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vendredi, 21 septembre 2007

164 - Vive William Saurin...

Je crois bien que je suis en passe de devenir sérieusement alcoolique. Voyez-vous, il se trouve que je m’ennuie grave ma race, là. Parce que finalement, en attendant samedi, je ne connais personne, à part Renata (et Yuliya, qui passe visiblement tous les soirs en coup de vent et qui monte s’enferme directement dans sa chambre avec son boyfriend, qu’elle veut pas nous le montrer et qu’elle a bien raison, parce que des fois qu’il se rendrait compte qu’il y a des filles canons qui existent, et qu’il y en a même dans la même maison que sa girlfriend… bref) que j’attends avec impatience le soir. Elle se fait son dîner, et moi je lui cause, et je dîne après. Du coup je l’empêche de lire son journal, mais elle n’a pas l’air de m’en vouloir. D’ailleurs je lui ai dit que jusqu’à maintenant elle constituait le peu de vie sociale que j’aie. On dirait une Mikeline, toute seule, avec mes plats cuisinés pour un (que la taille du morceau de saumon suffirait pour un enfant de 5 ans et demi, éthiopien, et encore, mais je vais pas commencer à manger comme deux, surtout qu’aujourd’hui ma principale activité fut la sieste), vive William Saurin, c’est moi qui vous le dis… Tout ça pour dire que la bouteille de moelleux que j’ai débouchée hier a vu ce soir sa dernière goutte tomber dans mon verre. Au rythme d’une demi-bouteille par jour… (moins le verre que j’ai servi à Renata, les autres n’étaient pas là, c’est quand même pas de ma faute). En parlant des autres, il s’avèrerait en fait que Justin soit chinois… L’auberge espagnole, je vous dis, sauf qu’on n’en a toujours pas vu la couleur, du chinois.

Du coup, super blasée que je suis, j’attends samedi et la réception donnée gracieusement en l’honneur des international students, suivie d’un informal supper à 7h30 dans la dining room de la fac. Parce qu’il y a une dining room, et je vous raconte pas comment qu’on dirait trop de chez trop une salle immense du genre de celle qu’on voit dans les films amérloques avec les bals de promo (que j’ai toujours rêvé d’aller à un bal de promo, d’ailleurs). En attendant, justement, je ne connais personne, et je m’amuse à faire la sieste me promener toute seule dans la maison (au bout de dix fois, c’est lassant).

J’ai aussi décidé de travailler le personnage en attendant de rencontrer des vrais gens. Comme mon père m’a acheté un verre à pied pour boire le vin qu’il m’a laissé, j’en profite aussi pour boire dedans non seulement ça, mais mon jus d’orange le matin et mon eau toute la journée (le thé reste dans le mug, faut quand même pas déconner !). Je vais me fabriquer une image de française pochtronne délicate et élégante (snob, ouais !). Ce qui ira très bien avec ma voix de quand je parle anglais. Parce que figurez-vous (allez-y, figurez-vous, parce qu’après…) que quand je parle anglais je n’ai pas la même voix nasillarde qu’en français. J’ai une voix un peu plus rauque, allez savoir pourquoi (c’est quand même pas la soirée de lundi passée à gueuler et boire chez Samy qui m’a rendue comme ça à vie, mais si c’est le cas je me mets définitivement au paquet et à la bouteille par jour, avec gueulante optionnelle), j’me trouve sexy en diable, sauf qu’il n’y a personne pour en profiter, c’est con.

(Le bébé cyclamen se porte super bien, j’ai que ça a faire de le regarder, de toute façon, sauf que je devrait peut-être lui compter les fleurs, parce que soit je déconne grave soit y’en a qui poussent à toute berzingue.)

P.S. : Ma mère avait raison, il y a bien un bouton pour déclencher le gaz sur la gazinière (donc pas besoin d’allumettes). Conclusion : finalement c’est plutôt l’image de la blonde que je devrais tenter de cultiver… et une mère a TOUJOURS raison (c’est rageant mais c’est comme ça).

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