'est le Denis qui a su si bien nous causer des Evangélistes et autres protestants ?

Écrit par : Chloé | mardi, 31 juillet 2007

Euh, non...pas du tout !
D.

Écrit par : Inactuel | mardi, 31 juillet 2007

Putain ! on se croirait chez Madame de Véhesse ! Vous tenez vraiment à les perdre, vos vrais lecteurs ? Continuez comme ça ! Daphnis, je retourne chez vous immédiatement...

(Quant à Lina-la-folle, il va de soi que je lui céderai toujours le passage (au moins pour la voir de dos...).)

Écrit par : Didier Goux | mardi, 31 juillet 2007

Didier Goux j'adore vos commentaires !! Ils me font vraiment rire !! AHAH cloclo c'est bien fait pour TOI ! :p

VENEZ APPROCHEZ APPROCHEZ !!!!

Écrit par : Daphné | mardi, 31 juillet 2007

A cette recette de Barbecue party moyenâgeuse certe très instructive, je préfère quand même les pâtes aux lardons.

Écrit par : petit chaperon rouge | mardi, 31 juillet 2007

Ah ! Une de plus !! La Bienvenue au Petit Chaperon Rouge (qui, si j'ai bien compris, cette fois - désolée, Inactuel, donc ; mais qui est donc Denis ?? - a un vague et léger lien avec Aldeasalva).

Didier, vous me désespérez. Et je suis tout aussi désespérée que cette note n'ait pas fait revenir Guillaume. Lina, gare à vos fesses, donc, et où est donc Irrempe ??? Coincée chez Daf ??

(Je viens de me faire rétamer quelque chose de sévère au Risk par A. et D., alors qu'en plus au début je gagnais sa race... j'ai trop dû faire la hautaine.)

Écrit par : Chloé | mardi, 31 juillet 2007

en fait ce n'est pas chaperon rouge qui a écrit, c'est moi, qui squate son ordi! Je n'ai rien à voir avec ce Denis. Comment, il y a embrouille?

Écrit par : aldeaselva | mardi, 31 juillet 2007

Zut, une de moins, c'est dommage, elle a l'air sympa en plus, le chaperon... (et c'est Inactuel que je confonds avec Denis...)

Écrit par : Chloé | mardi, 31 juillet 2007

Bon allez j'avoue : j'avais pas vraiment lu (elle rougit mais c'est peut-être la chaleur). Mais là oui : j'attends l'interro. Demain matin 9h, je serais prête avec mon quart de feuille, mon stylo... et ma calculette scientifique. EN tout cas, je vois que de tout temps c'est toujours la faute des nanas et jamais des Goux....

Écrit par : LinaLoca | mardi, 31 juillet 2007

Chloé, ça se voit, t'as pas lu ma recette de cookies... pfff tout ça pour te venger du risk : NUL !

Écrit par : Daphné | mardi, 31 juillet 2007

Mais Didier, ne venez pas me lire. Ce n'est pas pour rien que je ne mets pas de lien à partir de mon nom quand je commente. Mes billets sont destinés à être googueulisés, c'est tout. (J'espère en tout cas que maintenant vous comprenez pourquoi il était inutile que je reste sur un forum à écrire des trucs compacts et incompréhensibles).

Pour votre bibliographie, Chloé, une étude ethnographique sur la sorcellerie en Vendée DE NOS JOURS: "Les mots, la mort, les sorts", de Jeanne Favret-Saada.

Écrit par : VS | jeudi, 02 août 2007

Voyons, VS, ce n'est de vous que je me moquais, mais de Chloé ! (Et aussi de ses lecteurs, dont moi...)

Écrit par : Didier Goux | jeudi, 02 août 2007

Valérie : Merci pour la référence, qui va néanmoins rester bien au chaud pour l'instant, parce qu'entre Harry Potter que j'ai terminé, et le dictionnaire d'anglais du XVIIe que je n'ai toujours pas acheté... Il serait bon que je me mette à des lectures que je devrais avoir terminées depuis longtemps...

Toujours pour Valérie (et un peu pour Didier) : Didier peut bien se moquer de qui il veut, dans la mesure où désormais je l'appelle par son prénom, ce qui me rend beaucoup moins respectueuse (on aura remarqué que je me moque allègrement de lui dès que je peux...). C'est donc de bonne guerre. (HAHA !!)

Écrit par : Chloé | jeudi, 02 août 2007

Pourquoi on se moque de moi alors que je n'ai rien fait...?
En tout cas j'adore ce bout de phrase-là, Chloé:

"(...) une fois que l'on a fait un pacte avec le démon on est foutu."

Je tâcherai de m'en rappeler pour ma vie future :)

Écrit par : bmalaussene | jeudi, 02 août 2007

Mais Didier, arrêtez donc de me répondre sérieusement parce que je réponds sérieusement: je réponds toujours sérieusement, c'est ma façon de planter les gens (parce que je suis très méchante, vous ne l'avez pas encore compris?)

>Cloé: laissez tomber la référence, c'est une thèse, et c'est plutôt pénible, je n'ai pas dépassé trois chapitres... Je ne sais pas pourquoi j'ai mis cette référence ici.

J'aime beaucoup "Puis tout le monde retourne se coucher."

Écrit par : Valérie | vendredi, 03 août 2007

Désolé, j'arrive un peu tard et je vais être qui plus est incroyablement sérieux (autrement dit, en traduction simultanée, forcément un peu chiant), puisque votre note de mardi dernier nous invitait à l'être (sérieux, j'entends).

Le (brillant) compte rendu que vous nous avez donné de la conférence de Robert Muchembled sur la sorcellerie à l'époque moderne m'évoque immanquablement certaines scènes de l'un des meilleurs films que j'aie jamais vus – il y a de cela une bonne quinzaine d'années, aux Studio, à Tours – et dont je garde en mémoire des images marquantes : Häxan (sorti en France sous le titre « La Sorcellerie à travers les âges »), film suédo-danois (là je sens des ricanements poindre, mais bon, je m'en... euh... je m'en balance, on va dire) tourné en 1922 par le Danois Benjamin Christensen. Ce film, qui, dit-on, fascina les surréalistes, est non seulement une grande œuvre mais constitue également un remarquable documentaire historique sur les croyances en matière de sorcellerie, ainsi qu'une tentative d'explication scientifique des prétendus cas d'envoûtement.

Cependant, plutôt que de vous infliger ma prose, je vous ai joint des extraits du film en question, qui vous en diront bien plus que je ne saurais le faire.

Voyez plutôt, pour commencer (il n'est pas interdit de couper le son, tant la musiquette boum-boumante jouée au bontempi qui a été ajoutée aux images pour faire moderne est parfois pénible, de même, du reste, pour le dernier extrait, que la voix nasillarde du commentaire en anglais, laquelle n'est pas sans évoquer celle, volontairement énervante, du génial Eric Idle, des Monty Python – ce qui n'est pas peu dire) :

http://www.youtube.com/watch?v=HL1lC1G4b_o

Ah, ah ! C'est quand même autre chose que les piranhas sous le lit, hein ? Je vous rassure, le reste est à l'avenant :

http://www.youtube.com/watch?v=OZf_AxoLDbE
http://www.youtube.com/watch?v=Strz0fKJiNI
http://www.youtube.com/watch?v=SJTYIa1X06U

Je n'ai malheureusement pas trouvé d'extrait de « Dies irae », de Dreyer (dont la toile de fond est une accusation de sorcellerie au XVIIème siècle au Danemark) mais, comme lot de consolation, je vous en ai mis un des « Diables », de Ken Russel, à propos de l'épisode des possédées de Loudun (film que, pour la petite histoire, j'ai vu pour ma part, il y a là aussi une quinzaine d'années, projeté en plein air sur un écran géant adossé à la façade septentrionale de la cathédrale, dans le cloître de la Psalette, à l'occasion de la journée des monuments historiques ; je ne sais si l'évêché avait eu son mot à dire pour autoriser une telle projection en ces lieux mais, s'il eut à le faire, je serai le premier, tout anticuretonnisme primaire mis à part, à saluer cette marque de tolérance, tant cette histoire de nonnes hystériques valait quand même son pesant d'anticléricalisme) :

http://www.youtube.com/watch?v=HRf8iA6b400

Écrit par : Chieuvrou | samedi, 04 août 2007

Malédiction ! Mes liens ne fonctionnent qu'imparfaitement (pas d'image, d'où un intérêt limité à renvoyer vers des extraits de films...) alors que ce n'est absolument pas le cas sur le brouillon que j'ai conservé.

Serait-ce dû à quelque intervention divine venue réduire à néant une soirée de dur labeur passée à rechercher des vidéos sur le ouèbe ?

Si vous pouvez arranger cela...

Écrit par : Chevrette cornue | dimanche, 05 août 2007

Les commentaires sont fermés.