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vendredi, 24 août 2007

157 - Je pars chercher mes clefs !

Mes bons amis, je m'excuse de mon silence ces derniers jours, mais les plus malins d'entre vous auront certainement vu un rapport entre le-dit silence et la création du Club des Déprimés Anonymes (au passage, vous avez tous mis des blagues en mettant votre nom alors que c'était anonyme, hin hin hin ; sauf Irrempe, qu'était pas anonyme, mais qu'a pas mis de blague non plus).

 JE HAIS LES COUPLES !! (qui me rappellent...)

Bref.

Je pars demain avec mon auguste mère à Egham, près de Londres, chercher les clefs de mon futur logis, et y passer avec elle mes premières nuits (ça va être émouvant). Nous rentrerons mardi, si tout se passe comme prévu (y'a intérêt). Pas de notes avant mercredi, donc, et je vous souhaite un excellent week-end.

P.S. : J'ai failli oublier : demain à 13h je serai enfin en vacances pour de vrai (et pour seulement trois semaines avant de m'y remettre... Vive la vie des grands...).

10:10 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (5)

jeudi, 23 août 2007

156 - J'ai été taguée !! (Trop la classe...)

J'ai été taguée par Didier. Je réponds donc au questionnaire et je le passe, comme le bon Roi Didier, à tous ceux qui liront ce message. (Me remerciez pas, ça me fait plaisir...)

1)     Quel est le dernier organe que vous tripotez avant de vous endormir ? 

Les seins (OK, c’est pas exactement un organe, mais bon…). On ne se met pas à hurler, c’est pour bien me caler, et je vous signale que grâce à cette pratique barbare j’ai découvert que j’avais un adénofibrome (en fait j’ai trouvé la boule, et le médecin m’a dit après ce que c’était). Donc, faites-le aussi.

2) Vous appartient-il en propre ?

Euh, oui, hein, quand même…

3) Lorsqu'un sourire stupide se dessine sur votre face fatiguée, est-il provoqué plutôt par Diam's ou par Gilles Deleuze ?

Diam’s, sans aucune hésitation.

4) Lequel chante le mieux ?

Bah Diam’s, tiens !

5) Vous griffonnez machinalement sur une feuille de papier en écoutant votre conjoint récriminer au téléphone : parvenez-vous ensuite à vous relire ?

Je n’ai pas de conjoint… (Merci Didier de remuer le carambar dans la carie…)

6) Osez-vous vous relire ?

Voir la réponse à la question 6.

7) Vous venez de prendre la décision d'ouvrir un blog, quelle est votre première réaction :
a) vous foutre à l'eau,
b) reprendre un pastis convenablement dosé,
c) ouvrir effectivement le blog en question.

C, probablement, la preuve…

8) Votre boîte mail vous signale l'arrivée d'un nouveau commentaire. Vous :
a) allez vous foutre à l'eau,
b) reprenez un pastis mieux dosé,
c) vous précipitez, la bave aux lèvres, pour le lire.

C aussi.

9) Vous considérez tous les autres blogueurs comme de chouettes amis auprès de qui il fait bon vivre.

Non, quand même pas… (Y’a qu’à en voir certains…)

10) Vous considérez tous les autres blogueurs comme de sombres crétins qui encombrent un espace à l'évidence fait pour héberger votre génie.

Non plus (sauf Juanito).

11) Vous n'en avez rien à branler de toutes ces conneries ; d'ailleurs, votre ordinateur est éteint depuis deux plombes, et vous-même êtes en train de lire un livre où il n'y a même pas d'image, ni rien à colorier.

Pour le coup, oui, ça fait au moins trois ou quatre jours que je n’ai rien écrit (alors merci Didier de me donner un prétexte).

12) Il vous semble qu'un questionnaire comportant un nombre impair de questions devrait s'auto-détruire dans les cinq secondes - bonne chance, M. Phelps.

Pourquoi pas. Au moins autant que le sens du vol des mouches bleues d’Alaska a une influence sur la pousse des poils fessiers des kangourous (ou des baleines bleues d’Afrique).

22:30 Publié dans Blablabla | Lien permanent | Commentaires (3)

dimanche, 19 août 2007

155 - Création du club des Déprimés Anonymes

J'accepte toutes les candidatures, à deux conditions, néanmoins :

1) Il faut être déprimé pour postuler.

2) Le but de ce club étant de nous faire retrouver un peu de joie de vivre, chaque postulant devra pour être accepté raconter une histoire drôle.

En revanche, on n'accepte pas les réconforts venant d'autres personnages que les membres du club eux-mêmes (cela signifie que les commentaires de non-déprimés seront implacablement supprimés, comme il se doit).

Il y a aussi une dernière règle : on ne raconte pas pourquoi on est déprimé. On s'en fout. On ne veut pas le savoir. On accepte à la rigueur de savoir qu'on n'est pas le(a) seul(e) à être déprimé(e), mais on ne veut surtout pas se coltiner les emmerdements des autres.

J'ouvre la danse :

A bord d'un 747 :
- Mesdames, Messieurs pour mon dernier vol j'aimerais faire ce que, en trente ans de carrière je n'ai jamais pu faire, un looping avec ce 747.
Pour cela j'aimerais avoir votre accord.
Les passagers tapent alors des mains et chantent :
- Le looping, le looping, le looping !
Le commandant de bord, ému, se lance dans la manoeuvre, l'avion entame son cercle et le looping réussit.
Soudain un type sort des toilettes et dit :
- Dites donc, c'est pas bientôt finit vos conneries !

Bernard et Robert, deux chasseurs invétérés, se trouvent en forêt à traquer le sanglier lorsque l'un des deux compère s'effondre brutalement. Probablement victime d'une crise cardiaque, Robert semble avoir cessé de respirer, ses pupilles sont dilatées et ses yeux sont vitreux. Bernard est paniqué: il prend son portable et appelle les services d'urgence:
- Mon ami est mort! Qu'est-ce que je peux faire?
L'opérateur répond tranquillement:
- Allons, calmez-vous. Je vais prendre les choses en main. D'abord assurons-nous qu'il est mort...
Un moment de silence, suivi d'un coup de feu.
Le chasseur reprend le combiné :
- Voilà c'est bon, et maintenant ?

Un programmeur raconte à ses copains programmeurs :
- Hier, j'ai fait, la connaissance d'une superbe nana dans une boîte de nuit...
Les copains programmeurs :
- Aaaah !
- Je l'invite chez moi, on boit un coup, je commence à l'embrasser...
Les copains programmeurs :
- Aaaaaaah !
- Elle me dit : "déshabille-moi !!'
Les copains programmeurs :
- Aaaaaaaaaaaaaaaaah !
- Alors, j'enlève sa culotte, je la soulève et je l'assois sur le clavier de mon PC...
Les copains programmeurs :
- C'est quoi comme processeur ?

Cendrillon a maintenant 75 ans....
Après une vie heureuse avec son prince charmant, maintenant décédé, elle passe ses journées sur son perron dans une chaise berçeuse, à observer le monde, avec son chat Bob sur ses genoux. Elle est heureuse.
Par un bel après-midi, dans un nuage, apparait soudain sa marraine, la bonne fée.
Cendrillon lui demande :
- Chère marraine, apres toutes ces années, que fais-tu ici ?
- Cendrillon, depuis la derniere fois que je t'ai vue, tu as vecu une vie exemplaire. Y a-t-il quelque chose que je puisse faire pour toi ? Un souhait que je pourrais exaucer ?
Cendrillon est surprise, joyeuse et rouge de confusion.
Apres y avoir reflechi un peu, elle murmure :
- J'aimerais etre immensement riche.
A l'instant meme, sa chaise berceuse se change en or massif. Cendrillon est abasourdie. Bob, son chat fidèle, sursaute et se refugie au bord du perron, tremblant de peur.
Cendrillon s'ecrie :
- Oh ! Marraine ! Merci !
- C'est la moindre des choses. Quel est ton deuxième souhait ?
Cendrillon baisse la tête et examine son pauvre corps décharné et dit :
- J'aimerais être belle et jeune à nouveau.
Presque instantanément, elle retrouve sa beauté d'antan. Cendrillon ressent en elle des sentiments qu'elle n'a pas ressentis depuis longtemps : des élans oublies, des ardeurs ...
- Je peux t'exaucer un dernier souhait. Quel est-il ?
Cendrillon regarde son pauvre chat apeuré et répond :
- Je veux que tu transformes mon chat Bob en un beau et viril jeune homme.
Comme par magie, Bob est transformé en un magnifique mâle, si beau que même les oiseaux ne peuvent s'empecher d'arrêter de voler et de tomber à ses pieds.
La bonne fée dit :
- Félicitations Cendrillon. Amuse-toi bien dans ta nouvelle vie.
Et en un éclair, elle est partie...
Pendant quelques instants magiques, Bob et Cendrillon se regardent tendrement.
Cendrillon est comme hypnotisée par le plus bel homme qu'elle n'ait jamais vu.
Puis, Bob s'avance langoureusement vers elle, la prend dans ses bras musclés, lui souffle dans l'oreille un souffle tout chaud et lui murmure :
- Là, tu regrettes de m'avoir fait opérer, n'est-ce pas ?

Un journaliste se rend au fin fond de la Russie pour y faire un reportage.
Arrivé dans un petit village isolé, il voit un vieil homme et lui demande:
- Pouvez-vous me raconter votre plus beau souvenir ?
Le vieil homme sourit et commence son histoire:
- c'est un jour, il y a très longtemps, ma chèvre s'était égarée dans la montagne. Comme c'était la tradition, tous les hommes du village s'étaient réunis pour boire de la vodka et partir à la recherche de la chèvre. Quand finalement on l'a retrouvé au petit matin, comme c'est la tradition, on a encore bu de la vodka et tous les hommes du village se sont tapés la chèvre un par un. Qu'est-ce qu'on a pu rigoler.
Le journaliste se dit que cette histoire est difficilement publiable et demande au vieil homme de lui en raconter une autre, peut-être un peu moins grossière.
Le vieil homme sourit à nouveau et dit:
- Un jour, la femme de mon voisin s'est perdue dans la montagne. Comme c'est la tradition, tous les hommes du village se sont réunis pour boire de la vodka et partir à sa recherche. Comme c'est la tradition, quand on l'a finalement retrouvée, tous les hommes du village se sont tapés la femme du voisin. On s'est bien amusé.
Le journaliste n'est pas encore convaincu et interroge le vieil homme:
- Vous n'auriez pas un histoire plus triste ?
Le vieil homme prend un air sombre et commence:
- Un jour, je me suis perdu dans la montagne...

P.S. : Je me réserve bien entendu le droit d'effacer sans sommations les blagues que je jugerais dégueulasses (ou même juste de mauvais goût).

samedi, 18 août 2007

154 - Rien à dire...

J'ai encore oublié de prendre rendez-vous chez l'ophtalmo (et chez la dermato, et je ne sais plus quels membres encore du corps médical). Or je pars dans un mois, maintenant, et je n'ai toujours pas ma deuxième paire de lunettes (ça peut servir). M'en fous, si sa connasse de secrétaire veut pas me filer un rencard, je change d'ophtalmo (de toute façon celui-là est vieux et con, il m'énerve).

12:20 Publié dans Blablabla | Lien permanent | Commentaires (6)

vendredi, 17 août 2007

153 - L'interro...

1)     D’où viendrait la gens des Tulli ? Quelle est en réalité leur condition sociale ?
2)     Quelle était le cognomen de Marcus Tullius Cicero et que signifiait-il ? Pourquoi lui avait-il été donné ?
3)     Quelle est l'influence de Q. Mucius Scaevola sur Cicéron ?
4)     Qu'est-ce que la toge virile ?
5)     Qui sont les Marses ?
6)     Comment Tacite Définit-il l'anarchie ?
7)     Quel pouvoir a la parole pour Cicéron ?
8)     Quels sont les liens qui existent entre Cicéron et Atticus ?
9)     Qu'est-ce que le cursus honorum ?
10) Qu'est-ce que les Verrines ?
11) En 64, Cicéron est candidat au consulat. Qu'est-ce qui fait la différence dans son élection ?
12) Quel est le point commun entre César et Pulcher Clodius ?
13) Qu'est-ce qu'être "interdit du feu et de l'eau" ?
14) Pourquoi Cicéron choisit-il la date du 4 septembre pour faire son retour à Rome ? Comment considère-t-il son retour et pour quelle raison ? Qu'en est-il vraiment ?
15) Qu'est-ce qu'un proconsul ?
16) Pourquoi Cicéron soutient-il Pompée contre César ?
17) Qu'est-ce que les Philippiques ?
18) Quelle place ont les Rostres dans la vie (et la mort) de Cicéron ?
19) L'un des faits politiques majeurs de Cicéron concerne Catilina. De quoi s'agit-il exactement ? Quelles en sont les conséquences ? Qu'en pensera Cicéron ?
20) Quels rapports Cicéron entretient-il avec le courant des Stoïciens ?
21) Qu'apportent respectivement, selon Cicéron, les civilisations grecque et romaine à l'éloquence et à la formation intellectuelle d'un homme ?

12:20 Publié dans Blablabla | Lien permanent | Commentaires (12)

152 - Je sais que vous l'attendez tous impatiemment...

Mais l'interro sur Cicéron n'est pas pour tout de suite. Révisez donc encore un peu, cela viendra cette après-midi...

10:10 Publié dans Blablabla | Lien permanent | Commentaires (0)

jeudi, 16 août 2007

151 - Bon, en fait...

En fait hier j'ai testé une nouvelle recette, donc je vous en fais cadeau :

Pour 200g de pâtes (donc deux personnes) : 1 demi-boîte de thon, 1 échalote coupée en tout petits morceaux riquiquis (de la taille de ceux des échalottes surgelées en ptites boîtes en fait, hihi), trois bonne grosses cuillerées de crème fraîche, une cuillerée à café d'aneth finement ciselé (mais bon pareil, si ça vous dit pas de ciseler, ça existe en ptit pot, hein...), une lichette de vin blanc (éventuellement).

En même temps que vous faites cuire les pâtes, faites revenir les échalottes à feu très doux dans l'éventuel vin blanc. Ajoutez la crème, puis le thon en miettes. gardez à feu très doux en remuant bien pendant le temps de cuisson des pâtes. Ajoutez l'aneth sur la fin de cuisson. Mélangez aux pâtes dès qu'elles sont cuites.

Ajoutez du gruyère (pour ceux qui veulent). Et mangez, c'est très bon.

mercredi, 15 août 2007

150 - Je vais aller là (je sais pas trop quand, mais j'y vais)

Héros et Merveilles du Moyen-Âge

Héros et merveilles du moyen-âgeDu 1er juin au 16 septembre
L’Abbaye de Fontevraud fait revivre le Moyen Âge enchanté, du roi Arthur et de Robin des bois, de Mélusine et du Pays de Cocagne, avec une exposition signée Jacques Le Goff.

Consacrée aux « Héros et Merveilles du Moyen Âge », cette exposition invite à s’évader au cœur de l’imaginaire médiéval en proposant à tous, enfants et adultes, une promenade sur les traces de ces héros légendaires.
Des conférences avec les grands spécialistes du Moyen Âge, des séances de cinéma en plein air, des journées thématiques et des concerts, vous accompagnent à la découverte de ce monde si lointain et si proche de nous. Un espace de jeu et de lecture pour les enfants est présent au sein de l’exposition.

 

Piqué là.

mardi, 14 août 2007

149 - Congés (pas payés).

Pour cause de 15 août demain et d'arrivée conjointe de mon meilleur ami (Clovis) ce soir à 22h43 à St-Pierre-des-Corps, je me dois de vous informer que vous n'aurez pas de note demain, ni jeudi, d'ailleurs, très probablement. Nous nous retrouvons donc vendredi au plus tard avec la petite interro (pas) surprise sur Cicéron !!

Bonne fête de l'Assomption à tous !

20:20 Publié dans Blablabla | Lien permanent | Commentaires (3)

148 - Indices pour l'énigme.

Seul Danjr a tenté pour de vrai. Voici donc une aide :

Cette pièce romaine représente

D.S   R.S.R.S

Les deux mots à eux deux ne renferments que deux voyelles différentes. Je n'accepterai que les consonnes dans les propositions...

Bonne chance !

Edit de 18h30 : Tinou a proposé le "S", ce qui était une très bonne idée ! 3 points pour TINOU !

Edit de 21h (en rentrant de La Casa, avenue de Grammont) : Effectivement, comme suggéré par Tinou à nouveau, le premier mot est "Des". 4 points pour Tinou, donc, et 0 pour Didier (mais c'est déjà bien de réussir à participer Didier !). Et si vous êtes bien attentifs, un autre indice s'est glissé dans l'aide (les couleurs ne sont pas là que pour faire joli...).

14:45 Publié dans Blablabla | Lien permanent | Commentaires (8)

lundi, 13 août 2007

147 - La fête du chanvre

Grâce à la dernière énigme de Tinou qui me force à faire plein de recherches depuis tout à l'heure, j'ai appris que le 15 août c'est la fête du Chanvre à Bréhémont... Belle mentalité Tinou !! Ah bah bravo !! VIVE LA FRANCE et VINGTE sur VINGTE !!!

146 - Dans la même veine.

(Puisque personne ne va lire les éléments vraiment intéressants de la note précédente, je continue de faire n'importe quoi, de toute façon tout le monde s'en fiche. Donc :)

QU'EST-CE QUE CELA REPRESENTE ?

 dfa96ecf1261947718bcfebee936b8b5.jpg

(Attention : je n'ai pas demandé ce que c'était. Le premier - ou la première, je ne suis pas regardante - qui me sort "Une pièce !" ou même "Une pièce romaine !!" tout fièrement, je le renvoie au bac à sable.)

Ah ah !! Vous galérez, hein !!

(Bon j'avoue, elle était spécialement pour Tinou, celle-là, c'est les châteaux que j'ai cherchés et pas trouvés pendant plus d'une heure hier qui m'ont fait faire ça. Mais je vais mieux maintenant. Voilààààà.)

145 - Comme de toute façon j'ai perdu tous mes lecteurs ce week-end...

...Je peux bien faire ce que je veux et triper un peu. Donc, interro vendredi sur ça.

Et pour ceux qui râleraient que c'est trop long ou chiant ou quoi, il peuvent toujours préférer ça, si ça les éclate.

Non mais !!! (et pour les recettes, il va falloir les gagner, maintenant...).

(Vous pouvez y aller tranquille, j'ai eu 16 à la fiche en question, c'est relativement raisonnable, et il n'y a pas de grosse con***** bourde dedans.)

dimanche, 12 août 2007

144 - Une recette, mais alors, RAPIDE !

Et d'autant plus rapide si vous faites cuire des capellini (3 minutes de cuisson). Une fois que vos pâtes sont cuites, mettez-y de la crème fraîche et... DE LA CIBOULETTE !!! (oui, oui, oui !!)

Ca n'a l'air de rien, mais c'est super bon. Voilà.  Pas très dominical, comme recette, mais on est très fatigué, en ce moment...

(Malaussène : rajoutez donc du gruyère.)

(Moi c'est ce que je ferais, en tous cas.)

samedi, 11 août 2007

143 - Pour le plaisir...

C'est un peu long, mais croyez-moi, ça vaut le détour... Avant de me retirer de la vie novellesque (ce que je ne compte pas faire, finalement, parce qu'à mon sens mieux vaut essayer de s'améliorer plutôt qu'abandonner sous prétexte qu'on ne réussit pas du premier coup, ce qui est prétentieux) il vaudrait mieux que je me retire de celle de la traduction... (le conseil ne vaut pas pour mon expérience de la traduction...). Malheureusement, ce ne sont que les six premières pages du livre que je souhaite traduire, afin de mieux le comprendre (pas sûre que ça soit le meilleur moyen, finalement...). 

 

 

 

Mr Thomas Coryate, à ses amis en Angleterre envoie ses salutations :

D’Agra, la (ville-)capitale du Dominion du Grand Mongol en Inde orientale le dernier jour d’Octobre 1616.

Ses voyages et sa gloire à (ennamel)      (enamel = émail)
Avec renommée nous l’avons fait monter sur un imposant chameau
Mais les chameaux, les éléphants, ou les chevaux ou les ânes
Ne peuvent porter son mérite, cet inutile (dost surpass)
De la bête qu’est le monde il doit être le cavalier ( ?)
Tu as voyagé de par le monde, et le monde t’a mené.

Imprimé à Londres par I.B. 1618

Certains vers à l’approbation
De ce miroir du voyage à pied d’un homme ce
Catholique ou universel voyageur, ce pèlerin de
L’Europe, de l’Asie, de l’Afrique,
Cet homme lettré, ce découvreur de lettres et qui
A décrit la Cosmographie,
Maître Thomas Coryate d’Odcombe. 

Ô toi dont les orteils aiguisés coupent le monde en quartiers,
Parmi les Juifs et les Grecs et les tyranniques Tartares,
Dont la gloire roule/gronde ( ?) de par la voûte céleste,
Et dont les grands actes sont plus que les marmonnements des neuf Muses,
Dont la (ratling) notoriété est plus forte que le tonnerre des filles d’Apollon.
Au beau milieu des monstres de l’Afrique, et parmi les miracles d’Asie,
D’accepter ces vers en pieds je t’implore
Que le grand marcheur aille à pied devant toi.
Pour chanter tes louanges je forcerai ma muse,
Mais hélas elle est à la fois sévère et rauque ( ?)
Et par conséquent pardonne cette aimante épître ( ?)
Car bien qu’elle ne puisse chanter, je la ferai siffler. ( ??)  



A la demande de l’auteur

Maître Thomas Coriat.

Toi que le monde avec plaisir a comblé
Et au-delà de toute mesure a pu mesurer les demeures de nombreux rois.
Quand les hommes (comme le vin) sont à se vautrer dans leurs vices,
Et qu’aucun n’ose suivre tes pas ;
Pas un avec le Compas ne fit face,
Comme toi qui osa surmonter l’Horoscope (les prédictions ?) : 

Pour celui qui osera appeler cela un mensonge,
Que tu as trotté en Italie ;
Par les bords de France, et les jupes d’Espagne tu as vadrouillé.
Et le Danemark, la Suède, la Norvège, l’Autriche,
La Prusse, la Pologne, la Hongrie, la Moscovie,
Avec la Thrace et la terre des joyeux Grecs,
Tous ceux-là et plus t’ont applaudi, toi qui a cherché
Au-delà du sommet du Mont Olympe,
On peut peut-être y voir ton nom sculpté,
Et celui qui porte atteinte à ton mérite en Europe,
Je souhaite qu’il soit pendu avec une corde neuve.
C’était un monde d’affaires à refaire/recommencer
Tu as traversé l’Asie, à la fois les petits et les grands royaumes ( ?)
Alors qu’il n’y a pas de doute que tu aies fait une grande étude ( ?)
De la Chine et du royaume de Cathay ( ? : Catay)
Les Indes orientales, la Perse, le royaume Parthe, la Médie,
L’Arménie et la Grande Assyrie
La (Chalcidique ? : Caldea), l’Iurie, si nous ne nous trompons pas.
Tu as regardé la mer que l’on nomme Mortum Lacus (= Mer Morte)
Et il y a fort à parier
Que tu as vu l’Ionie, la Lydie, la Mysie (Misia) Majeure,
Les vieilles ruines iliaques, et le fracas de Priam
Mais hélas d’interventions je suis sec ( ??)
Je bats mon cerveau ( ???), et avec d’outrageux battements ( ?)
Mes dignes vers ( ?) tombent de mon crayon (coulent de ma plume) avec d’extrêmes pompages ( ??)
(Anaunt) le Sourd Morphée, avec le sombre esprit,
Est-ce que cela peut avoir de l’importance qu’il veuille ou non avoir du mérite ?
Quand il a abordé les côtes de la Syrie et de l’Arabie
Mes lignes (vers ?) sont allés d’Asie en Afrique
Je l’ai suivi sur les rives du Nil
En Egypte, où de faux crocodiles nous ont charmés. 
 

A travers la Mauritanie jusqu’à la ville de Didon (=Tunis)
Qui tient elle-même son pouvoir du dieu Cupidon.
Les royaumes non étudiés ( ?) qu’il n’aurait voulu quitter ( ??)
De la zone torride à la zone glaciaire
Avec le Prêtre Jean en Ethiopie
Et l’Empire (ayrie) de l’Utopie.

142 - Euh...

Oui, je le sais bien, ce que vous vous dites... Je vous ai habitués à un rythme d'enfer pendant trois jour, puis hier une seule note, et là... Même pas un truc intéressant... J'ai regardé un film pourri hier soir ("Aux sources du Nil" - Vive la colonisation !!! OUAIS !!!), et là c'est le week-end, alors... (alors, je dors probablement à l'heure à laquelle ce message apparaît à votre écran, bien entendu il a été tapé hier soir - enfin hier soir pour vous, cela va de soi.) En plus je suis super vexée, Didier dans la même journée ne laisse presque pas de commentaires chez moi et ignore quasiment ma nouvelle dans la foulée, et en plus il menace de supprimer son blog (mais il le fera pas). Manquerait plus qu'il arrête les BM...

J’assume pleinement la responsabilité de cet échec et j’en tire les conséquences en me retirant de la vie novellesque (mais pas bloquesque, quand même, ça m'amuse trop... Et en plus j'ai un livre de recettes à faire, à défaut de faire un recueil de nouvelles...).

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vendredi, 10 août 2007

141 - Hypothèses (#1)

SI LES ROMAINS N'AVAIENT PAS CONQUIS L'EUROPE


Si les romains n'avaient pas conquis l'Europe, l'Europe en serait peut-être encore au moyen-âge politiquement, culturellement et intellectuellement parlant. Les Anglais n'auraient alors certainement pas colonisé l'Amérique.

Peut-être les Japonais auraient-ils traversé l'océan Pacifique pour aller coloniser l'Amérique sur laquelle ils auraient étendu leur pouvoir et créé un réseau internet tellement puissant qu'on le capterait grâce au wifi du haut des donjons européens.

Moi dans ce monde là je serais une princesse cloîtrée en haut de mon donjon, avec ma télé, mes livres et mon ordinateur. Et comme les Européens ne seraient pas assez avancés pour avoir inventé internet et l'ordinateur, les rares personnes à avoir internet le capteraient des Amériques.


Et Bruce Willis s'appelerait Bruce Lee Willis, et dans Armaggedon il se ferait hara-kiri à la fin avec un grand sabre (mais il aurait plutôt intérêt à ne pas se louper parce qu'une fois la combinaison trouée, il mourrait dans d'atroces souffrances sur la comète).

jeudi, 09 août 2007

140 - Quoi lire ??

Oui, je sais, je devrais plutôt penser à mes livres pour mon futur mémoire. Mais voyez-vous, je ne vais pas les lire dans le bus, ces livres, et il me faut de la diversité à moi.

Donc :

Stefan ZWEIG, Le monde d'hier.

Oui, je sais, c'est pas gai, mais bon, il faut bien combler la lacune...

Je m'adresse à vous, lectorat varié, et compte sur vous pour me donner des idées !! (et j'aime pas les trucs mielleux et/ou niais, je le dis tout de suite...)

139 - Rock Attitude

A Nicuazenia ne vivaient que des femmes. Des jeunes, des vieilles, mais toutes avaient un point commun. C'étaient des princesses enfuies de leur royaumes, voulant échapper à la destinée cruelle qu'on inflige aux princesses dans tous les contes de fées : se marier avec le prince et avoir beaucoup d'enfants. Vers l'âge de 17 ans elles partaient donc pour cette ville cachée et que seules les princesses en détresse connaissent.

 

Elles ne fuyaient pas les princes charmants parce qu'elles étaient lesbiennes, mais parce qu'elles savaient quelque chose qu'aucune petite fille rêvant dans son lit n'aurait pu imaginer : les princes charmants sont tous des salauds. Si, si, c'est logique. Si ça n'était pas le cas, tous les contes de fées ne finiraient pas par "ils se marièrent et eurent beaucoup d'enfants". Quel genre d'homme (surtout de nos jours) n'a pas la patience d'attendre quelques mois de fiançailles pour faire connaissance ? Dans les contes, la princesse est à peine sauvée/enlevée/réveillée d'entre les morts qu'elle doit se marier avec un homme qu'elle connaît à peine, et lui faire aussitôt des enfants ! «Beaucoup» d'enfants, même. Ce qui signifie donc que la princesse, à peine sortie de l'enfance, doit passer directement à la nuit de noces alors qu'elle a en général passé des années seule, enfermée en haut d'une tour à broder gentiment, ou à dormir. Non seulement elle n'a pas la moindre idée de ce qui l'attend le soir de son mariage, mais en plus il faut s'y coller assez souvent pour avoir «beaucoup d'enfants». Pas étonnant, finalement, que la plupart des princesses, de nos jours, après avoir vu leurs mères réduites à cet esclavage sexuel, préfèrent s'échapper de cet enfer et se réfugier dans une contrée où s'écoulent joyeusement les heures et les jours dans le luxe et la volupté.

 

Elles vivaient donc leurs journées au rythme des réunions diverses organisées sur des thèmes variés comme la broderie, la couture, les pots en plastique pour ranger les aliments ou encore les téléphones portables lecteurs MP3 (qui peuvent aussi faire radio-réveil et grille-pain si on leur demande gentiment). Elles suivaient également un entraînement militaire pour protéger la cité et ses quelques trois-cents habitantes, au creux d'une montagne cachant une forêt idyllique et connaissant tout le confort moderne.

 

C'est le problème de la modernité : on veut quitter son royaume pour ne pas épouser le prince, et rejoindre la forêt perdue, mais on ne veut pas abandonner le luxe et le confort de la ville. Alors toutes les princesses se faisaient plus ou moins livrer machines à laver, écrans plats, home cinémas et décodeurs satellites, lecteurs mp3, laves-vaisselle et cafetières, bains à bulles, etc. à quelques kilomètres de la cité, puis demandaient à des djinns d'apporter tout le matériel directement dans leurs appartements. Il faut bien vivre avec son temps, me direz-vous, mais ces petites Paris Hilton de contes de fées commençaient à ne plus prendre assez de précautions pour cacher la localisation de leur cité, ce qui aura bien vite de fâcheuses conséquences.

 

On pouvait entrer dans Nicuazenia par le nord et par le sud, de la même façon aux deux endroits : en traversant les immenses chutes d'eau qui entouraient la cité et coulaient le long des flancs de la montagne. Il ne fallait ensuite pas se perdre dans les labyrinthes qui menaient au coeur de la ville. Celle-ci avait en effet été creusée par magie dans la montagne, qui cachait de dangereux dédales pour qui n'était pas une princesse. Le seul moyen de trouver la cité était donc d'être une princesse vierge, ou d'être guidé par l'une d'entre elles. C'était comme un code génétique gravé, incrusté au coeur même de chaque damoizelle. Ainsi, jamais les princesses de Nicuazenia n'avaient reçu de visites d'hommes ou de roturières. Elles restaient entre elles, parmi les djinns qui les servaient, et cela leur convenait parfaitement. Quelle fut donc leur surprise et leur crainte de voir s'échapper un beau matin des tunnels nord de la montagne un jeune homme, par ailleurs absolument craquant, avec ses yeux bleux et ses cheveux bruns brillants comme dans une pub pour shampoing ! Comment avait-il pu accéder à la cité, seul et sans aide ?

 

Sans même se poser la question, des nuées de princesses l'entourèrent, l'arc à la main et le regard menaçant, et la doyenne de Nicuazenia s'avança pour lui demander son nom et la raison de sa présence dans la cité des vierges éternelles. Le galant sembla prendre la pause, agita la main, et d'une façon très gracieuse annonça : «Je souis Gabriel, fils du roi Juan-Miguel de Sainte-Rop', comme vous je souis pucelle et je me suis enfoui pour rejoindre vos rangs de fougueuses guerrières de la liberté afin d'échapper au crouel destin qui était le mien dans mon pays : épousailler la donzelle Roberta. À Sainte-Rop' je ne vivais que pour le soin de mes cheveux et de ceux de mes cousines, ici je souis prêt à me consacrer aux vôtres si vous m'acceptez parmi vous.» Les princesses furent plus que troublées, à la fois par ce discours et par le charme pénétrant de Gabriel. Giselda, la plus ancienne des habitantes de Nicuazenia, décréta la réunion du conseil et ordonna que le prince fût mené, les yeux bandés, sur la place centrale, au cas où le conseil déciderait de voter sa mort (il serait bien trop dangereux de laisser repartir libre un homme qui aurait trouvé une fois la cité).

 

Une fois le conseil réuni, composé d'une cinquantaine des princesses les plus sages (donc les plus vieilles, autrement dit celles qui n'étaient plus que moyennement intéressées par le choix des couleurs à la mode et qui avaient donc le temps de se consacrer à des affaires plus terre à terre), un grand bruit s'éleva dans la salle. Un premier groupe était pour tuer le nouveau-venu, afin que ne soient pas oubliées les traditions : il s'agissait de sauver les princesses oprimées, pas d'offrir asile à n'importe quelle pseudo prince-coiffeur. Un deuxième groupe n'était pas contre l'idée de le laisser vivre dans la cité, car les djinns n'étaient pas les plus douées des créatures en ce qui concernait la coiffure. Un dernier petit groupe d'une dizaine de demoiselles plus jeunes que toutes les autres restait muet. La doyenne Giselda s'en aperçut très vite et demanda aux jeunes filles la raison de leur silence. La plus hardie d'entre elles, nommée Isolda, s'avança et parla d'une voix claire et forte, mais de façon à ménager les susceptibilités :

«J'avoue avoir été troublée par la beauté du prince Gabriel, et moi aussi j'apprécierais grandement de pouvoir laisser mes cheveux à ses soins. Je ne m'en demande pas moins comment il a pu entrer dans Nicuazenia au lieu de mourir dans la souffrance de l'errement, de la soif et de la faim que sont sensés connaître tous ceux qui ne sont pas à la fois demoiselle et de sang royal. Comme la plupart d'entre vous nous avons été séduites par sa beauté, et deplorerions d'avoir à l'exécuter. Il nous semble cependant qu'il existe une troisième solution. Il affirme être puceau, et bien qu'il soit un homme, c'est sans aucun doute sa virginité qui lui a permis de trouver la cité. Si nous ne voulons pas le tuer, et que nous ne pouvons pas le garder sans crainte de voir la zizanie s'installer parmi nous (et cela ne manquera pas d'arriver si nous laissons un étalon pareil au milieu des gazelles effarouchées que nous sommes), alors le plus simple serait peut-être de le laisser repartir... après l'avoir dépouillé de ce qui lui a permis d'entrer ici.

  • En d'autres termes, articula soigneusement la doyenne, tu préconises de le dépuceler et de le laisser partir ?

  • Exactement.

  • Mais celle qui accepterait ne pourrait plus jamais rentrer dans la cité !

  • Ce prince n'a pas l'air comme les autres ; la vie avec lui sera certainement plus agréable qu'avec nos promis et il ne contraindrait sûrement pas sa femme à faire un enfant par an. Laissons-le choisir parmi celles d'entre nous qui seraient volontaires.»

Isolda rentra dans le rang et le brouhaha s'éleva à nouveau, de plus belle. La doyenne dut demander qu'on lui apporte le prisonnier pour qu'enfin se calment les demoiselles. Lorsque Gabriel entra, le silence se fit totalement et la voix de Giselda s'éleva :

«Le conseil était partagé entre répondre favorablement ta requête et te tuer. Le fait est que nous ne comprenons pas comment un homme, même puceau, a pu trouver le chemin qui mène à nous. Une troisième solution nous a donc été proposée, qui serait peut-être plus... raisonnable pour toi comme pour nous. Il s'agirait de... euh... (une princesse pucelle, même de 78 ans, n'a pas l'habitude de parler de ces choses-là devant un homme) faire de toi un homme et te laisser repartir, avec celle qui serait alors ta femme. Il me semble finalement que ce soit ta seule alternative : choisir l'une d'entre nous ou mourir.

  • Je crois qu'il doit y avoir un malentendou, répondit Gabriel. Si j'ai trouvé le chemin à travers le souterrain, c'est que je ne souis pas un homme comme les autres. Si je n'ai pas voulou épouser cette Roberta, au demeurant charmante malgré son affreux prénom, ce n'est pas parce que je ne l'aimais pas, mais parce que je n'aime pas les femmes... en général... Je ne me vois pas choisir l'oune d'entre vous, à moins que vous ne cachiez un autre coiffeur dans vos penderies, rigola doucement le prince.

  • Bien, bien, dans ce cas, nous pourrions peut-être revoir notre décision, dit Giselda en élevant la voix pour couvrir le brouhaha qui s'élevait à nouveau dans la pièce après ces révélations. Mais nous n'avions jamais été confrontées à un pareil choix.»

Les voix des princesses s'élevèrent en coeur pour crier qu'un prince coiffeur homosexuel ne pouvait qu'être utile et agréable, et aussi distrayant, car il n'y avait pas eu beaucoup de nouvelles arrivées ces derniers temps. Cette décision fut donc adoptée, Gabriel reçut un logement et commença à recevoir chez lui ses amies les princesses pour prendre soin de leurs chevelures, comme il l'avait promis. Ce jeune homme avait une grâce incroyable et toutes les princesses en tombèrent secrètement folles amoureuses en quelques mois.

 

Au bout de trois mois, des événements tragiques survinrent : de toutes les princesses qui sortaient de la cité pour aller faire des achats ou simplement se promener, plus de la moitié ne revinrent jamais. Puis, petit à petit, elles ne revinrent plus du tout. Impossible également de les joindre sur leur portables. La doyenne Giselda, extrêmement inquiète, prit le parti de parcourir elle-même les souterrains, afin de s'assurer que quelque bête étrange ne s'y était pas installée. Horrifiée, elle y découvrit les corps de la moitié des absentes, qui s'étaient visiblement perdues en voulant rentrer dans la cité. Les autres avaient dû préférer rester à l'extérieur. Pourquoi, la reine crut ne jamais pouvoir le savoir.

 

En rentrant à Nicuazenia Giselda racontait au conseil ce qu'elle avait vu quand un détail attira son attention : l'une des plus jeunes princesses du conseil se tenait étrangement, et portait une robe bizarrement bouffante. Elle l'appela à ses côtés, et quand elle vit ses doutes confirmés, elle courut avec toute la force et la majesté que lui permettaient ses 78 années jusqu'à la demeure du prince coiffeur, pour s'apercevoir qu'il avait disparu. La doyenne décida alors de s'emparer de la jeune princesse pour la soumettre à un interrogatoire musclé. Elle découvrit ainsi que, tombée amoureuse de Gabriel, elle n'avait pu s'empêcher de lui faire du charme, alors même qu'elle le pensait homosexuel. Pour sa part, il lui avait fait un grand discours comme quoi elle était la seule capable de lui donner envie du sexe faible, et elle l'avait cru. Elle s'était donc donnée, et le temps de s'apercevoir que ces quelques instants de bonheur lui avaient été fatals, il était trop tard. Il sembla également que finalement le prince coiffeur n'était pas si purement homosexuel que ça, et qu'il avait cédé à toutes les avancesfaites par des princesses. Il n'avait tout simplement pas fait l'erreur de faire ne serait-ce qu'une proposition, se contentant d'accepter celles qu'on lui faisait. Ainsi, une partie des princesses déflorées serait partie avant que la chose ne se remarque, les autres, plus écervelées, seraient simplement sorties se promener en oubliant qu'elles ne pourraient plus jamais retrouver le chemin. Giselda continua son enquête en interrogeant la centaine de princesses restantes dans la cité. La moitié environ avouèrent avoir également offert leur vertu à Gabriel mais n'étant pas tombées enceintes et ayant compris qu'elles ne retrouveraient jamais le chemin de la cité après ça, elles étaient tout simplement restées à l'intérieur. Elles avaient en revanche aidé la plupart de leurs amies à s'enfuir, qu'elles soient enceintes, ou qu'elles souhaitent juste retrouver la civilisation. Les seules à n'avoir pas été «séduites» par Gabriel étaient les plus vieilles, soit celles qui n'en avaient pas eu envie ou n'y avaient pas pensé, soit celles qui auraient bien aimé mais que le prince avait repoussées. Cette attitude avait eu deux conséquences pour lui : non seulement il n'avait pas eu à se faire les vieux croûtons, mais en plus les vieilles (se croyant néanmoins irrésistibles) le croyaient au-dessus de tout soupçon et donc n'avaient pas donné l'alarme.

 

En fouillant la maison de Gabriel, la doyenne Giselda trouva un message qui lui permit de comprendre l'action du jeune homme. Il appartenait à une organisation secrète de princes déçus par leurs promises déserteuses, regroupés pour se venger. Leur but était de retrouver la cité des vierges éternelles et de les conquérir une à une pour les forcer à revenir dans le monde normal. Seulement, puisqu'ils étaient tous d'anciens fiancés, ils ne pouvaient prendre le risque d'être reconnus en allant eux-mêmes à la cité. Ils avaient donc passé des années à chercher, trouver, et embrigader un jeune prince bisexuel, qui pourrait à la fois trouver la cité et séduire toutes les princesses. Pendant qu'une partie des princes déçus cherchaient le prince qui les vengerait, l'autre cherchait à localiser la cité, ce qui était devenu de moins en moins difficile, les années passant, avec l'installation de satellites et d'autres instruments technologiques qui permettaient de situer, au moins grossièrement, la cité sur une carte.

 

Giselda comprit que Gabriel ne s'était pas contenté de dépouiller la cité de presque toute sa population actuelle, mais puisqu'il avait pu rejoindre son organisation, la cité même était perdue et ne tarderait pas à être assiégée. Peu importait désormais que de nouvelles jeunes filles arrivent, l'idée même de se regrouper entre elles était devenue impensable pour les princesses, à moins de trouver un nouveau lieu, et de cela, aucune n'avait le courage. Les plus jeunes partirent donc retrouver le monde, et les plus vieilles préfèrèrent rester, se disant qu'à leur âge on ne viendrait plus leur causer d'embarras.

 

Depuis ce jour, les princesses modernes, affranchies de leur destin tragique d'esclaves sexuelles grâce à Gabriel, peuvent s'intégrer au monde des gens normaux et travailler, avant de penser à se marier et faire quelques enfants à des hommes devenus métrosexuels...

mercredi, 08 août 2007

138 - Un sandwich

Pour une personne.

Faites chauffer une cuillerée à soupe d'huile (d'olive, si vous êtes du genre à faire attention à votre ligne) (mais si c'est vraiment le cas, qu'est-ce que vous fichez là ??) et jetez-y une poignée de rondelles d'oignon. Faites-les revenir à feu doux pendant 15 minutes environ (jusqu'à ce qu'ils caramélisent). 

En même temps (eh oui, ça recquiert de l'expérience) coupez-vous un morceau de pain de la taille voulue de sandwich (ouf, c'était laborieux). Badigeonnez de beurre demi-sel les deux côtés (à l'intérieur, hein...), puis mettez, d'un côté du reblochon, de l'autre du gruyère rapé mélangé à dela crème fraîche (si je vous dis de mélanger, c'est surtout pour que le gruyère ne tombe pas ; ça s'appelle une "astuce"). Refermez bien le pain et mettez-le au four (sans en retirer la garniture, sinon ça ne sert à rien) pendant une petite dizaine de minutes à 150°C (normalement, si vous avez bien pris votre temps, pain garni et oignons devraient se retrouver à cette étape avec à peu près autant de cuisson). 

Une fois que les oignons sont bien caramélisés, ajoutez-les dans le sandwich. C'est là qu'il faut déguster (en faisant attention à ne pas se brûler). 

 N.B. : Des fois que Didier se le demanderait, oui, avec du jambon fumé c'est pas mal, enfin je pense. Mais le but c'est pas non plus que ça finisse par ressembler à une tartiflette... Faut savoir être original, parfois !!

137 - Je pense...

... que je vais me mettre à la peinture, ce week-end...

Mais quoi peindre ??

Je me lancerais bien dans l'imitation d'une estampe japonaise moderne (par moderne j'entends moderne, historiquement parlant, hein... Vous avez le droit de demander si vous ne savez pas, plutôt que me dire une bêtise...) colorée façon Andy Wharol... 

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136 - Découverte pour mon mémoire

Je dis "livre" mais en fait il s'agit encore et toujours de ce fameux numéro des collections de L'Histoire, que j'arrive à lire petit à petit dans le bus le matin. Figurez-vous qu'hier matin j'ai lu un article intitulé "La fausse lettre du Prêtre Jean", qui racontait à quel point les gens du moyen-âge croyaient à certains mythes alors qu'on leur montrait le contraire. Le Prêtre Jean aurait été roi d'une terre immense en Asie. Au fur et à mesure des découvertes faites dans ces contrées lointures, force leur fut de constater que point de Prêtre Jean en Asie il n'y avait. Ce qui ne leur posa pas plus de problèmes que cela : il déplacèrent le-dit royaume en Ethiopie, et tout alla pour le mieux dans le meilleur des mondes. En réalité, l'existence de cette Lettre, apocryphe, comme il se doit, et jamais corrigée malgré les modifications orales apportées à son récit, montre que les croyances médiévales pouvaient s'adapter des découvertes. Et que les hommes médiévaux n'étaient pas si dupes que ça : visiblement pas un explorateur ne s'étonna de ne pas trouver le royaume fabuleux du Prêtre Jean en Asie. Jacques Le Goff affirme dans l'interview qui ouvre le magazine que les gens du moyen-âge croyaient dur comme fer aux légendes et aux héros et autres merveilles de l'époque. Mais ils n'étaient pas crédules au point de tomber dans le panneau et de nier totalement la réalité quand elle leur tombait au coin du nez.

Bref, tout ça pour dire qu'en traduisant (très sommairement, hein, si j'ai le temps je vous en donnerai un morceau, vous verrez comme ça ne veut rien dire, mon premier jet) le premier éloge à l'auteur de mon bouquin (les Crudities de Thomas Coryate - si vous cherchez dans un dictionnaire contemporain vous trouverez que "crudity" veut dire "grossièreté"... je n'en ai pas encore croisé, mais bon...) je suis tombée sur ces deux vers, les deux derniers :

"With  Prester Iohn in AEthopia
And the Empire of Eutopia"

... que j'ai  traduits ainsi (je n'allais pas vous en priver, même si s'est presque trop facile pour être vrai) : 

"Avec le Prêtre Jean en Ethiopie
Et l'Empire d'Utopie"

...

C'est beau, non ?

Vous aurez saisi, j'en suis sûre, où je veux en venir : j'ai donc trouvé une nouvelle piste de réflexion, sur l'idéologie du voyage au XVIIe siècle pour un explorateur anglais qui, contrairement à l'homme médiéval, pour qui un voyage se résume le plus souvent à un pélerinage (sauts de puce d'îlot chrétien en îlot chrétien, sans jamais voir de nouveautés, propres à effrayer nos braves gens d'alors), Coryate a bien l'intention de découvrir le monde, ses étrangetés et ses novueautés (tous les miracles d'Asie, notamment). 

Ca va me changer de l'aspect financier du voyage... (mais bon, j'avais aussi trouvé l'étude géopolitique des différents peuples présents en Asie et surtout en Inde à l'époque, et d'autres trucs...) 

mardi, 07 août 2007

135 - Ce midi... TOUILLEZ !

Mettez une bonne grosse cuillerée à soupe de crème fraîche dans la poêle (celle que vous avez sortie avant). faites fondre à feu doux et cassez deux oeufs, comme pour les cuire au plat. SUR LE BLANC ajoutez une jolie quantité de parmesan rapé et une bonne poignée de gruyère rapé. Touillez bien LE BLANC en prenant soin de ne pas crever les jaunes. Vous devriez ainsi réussir à brouiller les blancs avec la crème et le fromage, ce qui vous fait réussir l'exploit des oeufs au plat brouillés (du blanc seulement). Servez et dégustez (le jaune cru c'est quand même autre chose que de vrais oeufs brouillés...).

Puis rejetez une autre belle cuillerée à soupe de crème fraîche dans la poêle. Ajoutez du parmesan et du gruyère en quantité suffisante (si vous en avez dans votre frigo vous pouvez aussi mettre du brie, du camembert, du kiri, du saint-morêt, du caprice des dieux, du chèvre (pas trop fort, par contre, sinon c'est dégueu). Touillez bien et réservez dans un coin de la poêle. Mettez une tranche de pain de mie que vous recouvrerez du mélange. retournez la encore et encore, jusqu'à ce que ça grille un peu. Servez et dégustez (oui, ça fait un peu fondue, mais mieux vaut le faire seul dans la cuisine le midi que le soir de la fondue, je vous défie de survivre à votre mère si vous ne m'écoutez pas).

134

Je suis passée hier chez Jérémie, que j'avais appelé en début d'après-midi. Il n'était pas seul (deux amis à lui étaient déjà là quand je suis arrivée, et deux autres se sont joints à nous ensuite). Puis trois sont partis, et c'est à ce moment que je suis rentrée. Jérémie avait l'air déçu que je parte (alors qu'il avait presque jeté les autres dehors en leur disant qu'il n'avait pas assez à manger pour tout le monde, mais qu'ils pourraient éventuellement revenir après s'être sustentés) (enfin, il ne l'a pas dit comme ça). Et m'a invitée à dîner mercredi soir. C'est à cause de réactions de ce genre que je continue d'espérer... ça et le fait qu'il m'embrasse de façon appuyée sur la joue quand on se dit bonjour et au revoir.

Depuis plus d'un mois je ne bois plus, j'ai trop peur d'avoir l'alcool triste et de finir dans un état pire encore. Alors c'est solennellement que je vous le demande (et surtout à LinaLoca, en fait, puisque c'est quand même elle la spécialiste sur ce sujet) : L'amour est-il soluble dans la sangria (ou le punch, je préfère, en fait...) ?

Pas de recette aujourd'hui : on a dîné à la crêperie la Bigouden (rue du Grand Marché, pour Tinou et autres Tourangeaux à la recherche d'une bonne adresse), on a très bien mangé, mais moi qui d'ordinaire m'enfilait deux galettes et une crêpe sucrée n'ait mangé qu'une galette et ai calé à la moitié de ma "Marsienne" (beurre salé, chocolat fondu et boule de glace au caramel). Je me suis quand même forcée, parce que ces derniers temps je fais des efforts pour manger plus (mais ça n'est pas gagné).

Je ne sais toujours pas quand on va avec ma chère et tendre mère chercher les clefs de mon futur chez-moi (techniquement déjà chez moi, puisqu'on a payé les loyers de juillet et août).

Dimanche c'est l'anniversaire de ma cousine Emilie, de Marie et de Gaëtan, et aussi de Charlo, le meilleur ami de Jérémie (qui m'aime bien). Je vais l'appeler pour lui souhaiter un bon anniversaire (les autres aussi, mais bon...) et j'en profiterai pour lui demander ce qu'il a dit à Jérémie quand il a su pour nous deux (Jérémie m'avait dit qu'il l'avait caché à Charlo un temps de peur de se faire enguirlander).

Ma vie est passionnante.

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lundi, 06 août 2007

133 - Une recette un peu plus équilibrée que d'habitude.

Il faut (pour une personne) du saumon (un pavé à la convenance de chacun), de la crème fraîche (une bonne cuillerée à soupe), un oignon, des champignons de Paris (50g), des asperges (une dizaine), une cuillerée à café de moutarde à l'ancienne, du fumet de poisson (pour un demi litre), de l'eau (un demi-litre) et du roux (une cuillerée à soupe de farine et une noisette de beurre). Je crois que c'est tout (on verra après, au fur et à mesure).

Tout d'abord il faut préparer le roux : faire fondre le beurre et y mélanger la farine. Réservez. Préparez ensuite un demi-litre de fumet de poisson, mettez-y la crème fraîche, puis ajoutez à cette sauce le roux pour la lier. Ajoutez une petite cuillerée à café de moutarde à l'ancienne et réservez dans la casserole pour la réchauffer au dernier moment.

Faites revenir dans un filet d'huile d'olive l'oignon coupé en rondelles (note pour les fainéants et ceux qui n'aiment pas avoir les mains qui sentent l'oignon : ça existe découpé et surgelé...), quand il commence à caraméliser ajoutez le saumon coupé en dés. Remuez doucement pour me pas réduire le poisson en bouillie jusqu'à ce qu'il soit rosé et ajoutez les champignons et les queues des asperges (on réserve les têtes pour la fin de la préparation). (à ce moment on peut rajouter une pointe de vin blanc...)

Quand le plat est terminé, déposez dans les assiettes, ajoutez un filet de sauce (si vous êtes plusieurs parce que ça fait plus joli et on se ressert en sauce après ; sinon vous vous mettez toute la sauce, vous touillez et vous rajoutez les pointes par-dessus) et déposez délicatement les pointes d'asperges réservées avant de servir.

Il faut manger rapidement (ça refroidit vite...).

Bon appétit !!

dimanche, 05 août 2007

132 - Philosophie de série B...

... mais néanmoins une question très pertinente selon mes camarades de poker de vendredi soir :

Vendredi après-midi j'ai regardé un épisode (saison 1 il me semble) des "Dessous de Veronica"* dont la toute dernière réplique m'a énormément fait rire :

L'ex-mari de Veronica la tient dans ses bras, elle est prête à succomber, et il lui dit ceci :

"Voyons, quand un homme aime une femme comme je t'aime, est-ce vraiment important de savoir avec qui il couche ?"

...

Je vous laisse deviner la réaction de la dame...

* Non Didier, ce n'est pas une série brigado-mondainiste, cependant elle pourrait peut-être vous plaire...

NB : Après recherches très approfondies de ma part, il s'agissait très exactement de l'épisode 6 de la saison 1

samedi, 04 août 2007

131 - Mon ptit gratin d'hier.

Hier soir donc, pour dîner, je me suis fait un gentil petit gratin. J'ai pris un petit plat rectangulaire en pyrex (qui va au four, donc), je l'ai remplu à ras bords de rondelles de courgette et de poireaux (pour doser), l'équivalent d'un gros bol, finalement, et je les ai mis à cuire dans un peu d'eau (le cuit-vapeur a disparu, mais bien entendu, si vous en possédez un, profitez-en...). J'ai également mis à revenir une petite quinzaine d'oignons grelots dans du beurre à feu très très très doux (les deux casseroles pendant 15 minutes environ). Puis j'ai cassé trois oeufs  dans le petit plat, je les ai mélangés, j'ai ajouté deux poignées de gruyère rapé (j'aurais eu de la crème fraîche, j'en aurais mis une bonne cuillerée à soupe, mais ma mère a préféré partir en week-end en me laissant seule et le frigidaire vide), de la noix de muscade, du sel et un peu de cumin. J'ai rajouté les légumes, les oignons bien caramélisés, et j'ai mis le tout au four à 180°C (thermostat 6-7, je crois, si quelqu'un est sûr ?) pendant 15 minutes.

Ensuite j'ai tout mangé, bien sûr...

130 - Je ne vous aurais pas spoliés si longtemps que ça...

Vous avez vu !! 10h35 (au moment où je commence). Pour un lendemain de poker agité couchée à 3h, ça va, quand même. En même temps, je n'ai pas eu trop le choix, à cause de la venue ce matin à 10h du très célèbre Michel Audiard (je dis célèbre, mais si ça se trouve pas un de vous ne le connais, et moi avant c'était pareil, fatalement...). Célèbre pour les tourangeaux, dirons-nous (et Madonna, Jean-Paul Gauthier...). (Je parle du sculpteur, hein, tout le monde avait compris...)

Sinon, pour ennuyer un peu Didier, il se trouve qu'hier j'ai gagné au poker. Il faut dire que j'étais dans les trois meilleurs (sur six) (les deux suites ont considérablement aidé) et que j'ai proposé de jouer le dernier coup "tapis sans regarder nos cartes". Manque de pot pour les autres, j'avais une suite. A noter que nous jouons avec des jetons, mais pas de vrais sous. Nous autres étudiants en situation précaires ne pouvons pas nous permettre ce genre de choses...

Après on a enchaîné sur une partie de Time's up, qui est un jeu de société à mourir de rire, vraiment, puis sur une petite partie de kem's, vite terminée en beauté par ces mots de Samy : "J'aime pas ce jeu !" (lui et moi venions de gagner haut la main...). Le meilleur signe du monde c'est  : "Samy/Chloé !! DIS KEM'S !!!"

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vendredi, 03 août 2007

129 - Oups...

Je sais que je vais en décevoir beaucoup, mais hier soir, je suis sortie, et je n'ai pas eu le temps de penser à une recette... Et comme ce soir je sors encore (ça ne m'arrive pas souvent, alors quand je peux, en une fois je fais la s'maine...) pour demain... Bref, il m'est arrivé un truc dans le bus, vous aurez sûrement cela pour 15h15 (si vous êtes sages). Je sais aussi que msieur Malaussène compte sur moi pour faire un livre de recettes entier, et ce n'est pas en cassant le rythme quotidien pris depuis trois jours que je vais y arriver. Promis, je vais faire un effort. Bonne journée à tous !!

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jeudi, 02 août 2007

128 - MON risotto aux cèpes...

Voyez-vous, si ma mère ne peut s'empêcher de tordre le nez losqu'elle entre dans la cuisine alors que j'y suis justement en pleine préparation géniale, il y a une chose que tout le monde me reconnaît : je fais les meilleurs risottos de la ville (je parle des civils, hein, pas des restaurateurs). Voici donc MA recette de Risotto aux cèpes, en m'excusant d'avance pour B. Malaussène (celle-là au moins, on sait pourquoi elle n'est pas dans votre livre de recettes étudiantes).

Pour deux personnes (en général j'arrive à manger la casserole "pour deux personnes", mais pour deux personnes qui mangent des portions normales, c'est suffisant, à condition que le repas ne soit pas constitué que de ça), il faut un verre de riz (cru, pour le coup). Pour les cèpes, je suis tentée de dire que c'est à la tête du client, mais bon, disons qu'un bon bol c'est pas mal (bien plein, le bol, si ce sont des cèpes surgelés - oui, ça existe, on en trouve au supermarché, et oui ils ont le goût. Vous ne croyez quand même pas que je ne mange des cèpes que lorsque c'est la saison, si ? non, bon). Avant de commencer, préparez du bouillon de volailles (1 litre pour un verre de riz) et sortez un pot de crème fraîche et une grosse cuiller que vous garderez à portée de main.

Faites revenir le riz dans une casserole avec un peu d'huile en remuant doucement, mais constamment. Quand les grains sont bien blancs, ajoutez deux ou trois louches de bouillon (la première fois il faut qu'il soit bien noyé). Ajoutez de l'eau dès que le niveau baisse suffisament pour que les grains du dessus ne soient plus dans l'eau (ne faites pas comme ma mère : on ne met pas toute l'eau d'un coup). Si vous utilisez un riz "normal" (basmati, ou autre, tout ce que je veux dire c'est qu'il ne faut pas prendre du riz spécial pour les risottos), il cuit en général en 11 minutes, alors que les cèpes ont besoin de 6 à 8 minutes de cuisson. Ajoutez donc les cèpes en cours de cuisson de manière à ce que riz et champignons soient cuits en même temps. Continuez toujours de remuer, jusqu'à totale absorption de l'eau. Il faut donc vous arranger pour qu'à la onzième minute, à peu près, il n'y ait presque plus d'eau (à ce moment-là, ça clapote au fond, il ne faut surtout pas arrêter de remuer sinon ça accroche). Quand toute l'eau s'est bien évaporée (tout en gardant quand même le riz humide) éteignez le feu et ajoutez une bonne cuillerée de crème fraîche, bien bombée pour un verre de riz. Remuez bien et servez bien chaud.

Point de gruyère cette fois (vous voyez que je sais parfois me tenir), mais un peu de parmesan est autorisé (c'est toutefois un peu dommage).

Enfin, petit must : Si par hasard il y a un foie cru (de volaille, hein, pas celui du voisin) dans votre réfrigérateur, coupez en deux tranches d'un bon centimètre d'épaisseur par personne (en général j'en mange plutôt trois par assiette, mais je ne force personne, n'est-ce pas, et cette fois au moins vous pourrez apprécier mes efforts pour donner des quantités à peu près correctes) et faites-les revenir à feu très doux 20 secondes de chaque côté. Posez les prestement mais néanmoins délicatement sur les assiettes de risotto, et dégustez...

mercredi, 01 août 2007

127 - Si c'était une fille qui chantait...

Herman Düne, I Wish That I Could See You Soon

Artist: Herman Düne
Album: Giant
Year: 2006
Title: I Wish That I Could See You Soon

I had to leave you and go away
but i think about you every day
in the morning and in the afternoon
I wish that i could see you soon

and when i heard you i felt so fine
it was like there was
nothing left on my mind
it was like Rockaway Beach in the month of June
I wish that i could see you soon

I have no plans to meet you baby,
I had a million things to do baby,
But it hit my heart with a harpoon,
I wish that i could see you soon
-- The angels go
How long until you can't see her?
And i'm like - the sooner the better
do you really think she'll wait for you?
Well i have no way to say and there's nothing i can do
Well i have no way to say and there's nothing i can do

-- go!

Now that i'm across the sea i wonder if
you're gonna wait for me
or if you're gonna find
a new boy to spoon
I wish that i could see you soon

And if you
wait a little my pretty friend
until I come back to hold your hand
would be like bugs when they break through the cocoon
you know
I wish that i could see you soon

It has been a while
since i felt like this
and now i've found someone i really miss
under the sun
under the moon
I wish that i could see you soon
-- Angels!
How long until you can't see her
And i'm like - the sooner the better
do you really think she'll wait for you?
And i'm like
there's no way to say and there's nothing i can do
And there's no way to say and there's nothing i can do
-- go!

(...)

How long until you can't see her
And i'm like, well, the sooner the better
do you really think she'll wait for you?
And i'm like
there's no way to say and there's nothing i can do
And there's no way to say and there's nothing i can do
And there's no way to say and there's nothing i can do
no way to say and there's nothing i can do


Herman Düne Lyrics

126 - Hier dans le bus.

Hier midi, en rentrant du travail, j'ai dû prendre le bus. Je monte, prends mon ticket, m'installe, avec un bras qui dépasse certes de dix malheureux centimètres de la limite du siège. Un arrêt plus loin, il me semble, monte un homme, un peu chargé (sac devant, sacoche d'ordinateur derrière), qui passe et me bouscule en me jettant sa sacoche d'ordi dans le coude gauche. Comme il est chargé, et qu'il ne l'a pas fait exprès, je retiens le "Oh ! Malotru ! Vous pourriez au moins vous excuser !" tout prêt à fuser (il en faut, de la volonté, parfois...) et me contente d'un "Mais aïe !" (oui, je sais, parfois je suis une petite joueuse) qui ne le fait même pas se retourner (s'excuser, n'en parlons pas).

Je me dis alors que s'il repasse pour descendre et qu'il me refrappe violemment, je ne me gênerai pas : "Dites donc, vous ! Oui, le malotru, là ! Ca vous gênerait de vous excuser, au moins ?? Parce qu'à l'aller, je ne dis pas, mais là ça fait deux fois, et pas une vous n'avez eu l'air de regretter de m'avoir agressée ! Non mais j'vous jure, vraiment ! Pas étonnant que tout le monde se tape dessus, quand on voit le nombre d'amputés du civisme qui se baladent en liberté !!"

Mais il n'est pas repassé (il est descendu par la porte de derrière, il a dû sentir ma colère, en être apeuré, et s'enfuir comme un petit chacal stressé...)...

15:15 Publié dans Blablabla | Lien permanent | Commentaires (7)

125 - J'ai trouvé une vidéo de toute bôté

Allez donc voir ça.

Justin Timberlake, je l'avais déjà vu, et j'avais bien rigolé.

Le reste... je vous le laisse découvrir, c'est cadeau, ça me fait plaisir.

124 - Nouvelle recette, avec du riz (et du gruyère).

Amis de la poésie culinaire, bonjour !!

Pour vous reposer les neurones, après mon brillant exposé d'hier, voici une nouvelle recette, étonnemment facile à réaliser :

Prenez du riz (déjà cuit) (je dis ça surtout pour Didier) (donc, Didier, il faut demander à Irrempe de vous faire cuire du riz à l'avance). Mettez-le dans un bol. Mettez une proportion considérable de gruyère rapé et de parmesan (si vous en avez), du genre deux tiers/un tiers (deux tiers de fromage, bien sûr), mélangez bien, et mettez au micro-ondes une bonne minute. Une fois que c'est bien chaud, touillez comme il faut, jusqu'à ce que ça devienne, non seulement homogène, mais aussi presque dur. C'est là que c'est bon (quand ça s'est un peu refroidi). C'est du riz au gruyère (parce qu'il n'y a pas toujours assez de parmesan pour que je ne me sente pas coupable de finir le paquet). Et c'est trop bon sa race. (Et ça tient au corps, je vous raconte pas.)

Edit de 14h28 : je suis absolument confuse, croyez-moi, je ne sais vraiment pas ce qui m'a prise, bref j'ai oublié un élément essentiel dans cette recette (d'où, sans doute, le fait que mon riz au gruyère vous plaise moins que le reste) : la crème fraîche (j'ai bien dit fraîche*). Il faut en mettre, bien sûr. Une bonne cuillerée à soupe (voire deux) suffi(sen)t en général, mais comme pour le reste, c'est en fonction des goûts de chacun, hein...

* Pour votre gouverne, la crème liquide est de toute façon diététiquement bien moins bonne que la fraîche. Si si ! vous n'avez qu'à demander à des gens plus calés que vous et moi en diététique (des vrais, pas des charlatans), ils vous le diront.