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samedi, 29 septembre 2007

181

Passé plus de trois heures à chercher des références de livres sur Internet, j’ai les yeux explosés. Mais plein de livre à aller chercher, aussi. Le tout en jetant un œil de temps en temps au match Nouvelle-Zélande/Roumanie : j’avais entendu (de mon frère Edouard, notamment) que les Bleus étaient vraiment nuls, pas foutus de faire plus de 77 points de différence contre la Namibie (87-10). Il est vrai que la Namibie est la moins bonne de toutes les équipes du tournoi, mais les Blacks sont certainement les plus terribles (pour ne pas dire les meilleurs) et ils ont fait, si je ne m’abuse, 77 points de mieux que les Géorgiens cet après-midi (85-8), et à deux points près dans chaque camp, leur score est à peu près le copié-collé de celui de France-Namibie (et en moins bien, en plus…).

Et les Sud-Africains viennent tout juste de marquer leur premier essai contre les Canadiens, à la (non, vous ne rêvez pas) 16e minute… Alors pouêt pouêt, hein…

180 - Week-end très froid (et p’t’êt’ même pluvieux) en perspective…

Une journée très remplie hier, d’où l’absence de notes… Je suis d’abord allée hier matin à la Bedford Library (une des bibliothèques du campus), pour m’y inscrire et y emprunter un livre, The life and adventures of Thomas Coryat, de Michael Strachan, qui était indiqué comme étant « on shelf » (sur l’étagère, à sa place, donc), sur le catalogue, était en fait en quelque sorte perdu. Dans la mesure où je suis sensée travailler sur T. Coryat, et que ce livre est le seul à ma connaissance (et aussi à celle des professeurs que j’ai vus jusque là) qui soit entièrement consacré à ce personnage, tout commence bien.

Sur cet échec, je me suis donc rendue à mon rendez-vous avec le professeur Francis Robinson, auteur, visiblement, de The Mughal Emperors, un livre qui a l’air très intéressant et qui est très coloré (et qui risque d’être relativement intéressant pour mon sujet également, dans la mesure où T. Coryat est parti en Inde voir le Grand Mogol de son temps). Ce monsieur fut vraiment très sympathique : il m’a donné une piste très intéressante, je pense (c’est toujours la même histoire, vérifier que ça n’ait pas été déjà fait), un nom d’un autre voyageur contemporain de Coryat qui est allé en Afrique du Nord, et plusieurs noms d’ouvrages par lesquels commencer (une fois que j’aurai lu les trois livres de Coryat himself (TROIS ? mais je n’en ai qu’un… Le deuxième livre que je « possède » a en fait été écrit par un de ses rivaux), et le livre de M. Strachan…).

J’ai ensuite retrouvé deux de mes nouveaux amis que j’ai invités à déjeuner (et qui ont visiblement apprécié, les carbonara n’étant apparemment pas au menu tous les jours dans le restaurant universitaire (qui a pourtant un très beau plafond, en fait, aucun rapport).

Puis nous sommes allés nous enregistrer à nos cours de langues respectifs : espagnol pour moi (on s’abstient de toute moquerie, s’il-vous-plaît) et anglais (soutien) pour eux. Bâtiments différends, mais approximativement le même temps d’attente pour nous tous (1h30 pour moi, un peu plus pour eux…), la joie ! Et c’est là, précisément, qu’on se dit que bon sang à quoi ça sert de faire des préinscriptions, de les confirmer en arrivant, de renvoyer notre « contrat d’apprentissage », si c’est pour nous faire courir partout pour le moindre cours. Trois inscriptions, ça ne suffit pas ? (Visiblement, non.)

Forcément, on a raté le Health Centre, qui était fermé quand nous avons enfin pu nous échapper des bâtiments sus-mentionnés. On a juste filé voir madame Sizer, qui s’occupe des Relations Internationales, je suppose (en tous cas c’est elle la partie administrative des étudiants Erasmus/Socrates), pour lui faire signer nos attestations de présence, essentielles pour toucher la fameuse bourse. Pour info, quand à Tours nous avons droit à 420€ par mois (en tant qu’étudiants non boursiers), les même à Nanterre n’ont « que » 100€ par mois… (On m’a même parlé de 50€ par mois dans certaines universités de Paris, et de 80€ à Rennes, si j’ai bonne mémoire ? Hélène…).. Donc nous sommes plutôt chanceux, je trouve…

A part ça, tout va bien, je pense que je vais faire un tour (plutôt long, le tour) à la bibliothèque aujourd’hui. Juste pour le plaisir, les horaires d’ouvertures des deux principales bibliothèques du campus :

  FOUNDER’S LIBRARY AND BEDFORD LIBRARY
  Monday - Thursday 09:00-23:00
  Friday 09:00-19:00
  Saturday 11:00-17:00
  Sunday 13:00-21:00

Et aussi cette petite note :

  IN ADDITION – EXAM PERIOD ONLY [23th APR - 25th MAY]
  BEDFORD
[23th APR - 25th MAY]
  24 hour opening, 7 days a week. College/Library card required for access between 22:00 and 08:00.
  FOUNDER'S [25th APR - 20th MAY]

  Friday 09:00-21:00

Voilà, voilà… Pour une fois, voilà une idée INTELLIGENTE à copier chez nos « amis anglo-saxons »… Parce qu’à ceux qui me diront que personne n’irait jamais, je répondrai : « Oh que si ! » C’est peut-être une question d’habitude à prendre, mais rien que pour les étudiants salariés, ce serait un joli progrès, et pour les autres, eh bien, vous n’avez qu’à voir le nombre de gens qui se font mettre dehors à 23h…

jeudi, 27 septembre 2007

179 - D'après vous, où est-ce que je devrais m'inscrire ??

Sachant que j'ai déjà une petite idée, hein, des rares "Societies" qui me plairaient bien, et que si c'est pour me dire "Christian together" vous savez où est la porte...

Skills and Awareness
Classical
Debating
Economic
Historical Re-enactment
History
Investment
Juggling
Management
New Lyell
People and Planet
PIR – Politics and International Relations
Talk Science

Political and Religious
Christians Together
Conservative Future
Hindu
Islamic
Labour
Sikh 

World Culture:
ACS – Afro-Caribbean Society
Chinese
European
French
German
Hispanic
Italian
Japanese
Pakistan
Persian
Polish 

Social:

Anime and Manga
Bachelors
Expedition
Freedom
Games
Geography
IFIS – Institute for Impure Science
JBAS – James Bond Appreciation Society
Poker
Psychology
WACAS – Wine And Cheese Society
Young at Heart  

Music and Arts:
Absolute Harmony
BALADS – Ballroom And Latin American Dance Society
Comedy
Creative Arts
Dance
Drama
Indian Dance
Jazz
MTS – Musical Theatre Society
Revelation Rock Gospel Choir
Rock
Savoy Opera

Alors, alors, alors ?

(Pour vous aider, j'en ai déjà mis 8 de côté... Lesquelles ?)

178 - RACHEUMEUNEU

RACHEUMEUNEU, c'est un test. Ce mot (RACHEUMEUNEU, donc) n'existait pas il y a encore quelques jours dans les référencements de Google. Maintenant, si vous tapez RACHEUMEUNEU, vous aurez des résultats. Et en fait, c'est un certain Luc qui a lancé l'idée de mettre des RACHEUMEUNEU partout dans les blogs, et que, arrivée une certaine date (que je ne connais pas), le jeu du RACHEUMEUNEU s'arrêterait, et que c'est celui qui serait placé en premier dans les recherches de RACHEUMEUNEU sur Google qui gagnerait. Quoi ? Je n'en sais pas plus que vous, mais bon, juste pour le fun... RACHEUMEUNEU, quoi !

177 - Tout le monde debout !!

Il y a en fait un truc dont je dois absolument vous causer, mes amis. L’eau d’ici me fait la peau hypra-supra-sèche. Et l’eau et la peau sèches, visiblement, ça me fait le poil cassant. Voyez-vous, quand, armée de ma pince à épiler dans la main droite et d’une feuille de sopalin dans la gauche (pour y déposer un à un les ptits poils que j’arrache – oui, pour ces choses-là, j’ai de la patience), je m’attaque à l’arrachage systématique*, eh bien mes ptits poils se cassent, et je dois m’y reprendre à plusieurs fois avant de réussir à arracher un truc qui ne fait plus qu’un millimètre ou deux à l’extérieur, mais un bon centimètre à l’intérieur (oui, les poils, c’est comme les icebergs). Donc forcément j’y passe plus de temps.

Deuxième effet (pas forcément évident et peut-être à vérifier) de l’eau-qui-rend-la-peau-sèche : les poils incarnés sont tout près (mais alors vraiment tout près) de la surface. Donc il n’y a qu’à gratter un peu avec la pince pour les faire sortir. Ce qui occasionne fatalement de grandes rayures bien blanches sur le long de la jambe (même quand je me gratte avec mes douces mains, d’ailleurs). Et c’est pas beau. Non pas que j’entende trouver un mari dans les semaines qui viennent (encore moins ICI), mais bon, l’hiver aidant, j’ai quand même un peu peur que mes jambes ne finissent par s’effriter (ce qui serait tout de même assez dommage...).

Alors pour mon visage et mes mains ça va, c’est super doux, rapport aux crèmes à base de cire d’abeille, gelée royale et autres beurres naturels (karité, etc.) que j’utilise pour me tartiner matin et soir, mais les jambes… Donc si un représentant d’une marque de produits naturels (Nuxe ou Darphin, par exemple) (oui j’ai des goûts de luxe, et alors ?) passait par là, je suis prête à vendre mon âme (comprendre faire des tonnes de pub, tous les jours si il le faut) juste pour me faire offrir des pots entiers de crème pour mes jambes.

Voilà voilà. Comment ça, c’était pas la peine de tous vous rameuter pour un truc aussi dégueu que l’extraction forcée de mes poils de jambes ? Mais c’est l’blog à qui, ici ? NON MAIS !

P.S. : Rapport au deuxième effet, je vous lance tous, mes internationaux et innombrables lecteurs que vous êtes, à la recherche du pays dont l’eau annihilerait totalement les poils incarnés (ça, c’est un combat juste et utile…).

* L’arrachage systématique, pour ceux qui se demanderaient, je peux m’y livrer n’importe quand, n’importe où, comme toutes les filles, ne faites pas vos innocentes écœurées, avec moi ça prend pas !! Mais le meilleur endroit/moment, c’est devant la télé en regardant les jeux télévisés.

176 - Où il paraîtrait que je suis romantique…

Hier soir. Renata est en train d’empaqueter très exactement 18 cigares pour son bien-aimé (soldat encore en poste en Afghanistan, mais plus pour longtemps, dois-je vraiment vous le rappeler ?), après avoir lu ce désir exprimé dans l’une des cinq lettres (écrites par lui, bien sûr) qu’elle avait reçues le jour même. Nous sommes toutes les deux assises à la table du salon, avec un verre de vin, et Justin est sur le canapé, en train de dîner dans un plat posé sur une chaise devant lui (figurez-vous, mesdames, mesdemoiselles, messieurs, que ce garçon CUISINE ! et hachement bien, encore…). Tout d’un coup, notre jeune ami chinois décrète que je suis quelqu’un de très romantique, ce qui nous fait bien sûr nous esclaffer, Renata et moi (elle a passé plusieurs de ses soirées à faire de petits paquets de coca, sprite et autres fanta pour son cher et tendre, des cigares, etc. Bref à répondre au moindre de ses désirs, nous expliquant toujours que quand on le verrait, on comprendrait bien qu’elle ne peut pas faire autrement, parce qu’il mérite qu’elle soit si gentille – on sait ce que je pense de ce genre de comportement… mais bon elle l’a pas vu depuis un bail, etc.). Renata osa même protester : Justin lui répondit : “Just listen to me : YOU are the most romantic person I’ve ever seen. But Chloé is also the kind of romantic person, and I’m tellin’ you why : she is always with a cup of tea, listening to the music, and that kind of music is JAZZ.” Voilà voilà. Ça vous la coupe, hein ?? Donc je suis romantique (parce que je bois du thé en écoutant du jazz, je reprécise pour les non-anglophiles). Ça le fait, ou ça craint (du boudin) ?

(Là, par exemple, je suis en train d’écouter Studio 1 Soul en buvant mon Lady Grey avec une cuiller de miel, après avoir terminé mon jus d’orange (dans mon verre à pied, bien sûr).)

A part ça, dans le rayon intéressant, j’ai rendez-vous demain avec le professeur Francis Robinson, pour causer de Thomas Coryat, et de l’histoire moderne de l’Inde, histoire de m’aider à trouver des archives et sources plus facilement. Mon mail a été envoyé à 18h55, à 19h30 j’avais la réponse. Si ça c’est pas du rapide… Je crois que je vais assez facilement me faire à certains trucs, ici, quand même…

Et sinon, quoi de neuf aujourd’hui ? Oh… je pense que je vais retrouver mes nouveaux amis, n’est-ce pas, pour d’autres formalités d’inscription, et puis on verra bien, après tout !

175 - La vérité sort de la bouche des enfants...

COMMENT CHOISIR AVEC QUI SE MARIER ?

Il faut trouver quelqu'un qui aime les mêmes trucs. Si tu aimes le foot, elle devra aimer que tu aimes le foot et t'amener des chips et de la bière.
Alain, 10 ans

On ne décide pas vraiment avec qui on va se marier. Dieu décide tout bien avant et tu vois après qui il t'a collé.
Kirsten, 10 ans

QUEL EST LE BON AGE POUR SE MARIER ?

Le meilleur âge c'est 23 ans, parce que tu connais ton mari depuis au moins 10 ans.
Camille, 10 ans

Il n'y a pas de bon âge pour se marier. Il faut être stupide pour avoir envie de se marier.
Freddie, 6 ans

QU'EST-CE QUE TES PARENTS ONT EN COMMUN ?

Ils ne veulent pas d'autre enfant.
Laure, 8 ans

QU'EST CE QUE LES GENS FONT A UN RENDEZ-VOUS ?

Les rendez-vous, c'est pour s'amuser, et les gens devraient en profiter pour se connaître mieux. Même les garçons ont quelque chose d'intéressant à dire si tu écoutes assez longtemps.
Linette, 8 ans

Au premier rendez-vous ils se disent des mensonges intéressants, comme ça ils sont d'accord pour avoir un deuxième rendez-vous.
Martin, 10 ans

QUE FERAIS-TU SI TON PREMIER RENDEZ-VOUS SE PASSE MAL ?

Je rentrerais à la maison et je ferais semblant d'être mort. Et j'appellerais les journaux pour leur demander d'imprimer que je suis mort.
Craig, 9 ans

QUAND EST-CE PERMIS D'EMBRASSER QUELQU'UN ?

Quand ils sont riches.
Pamela, 7 ans.

Si tu embrasse quelqu'un, il faut se marier et avoir des enfants avec elle. C'est comme ça.
Henri, 8 ans

EST-IL MEILLEUR D'ETRE CELIBATAIRE OU MARIE ?

Je ne sais pas ce qui est mieux, mais je ne ferai jamais l'amour avec ma femme. Je ne veux pas qu'elle devienne grosse.
Théodore, 8 ans

C'est mieux d'être célibataire pour les filles. Mais les garçons ont besoin de quelqu'un pour nettoyer.
Anita, 9 ans


COMMENT FAIRE POUR QUE TON MARIAGE MARCHE BIEN ?

Il faut dire à ta femme qu'elle est jolie, même si elle a l'air d'un camion.
Richard, 10 ans

 

(Je ne sais plus où j'avais trouvé ça, mais bien sûr il ne s'agit pas d'une enquête menée par moi-même, hein... Si jamais l'auteur de l'article initial devait, par hasard, tomber ici, qu'il sache que je m'excuse par avance et qu'il se déclare dans les commentaires, je rajouterai bien entendu son nom en très gros dans la note.)

(Je le sais que normalement c'est l'inverse, on demande d'abord la permission, et ENSUITE on publie, mais bon...)

mercredi, 26 septembre 2007

174 - Où je commence à socialiser pour de bon…

Mes amis, bien le bonjour ! Quelle magnifique journée (bon, OK, il caille à donf, mais quand il fait beau dans nos cœurs, who cares ?) pour vous raconter plein de choses très intéressantes ! La première d’entre toutes étant que j’ai trois (oui, TROIS) nouveaux amis !! Bon d’accord, sur les trois il y a deux Français (un de chaque sexe) et la troisième est italienne (mais alors une belle, hein !), mais c’est déjà un progrès, et puis c’est la porte ouverte à toutes les fenêtres, si ça s’trouve !

Je suis donc allée ce matin aux deux réunions auxquelles (pour une fois) j’étais supposée allée (ça tombe bien). La première servait à nous apprendre à nous servir des ordinateurs de la fac (ne riez pas : moi aussi je rigolais doucement au début, mais en fait c’est hachement bien leur présentation, dans la mesure où IL Y A vraiment des trucs à présenter). D’abord on nous a expliqué qu’on devait utiliser chacun notre nom d’utilisateur et notre mot de passe pour ALLUMER les ordinateurs, ce qui nous donne accès chacun à un morceau de disque dur (qu’on retrouve sur tous le campus, soit dans les 13 salles informatiques, ou sur notre propre PC si on se connecte grâce au Wifi). Donc c’est protégé, puisque mot de passe et nom d’utilisateur. Et puis c’est hachement bien. Et même qu’avec l’email que nous fournit l’université, on peut envoyer des emails à tout le monde. Là, je vous vois vous marrer derrière votre computer, parce que bon vous aussi vous pouvez le faire, me direz-vous. Oui sauf que si vous rigolez doucement, c’est parce que je me suis mal exprimée : vous disposez, quand vous rédigez un nouvel email, des emails de TOUS les gens qui sont à l’université (étudiants, profs et autres personnels). Et comme on utilise énormément les emails, ici, pour poser toutes nos questions aux profs, demander des trucs et des bidules, rendre tous les devoirs… ben c’est quand même hachement pratique.

Ensuite on a eu la réunion des Erasmus avec notre Superviser, qu’est le Dr Hugo Blake : un homme d’un certain âge, certes (rares cheveux restants bien blancs), mais d’une élégance… De beaux yeux bleus, et de très belles mains. Bref, un homme charmant, très agréable, vraiment, et qui a répondu à toutes nos questions (en même temps on n’était que six : deux Allemandes, deux Françaises et deux Italiennes – nous y voilà…). C’est donc à cette réunion que j’ai fait la connaissance de Noémie, étudiante en première année de Master à Nanterre, et de Tatiana, inscrite à l’Université La Sapienza de Rome (et à l’origine étudiante dans le domaine du cinéma…). Elles sont absolument adorables, et surtout, quelle joie de pouvoir enfin faire la bise à des gens !! A croire dans c’pays que les contacts physiques, ça colle immanquablement la gale… Puis Noémie m’a emmenée rejoindre Louis-Guillaume et nous avons déjeuné tous les trois, plus Tatiana, qui se trouvait également là. Après on a enchaîné sur la carte de l’Union des étudiants (donc photomaton pour moi, ainsi que Tatiana, d’ailleurs), et (ah zut on a oublié le Health center… tant pis, j’irai une autre fois) après nous nous somme séparés (en ce qui me concerne je suis rentrée à la maison, et j’ai bien fait vu l’averse qu’on se cogne depuis que je vous écris…).

Alors, c’est pas de la socialisation, ça ??? Tout de suite, je vais avoir beaucoup moins de mal à rester plus longtemps aux diverses « parties » organisées par toutes les associations possibles et imaginables existant sur ce campus… Vous êtes fiers de moi, pas vrai ?

mardi, 25 septembre 2007

173 - I’VE GOT MY FUCKING STUDENT CARD !!

Même que ça a pas été de la tarte, laissez-moi vous l’dire… Je vous épargnerai quand même les détails, parce que bon LE truc important à savoir c’est juste que j’ai une tête infâme sur ce bout d’plastique, rapport au fait que la connasse qui fait les cartes d’étudiants, elle aurait même pas pris la peine de me prévenir que c’était à ce moment-là qu’il fallait sourire, parce que bon elle allait appuyer sur le bouton (c’est le même système qu’on a à Tours, hein…). M’enfin… 

J’ai une carte, et c’est tout ce qui compte. A part ça, il y a deux jours (oui, je sais j’ai tardé à vous le dire, c’est honteux et je m’en excuse), j’ai enfin fait la connaissance du jeune homme habitant en ces lieux, prénommé Justin, et chinois de sa petite nationalité. Le genre de chinois qui t’explique que c’est normal le communisme en Chine, parce que bon c’est quand même 1.4 (prononcer « one point four ») billion people, et que bon ça se rule pas that easily (autrement dit si tu veux pas que ça soit le bordel dans un pays qui contient – oui, c’est le mot – presque un milliard et demi d’âmes humaines (je dis ça, parce que je sais que certaines personnes pourraient être tentées de penser aux brins d’herbe quand je dis « âmes » et bon, rapport ne serait-ce qu’aux rizières, des ptites pousses genre herbe ou autres doit y’en avoir autrement plus qu’un milliard et demi en Chine alors bon…), vaut mieux éviter la multiplicité des partis, et par multiplicité on entend bien sûr qu’il ne peut même pas y en avoir deux). Comment ça elle est undickable (spéciale dédicace à Didier, et à Aurélie), ma phrase ? Débrouillez-vous, hein… Et quand après tu lui dis que c’est pas tant le fait que le communisme gère le pays que le fait qu’il n’y ait pas vraiment de liberté de penser dans son pays, il est étonné, le garçon, et il te dit « t’es sûre ? » (bon, en anglais, évidemment, mais j’ai pitié de Didier…). Et moi : « ben oui, y’a quand même toujours quelques journalistes enfermés chez vous, même des journalistes internationaux, juste parce qu’ils ont osé prendre la parole contre le régime en place (bon évidemment ma phrase en anglais était beaucoup moins éloquente)… » Et Renata d’acquiescer, donc il admet, je pense, il était juste pas au courant, et en fait, finalement « Well I don’t care, so… » Pour enchaîner directement sur le nouvel I-phone, parce que bon son job ça va quand même probablement être de les vendre.

Pour info c’est le même garçon qui nous avoue que rien à renifler de la bière, il devient vert (nous voyant nous enfiler verre de vin sur verre de vin avec Renata, hyper impressionné, donc, parce que le vin c’est quand même TREIZE pour cent d’alcool… : « And as a man, I’m quite embarrassed at this moment… »). A part ça, il est super sympa, très friendly, et assez drôle. Donc je dirais que j’ai plutôt de la chance d’être tombée sur ces colocataires.

Et en mangeant les dragées du mariage de ma cousine (ce qui me fait penser que Daphné, tu aurais pu me remercier de t’avoir rendu ton appareil photo, que tu l’avais oublié dans la voiture de ton papounet depuis le 8 septembre, quand même…), je me souviens que j’ai enfin réussi à récupérer mon emploi du temps : pour faire simple, j’ai cours de 12 à 17h le mardi, et le mercredi (tiens, j’ai oublié de noter les heures…) et le vendredi jusqu’à 15h. Je n’ai pas encore récupéré les horaires de cours d’espagnol, mais y’a qu’à espérer que ça ne soit pas le lundi, et du coup ça devrait être OK pour rentrer début novembre… En plus tout ce fichu programme qu’on m’avait donné était le mauvais, c’est celui des premières années, fraîchement débarqués, donc rien à voir avec moi. Sauf que j’ai beau être masterizing in Tours, eux they fuck off parce qu’en tant qu’Erasmus je suis les cours de 2e année, donc je suis qu’Undergraduate… Bref.

Comment ça, c’est de plus en plus le bordel, mes notes ??? Ah bé, mes bons enfants, c’est que quand on est en plein dans l’histoire de Jacques Ier Stuart, on est un peu déconnecté, hein… (Saviez, vous, que Marie Stuart elle avait dû chevaucher une nuit entière enceinte jusqu’aux dents – six mois, quand même – pour pas se faire zigouiller ??)

Edit : J'ai quand même failli oublie la meilleure, donc sans doute la plus drôle, de Justin, celle qui nous a littéralement fait exploser de rire hier soir avec Renata (non mais limite si on n'a pas recraché le Bordeaux par le nez) : "Hey ! You guys, the next time you come to China..."

lundi, 24 septembre 2007

172 - Au service de mes petits camarades restés aux Tanneurs :

Chers amis,

Si vous êtes (pas comme moi) inscrits cette année (encore ?) aux Tanneurs, allez donc, c'est impératif, voir ici (même si je n'y suis pas). Vous y trouverez des informations plus qu'essentielles, il me semble.

D'avance heureuse de vous avoir rendu service,

Chloé.

P.S. : Si jamais la note en question vous servait à quelque chose, merci de revenir me remerkier. Dans le cas contraire, où vous aviez très bien compris comment ça marchait, mais que maintenant vous n'y bitez ("grossier personnage !") plus rien, c'est bien entendu à Guillaume (Cingal de son nom, ça se trouvera quelque part sur le site de la fac, puisqu'il y est prof, pour les représailles) qu'il faudra adresser vos reproches (et éventuellement crever les pneus, mais il ne me semble pas qu'il vienne à la fac en voiture...).

16:43 Publié dans Blablabla | Lien permanent | Commentaires (7)

171 - I am

3dd7a5e7c0f07a9436d681c0ca356a36.jpgThe Guns of August!
by Barbara Tuchman
Though you're interested in war, what you really want to know is what causes war. You're out to expose imperialism, militarism, and nationalism for what they really are. Nevertheless, you're always living in the past and have a hard time dealing with what's going on today. You're also far more focused on Europe than anywhere else in the world. A fitting motto for you might be "Guns do kill, but so can diplomats."

170 - I am...

b46fdbc5197669b4cd8a9e8a4084379a.gifYou're South Africa!
After almost endless suffering, you've finally freed yourself from the oppression that somehow held you back.  Now your diamond in the rough is shining through, and the world can accept you for who you really are.  You were trying to show who you were to the world, but they weren't interested in helping you become that until it was almost too late.  Suddenly you're a very hopeful person, even if you still have some troubles.

169 - I am a...

6ed2b7badce7d69ddb15d111249953f5.jpgLadybug!
Most people assume you're female upon seeing you, even though you might very well be male. Don't let this gender-bending get you bent out of shape, though... you just happen to exhibit the quiet dignity and soft demeanor that people associate with the feminine side of things. Your favorite fruit is the watermelon. For some reason, people think it's fun to sing about horrible things happening to you and your family.

dimanche, 23 septembre 2007

168 - Dimanche matin bien triste...

Alors, la réception d'hier, donc. Tu parles d'une réception ! Une heure de parlote pendant laquelle je commençais déjà à me demander ce que je faisais là... Tout le monde riait au taquet aux blagues du Principal et des autres intervenants, qui ne prenaient même pas la peine de parler un peu doucement. Déjà, ça m'inquiétait un peu. Parce que si je comprenais, j'avais quand même parfois un peu de mal. Je m'attendais à vois plein de gens de nationalités très différentes, qui auraient tous un peu l'air inquiet, comme moi... En fait il s'agissait en majorité d'Anglais qui effectuaient leur première rentrée à la fac ! En me donnant le "ticket" la gentille dame m'avait pourtant dit qu'il s'agissait d'une soirée pour les "International students", "non residents". Eh bien non. Et puis après, le dîner... AAAAHHHHH, le dîner... Figurez-vous qu'on s'est retrouvé à faire la queue comme au primaire à la cantine, pour prendre des (je vous l'donne en mille) LASAGNES ! Mais alors diversifiées les lasagnes : Hallal, Végetariennes, et normales. Mais que des lasagnes. Comme si j'allais manger leurs lasagnes ! Donc j'ai juste pris le verre de tit punch que même on sentait pas beaucoup le rhum (j'allais quand même pas prendre du pseudo pétillant à deux francs, six sous, non ? NON). J'ai papoté cinq minutes avec les gens de ma table : trois anglaises et un portugais, tous en passe de commencer leur première année, et tous follement contents d'être là. Au bout des cinq minutes sus-mentionnées, je me suis barrée. Faudrait quand même voir à pas trop déconner. Je suis rentrée à la maison, et j'ai regardé "Who wants to be a Millionnaire : Celebrity", même que leurs célébrités à eux, ils en dressent tous les portraits avant qu'elles commencent à jouer et que du coup elles se tapent toutes la honte de leur life parce qu'elles ont bien du mal à dépasser le deuxième pallier (50.000£) (comme chez nous, quoi).

Non mais franchement, quand je repense à l'entrée dans la Dining room (ah ça, y'a un beau plafond, y'a pas à dire !)... Vu que les gens remplissaient les tables au fur et à mesure, j'avais le choix entre le groupe des Pintades-Grognasses et celui des racailles de douze ans et demi (avec casquettes, chaussettes sur le jogging et jogging en taille tellement XXXXXL qu'ils étaient obligés de le tenir, ça leur faisait une de ces dégaines... (oui, je le sais, que je parle comme ma mère, mais voyez-vous, il se trouve que parfois - et même souvent - ma mère a raison)). Heureusement, j'ai pu aviser la table sus-mentionnée, n'est-ce pas, où il restait une place (parce que, comme il se doit, les gens se connaissaient déjà, ils avaient pu former leurs propres petits groupes, n'est-ce pas...). D'autres Rémi(e)s que moi ? Que nenni ! Elle commence bien, cette année... (Vivement la SEMAINE de pré-rentrée à partir de demain... YOUPI YOUPLABOUM !)

samedi, 22 septembre 2007

167 - Samedi matin (très) tôt...

Bon, je ne reviendrai pas sur la victoire des Bleus contre le Trèfle hier soir (25-3, c'est ça ?) ni sur comment Chabal et Michalak ils étaient craquants (Renata est d'accord pour Michalak, mais trouve quand même que Chabal a l'air d'une grosse brute et de toute façon elle aime pas les hommes barbus, tant mieux, cocote, je te l'aurais pas filé, de toute façon, niark niark niark), ni sur comme que c'était trop dommage que Dominici il joue pas, parce que quand même qu'est-ce qu'il est beau (et en plus comme c'est le seul dans le calendrier, on aurait pu l'imaginer en train de courir tout nu sur le terrain), ni sur le fait que de toute façon les Irlandais ils ressemblaient tous à des Frankeinstein (sauf à la rigueur leur capitaine, un peu beau, mais que de très loin, alors), et quand même les Frankeinstein ils pouvaient pas gagner, ça aurait vraiment pas été juste. (Ouf.)

 Donc, comme je ne veux pas parler non plus du propriétaire canon des lieux en lesquels je réside, et qui doit revenir (c'est ça, reviens) mais je sais pas quand, sauf que ça serait bien que ça soit bientôt, quand même, rapport au lave-linge qu'il a laissé dans l'entrée (mais bon, déjà il a monté la télé et j'ai pu regarder le match alors bon...)...

Eh bien je me contenterai de vous rappeler que ce soir je vais avoir ma première vraie activité socialisante, à savoir :

The Registry team
cordially invites you to a
RECEPTION and INTRODUCTION to the College
to be held in Windsor Auditorium at 6.30pm on Saturday 22nd September 2007
followed by an INFORMAL SUPPER
to be held in Founder's Dining room at
7.30pm
(Entrance to both venues by ticket only)

WELCOME !

Vous noterez que tout de suite, "Windsor Auditorium",  ça pète hachement plus que "Amphi A, B ou crotte de bique". Parce que bon, même Denis Richet, hein, on s'en cogne un peu, et alors "Amphi Bordeaux", je vous demande un peu de quoi on a l'air avec ça.

Bon. Et puis "Informal supper" : je sais bien ce que je ferais si j'étais en France, mais pour les Rosbifs, ça veut dire quoi ? 31 moins le châpio ? ou juste comme chez nous, "décontracté-chic", comme qui dirait...

Le bon côté, c'est qu'il me reste quelque chose comme huit ou neuf heures pour y réfléchir (enfin en même temps j'admets que je me pose le problème presqu'avec plaisir, puisque je n'ai rien de mieux à faire...).

Sinon, hier, j'ai peint un ptit tableau, mais figurez-vous que je me suis plantée de câble pour relier mon appareil photo à l'ordinateur (ce qui, visiblement, A une incidence, puisque quand je branche le truc au bidule, ça ne fait RIEN). Donc je ne peux pas vous montrer les photos de ma chambre et de la maison que j'ai prises après rangement, ni celle que j'ai prise de mo biô tableau (que Renata elle a dit un truc confus sur comment qu'il est, mon tableau, mais c'était sympa, hein...).

vendredi, 21 septembre 2007

166 - Ah ah...

Holà vous tous. Il faut absolument que je vous informe d’un truc terrible : j’ai aperçu mon proprio, comme vous me voyez (pas) là, et il est YAWHAOU !!! Les filles, laissez vos copains venir tranquilles, c’est pas avec l’Ukrainienne que vous aurez des soucis. En revanche, quand vous allez venir, vous allez halluciner si jamais vous avez la chance de vois « le » Vishal. Moi je dis : vive le mélange, surtout quand ça donne un truc pareil, voyez-vous. On dirait un mélange d’indien et d’anglais peut-être, ou je sais pas trop quoi, mais en tous cas ça déchire. Ma mère avait raison, c’est un bon parti, ce mec, non seulement il est riche et sympa, mais en plus il est jeune (la douce trentaine, je dirais) et canon de chez trop beau. (Limite je l’inviterais bien à venir voir France – Irlande ce soir, n’est-ce pas…)

Voilà voilà, c’était juste pour dire ça, oui, figurez-vous qu’il ne se passe pas tant de trucs passionnants que ça ici non plus. Ah si : il faut que j’aille m’acheter un porte-savon.

Edit (d'après, forcément) : Après une rapide recherche sur Google, j'ai trouvé ça. Si c'est lui, il est encore moins vieux que ce que je pensais... Non mais dites donc oh hé !

Autre édit : C'est pas celui de la page que j'ai trouvé et dont je vous parle juste au-dessus. Le mien, de Vishal, a 24 ans (VINGT-QUATRE !) et a fait ses études à la Royal Holloway (on a déjà des tonnes de points communs), né en Angleterre de parents Indiens, il possède 23 maisons dans le voisinage... Je veux épouser ce mec. On oublie tout ce que j'ai pu dire sur Chabal, Michalak et Dominici, je veux faire des bébés métisses ! (Comment ça, je craque ? non mais je vous rappelle que je suis toujours en plein chagrin amoureux, et qu'il y a un mec canon de 24 ans (mon âge, quoi) qui est en tee-shirt dans mon salon en train de monter la table sur laquelle reposera bientôt le téléviseur grâce auquel je vais regarder Michalak et Chabal ce soir !)

165 - Quelques photos de la fac...

Avec un peu de retard, mais ce sont les notes qui prennent le plus de temps, quelques vues de la fac. Pour info, oui c'est canon, mais bon là-dedans y'a que les bureaux des gens zimportants et des chambres (sans le wifi, je m'étais renseignée, hein...).

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(Si vous cliquez sur les photos elles s'afficheront en grand.)

Vous remarquerez comme la pelouse est bien tondue...

Oui c'est tout pour l'instant, parce que figurez-vous qu'il y a un souci avec le câble de mon appareil photo (Daf, celui que j'ai posé sur ton bureau avant de partir, le gris avec un tout petit embout, en fait c'est le mien et j'ai emmené celui de ton papounet, donc si tu peux le donner à maman qu'elle le mette dans le colis avec le thé...).

164 - Vive William Saurin...

Je crois bien que je suis en passe de devenir sérieusement alcoolique. Voyez-vous, il se trouve que je m’ennuie grave ma race, là. Parce que finalement, en attendant samedi, je ne connais personne, à part Renata (et Yuliya, qui passe visiblement tous les soirs en coup de vent et qui monte s’enferme directement dans sa chambre avec son boyfriend, qu’elle veut pas nous le montrer et qu’elle a bien raison, parce que des fois qu’il se rendrait compte qu’il y a des filles canons qui existent, et qu’il y en a même dans la même maison que sa girlfriend… bref) que j’attends avec impatience le soir. Elle se fait son dîner, et moi je lui cause, et je dîne après. Du coup je l’empêche de lire son journal, mais elle n’a pas l’air de m’en vouloir. D’ailleurs je lui ai dit que jusqu’à maintenant elle constituait le peu de vie sociale que j’aie. On dirait une Mikeline, toute seule, avec mes plats cuisinés pour un (que la taille du morceau de saumon suffirait pour un enfant de 5 ans et demi, éthiopien, et encore, mais je vais pas commencer à manger comme deux, surtout qu’aujourd’hui ma principale activité fut la sieste), vive William Saurin, c’est moi qui vous le dis… Tout ça pour dire que la bouteille de moelleux que j’ai débouchée hier a vu ce soir sa dernière goutte tomber dans mon verre. Au rythme d’une demi-bouteille par jour… (moins le verre que j’ai servi à Renata, les autres n’étaient pas là, c’est quand même pas de ma faute). En parlant des autres, il s’avèrerait en fait que Justin soit chinois… L’auberge espagnole, je vous dis, sauf qu’on n’en a toujours pas vu la couleur, du chinois.

Du coup, super blasée que je suis, j’attends samedi et la réception donnée gracieusement en l’honneur des international students, suivie d’un informal supper à 7h30 dans la dining room de la fac. Parce qu’il y a une dining room, et je vous raconte pas comment qu’on dirait trop de chez trop une salle immense du genre de celle qu’on voit dans les films amérloques avec les bals de promo (que j’ai toujours rêvé d’aller à un bal de promo, d’ailleurs). En attendant, justement, je ne connais personne, et je m’amuse à faire la sieste me promener toute seule dans la maison (au bout de dix fois, c’est lassant).

J’ai aussi décidé de travailler le personnage en attendant de rencontrer des vrais gens. Comme mon père m’a acheté un verre à pied pour boire le vin qu’il m’a laissé, j’en profite aussi pour boire dedans non seulement ça, mais mon jus d’orange le matin et mon eau toute la journée (le thé reste dans le mug, faut quand même pas déconner !). Je vais me fabriquer une image de française pochtronne délicate et élégante (snob, ouais !). Ce qui ira très bien avec ma voix de quand je parle anglais. Parce que figurez-vous (allez-y, figurez-vous, parce qu’après…) que quand je parle anglais je n’ai pas la même voix nasillarde qu’en français. J’ai une voix un peu plus rauque, allez savoir pourquoi (c’est quand même pas la soirée de lundi passée à gueuler et boire chez Samy qui m’a rendue comme ça à vie, mais si c’est le cas je me mets définitivement au paquet et à la bouteille par jour, avec gueulante optionnelle), j’me trouve sexy en diable, sauf qu’il n’y a personne pour en profiter, c’est con.

(Le bébé cyclamen se porte super bien, j’ai que ça a faire de le regarder, de toute façon, sauf que je devrait peut-être lui compter les fleurs, parce que soit je déconne grave soit y’en a qui poussent à toute berzingue.)

P.S. : Ma mère avait raison, il y a bien un bouton pour déclencher le gaz sur la gazinière (donc pas besoin d’allumettes). Conclusion : finalement c’est plutôt l’image de la blonde que je devrais tenter de cultiver… et une mère a TOUJOURS raison (c’est rageant mais c’est comme ça).

jeudi, 20 septembre 2007

163 - Toujours là(-bas) (oui, un jour je vais changer de blague).

Vous allez rire, mais hier je n’ai pas pu me faire mes noodles (nouilles chinoises en sachet) parce que… JE N’AI PAS D’ALLUMETTES ! ni de briquet, d’ailleurs. Je me suis donc rabattue sur la « blanquette de veau aux petits champignons, et son riz » en plat tout préparé, que j’ai eu la bonne idée de m’acheter (en France, of course) (ainsi que du saumon avec des pâtes et du poulet avec ses légumes) (faudrait s’interroger sur la psychologie des gens qui inventent les noms de ces plats cuisinés pour une personne), puisque ça se réchauffe en deux minutes au micro-ondes.

A part ça, j’attends mon propriétaire, qui est sensé venir aujourd’hui (mais quand exactement, alors ça, mystère et boule de gomme, hein ! pire qu’un râteau Ikéa à la gadou…) pour installer un verrou à l’intérieur de ma chambre et un autre à l’extérieur. Pour celui à l’extérieur, c’est normal, les trois autres chambres (qui sont à l’étage) en ont un, et accessoirement ma chambre donne directement sur le salon. Avoir confiance en mes colocataires, yes, en tous les gens qu’ils vont ramener… Mais alors le verrou à l’intérieur… Une brillante idée de mon père. Parce que comme j’habite avec deux autres filles et un garçon, il paraîtrait que je n’ai « qu’à l’exciter un soir et il vient quand il veut me violer ». Oui papounet. Franchement… Bref verrou installé ne veut absolument pas dire que je l’utiliserai. Moi qui me lève une nuit sur deux pour aller faire pipi, trois fois sur quatre en dormant (suis un poil somnambule) vous me voyez m’échinez sur un verrou ?? C’est un coup à me faire pipi dessus ou à finir dans le jardin ! Hors de question.

Comme si ma vie devait être plus intéressante en Angleterre qu’à Tours… Mais bon…

Le manque d’allumettes d’hier soir m’a fait me souvenir que j’ai dit à ma mère que franchement elle aurait pu me laisser un paquet de clopes, je n’en ai même pas une à fumer, et franchement, hier soir, avec mon verre de vin… Bref, dans le contexte, ça l’faisait. (Daphné : chut tais-toi !). Je pense que je vais lui demander de m’envoyer un paquet de Camel et un de Malback light, parce que là, voyez-vous, ça va me manquer (et je pense que je vais finir par craquer et acheter des tiges de huit ici, alors qu’elles sont beaucoup plus chères). D’ailleurs, en parlant de ça, je crois même que je vais monter un ptit trafic, moi…

A part ça, le bébé cyclamen se porte bien, mais le bébé bonzaï a l’air d’être un truc vachement chiant à faire pousser, qu’est-ce qui m’a pris d’acheter ça, franchement, au lieu d’un déjà poussé ??

 

PS : Bon, Daf, le fait que tu viennes ici tous les jours et que tu lises tout et que tu habites encore chez nos parents ne t'autorise quand même pas à TOUT leur raconter de ce que je dis là, hein...

mercredi, 19 septembre 2007

162 - Enfin là (-bas)...

Un trajet un peu long (sept heures environ) mais qui s’est déroulé plutôt bien, pas de souci, pas d’enguirlandages… Arrivés CHEZ MOI, nous avons déposé toutes mes affaires avec mes parents. Un beau bordel, vous pouvez me croire (sur parole, parce que bien entendu, je n’ai pris les photos qu’après avoir rangé, et encore, y’a des trucs qui font tâche…). Je m’y suis déjà faite, je me sens terriblement bien – ou alors je n’ai pas encore bien pris conscience de ma nouvelle situation, ce qui est probable – et je pense ouvrir ce soir une des bouteilles de moelleux que m’a laissé mon père avant de partir. Mes parents avaient presque l’air ému en me disant au revoir, c’est touchant, mais je sais qu’une fois à la maison, ils n’y aura plus que « qu’est-ce qu’on est tranquille, maintenant, quand même… ». 

Par contre, mon père a été formidable sur ce coup-là : si je l’avais laissé faire j’aurais deux fois plus de trucs dans ma chambre, un scooter et un vélo (« achetés vite fait ») alors qu’il a râlé quand j’ai parlé de me faire un carton avec mes boîtes de thés que j’ai oubliées à Tours (un scandale…), parce que quand même on va pas dépenser de l’argent pour un colis alors que je vais bien finir par revenir (oui, peut-être, on verra). J’ai aussi hérité de kit-kat, bounty (j’aime pas les bounty), paquets de chips, du jambon et un fromage de chèvre acheté chez total (la majuscule n’y est pas exprès). Remarquez, je pourrais bien me contenter de dîner de fromage et de vin ce soir, j’ai juste peur que ça ne m’aide pas à me faire à l’idée que je ne vais pas manger français pendant des mois.

Alors par contre, aucun rapport, bien entendu, mais les trains passent super près de moi finalement. Avec la fenêtre fermée ça ne s’entend pas trop, ça gère…

On est passé à la fac, également, le bordel, je vous raconte pas, pire qu’aux Tanneurs : là-bas, au moins, il n’y a qu’un bureau et si vous vous faites envoyer balader, vous pouvez partir. Là on a dû faire cinq bureaux en tout qui se renvoyaient la balle avant de trouver ce qu’on ne cherchait pas (je voulais mon emploi du temps, j’ai appris qu’au lieu de commencer les cours la semaine prochaine, ce serait celle d’après, la prochaine étant consacrée à la pré-rentrée. Oui, vous m’avez bien entendue, UNE SEMAINE ENTIERE de prérentrée. On croirait rêver… Déjà que j’en n’ai jamais fait une seule (ah si, l’année dernière, et celle de cette année qui ne me concernait pas, merci bien…)).

J’écris tout dans le désordre et avec coupures, d’où les transitions fracassament absentes. Peut-être est-il temps de vous dire que je connais les noms de tous mes colocs, maintenant, bien que je n’ai encore vu que Renata hier soir (25 ans, polonaise, qui travaille, pas call girl du tout et j’ai pas exactement compris dans quoi elle bosse, mais bon ça doit être très intelligent, elle a fait plein d’études, en Pologne, en Angleterre et en Hollande). C’est donc elle qui m’a dit que Iuliya (non, vous ne rêvez pas), l’Ukrainienne, étudiait l’économie et Justin (qui serait donc anglais) le management ou une connerie de ce genre. (Oh, un train.)

Tout se passe donc pour le mieux (encore aucune transition, vous allez vite vous y faire) et Dominici a rapidement trouvé sa place sur mon mur (c’est-à-dire qu’en attendant 2008, du coup, je peux bien mettre qui je veux, non ? Peut-être bien Skrela après…).

mardi, 18 septembre 2007

161 - Bien arrivée...

Et pour ce soir ce sera tout. Merci à mes petits camarades de fac pour la soirée d'hier (ils vont bientôt recevoir un mail collectif qui les conduira par ici), le réconfort, le cadeau (les Dieux du Stade 2008...) et les câlins... Tout cela fut plus qu'agréable et j'avoue que j'ai un peu de mal à me faire à l'idée que je ne vais pas les voir autant cette année...

Je vous dis bonsoir, je vais me coucher, là, après avoir pu checker mes mails (le wifi fonctionne à merveille). Vous voyez, ça marche, mais demain il y a encore pas mal de choses à faire avant que mes parents ne repartent et en fin de semaine vous devriez avoir droit à une jolie note.

PS : Je ne prends pas le temps de répondre à vos commentaires ce soir, mais je les ai tous lus, et ils m'ont bien fait rigoler !

23:53 Publié dans Blablabla | Lien permanent | Commentaires (4)

lundi, 17 septembre 2007

160 - Pas l'temps

Pas le temps, parce que je pars demain à 8h à peine (oui ! LE MATIN !!!) et que je viens tout juste de rentrer presque toutes mes affaires dans la voiture, qu'il en reste à empaqueter, qu'au lieu de le faire je regarde Cosmo et Glamour, et qu'en plus faut dîner, et puis aller voir mes potes de fac qui m'organisent une dernière soirée poker sur le sol français pour fêter ça (quoi exactement je sais pas trop hein... est-ce qu'ils sont contents que je parte ou est-ce qu'ils sont juste tristes de se dire qu'ils pourront plus se moquer de moi les prochains mois ? je sais pas, je vais leur demander). En tous cas ils sont choux comme tout, vraiment, jusqu'au bout du bout ils m'auront soulée un soir sur deux toute la semaine qui vient de s'écouler (le reste du temps je me suis couchée tard quand même, mais sans avoir bu !). Je les adore, ils sont adorables et intelligents, ils sont cultivés et font tous de brillantes hautes études (avec des sujets de master tous plus intéressants les uns que les autres, on va tous devenir des put.... de spécialistes !!!).

Bref, tout ça pour dire que j'ai vraiment pas le temps pour une note, alors je vous laisse avec ça et aussi ça (à l'origine la note devait se constituer de cette unique phrase...). ET VOUS ? (Oui, c'est une dissertation philosophique demandant une réponse de votre part.)

Je rajoute également, au cas où Sébastien Chabal passerait par là (bien qu'il soit marié et père de deux enfants il me semble - mais il vit en Angleterre, je crois, il me reste une petite chance), que si il pouvait m'attraper comme il fait avec le ballon, et me plaquer contre ce qu'il veut (un mur, le gazon, ...) et me faire ensuite tout ce qui lui passe par la tête, je serais pas mécontente... Et ce, qu'il soit propre, sale du match, en costard ou en maillot, bref, quand il veut... il veut il me prend pour le ballon.

(Pour ceux - ou plutôt celles - qui se baladent de temps en temps chez Caro, oui, c'est exactement ce que j'ai mis en commentaire chez elle.)

19:41 Publié dans Blablabla | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : Chabal je t'aime

dimanche, 09 septembre 2007

159 - Nouvelle fiche de lecture.

Je n'ai toujours pas fait de note sur La Cité de la Joie, que j'ai terminé il y a un bout de temps maintenant, et pourtant c'était assez exceptionnel. C'est peut-être pour cela que c'est un peu plus facile de faire une note à la va-vite en rentrant du retour de noces de ma cousine Julie (week-end de mariage mémorable, j'en souhaite des comme ça à tout le monde) sur un joyeux roman (enfin sauf du point de vue de la victime) que j'ai reçu par la poste (mais non dédicacé, cette fois, snif) jeudi matin, et que j'ai lu le soir même avant de m'endormir.

Je veux bien sûr m'entretenir avec vous du Prédateur des Blogs de Michel Brice, alias Babar. Je ne sais pas si ça a un rapport avec le personnage que j'inspire dans celui-ci et dans le précédent reçu (Le Maître de Plieux), mais je préfère le dernier (dans Le Maître de Plieux, Chloé est une jeune fille brune prête à coucher pour devenir une actrice de bas-étage dans un show télévisé navrant, et elle porte tout le long de l'histoire une mini-jupe en skaï...). Dans Le prédateur des blogs, Emmanuelle Le Grais (dont le père se prénome Didier) est une jeune fille de très bonne famille (ça joue au golf...) visiblement et si elle se fait violer dans tous les sens et finit par se découvrir bisexuelle grâce à sa codétenue, dont le patronyme se trouve d'ailleurs (quelle coïncidence ! étonnant qu'elles n'en aient jamais parlé entre elles...) être Didier, ce n'est pas sa faute mais celle du pervers qui la séquestre en la menaçant. De plus quand Emmanuelle est sauvée c'est en grande partie grâce à un séminariste, alors...

Je me demande quand même en quoi ces scènes de viol sont excitantes (déjà dans le premier, ça ne me faisait pas franchement d'effet...). Ca tient peut-être à mon âge, ou au fait que je sois une fille (ou encore sans doute à celui que je ne sois pas un vieux d'un certain âge gravement en manque). Didier, cela fait vendre, vraiment ?

Je conseille bien entendu vivement cette lecture hautement culturescente, à tout majeur bien confirmé (s'agirait de faire de la pub, quand même...). Je vous laisse pour un thé (je ne sais pas si cela va faire beaucoup de bien à mes pieds martyrisés tout le week-end par trois paires différentes de chaussures à talons de 10cm, mais à mon moral et ma fatigue, très certainement. Un ptit film et au dodo !

A très bientôt !

samedi, 01 septembre 2007

158 - Back from la Perfide Albion

Je suis bien rentrée mardi d'Angleterre. Le week-end fut passablement insupportable (je déconseille vivement à quiconque de partir avec sa mère, au moins quand cette dernière n'en a pas plus envie que vous et ne cesse de hurler son regret d'être partie avec vous ; c'était perdu d'avance), mais mon chez-moi m'a réjouie plus que je ne saurais vous le dire (j'ai même dormi avec ma clef la première nuit). A peine trois semaines avant le re-départ, et bien que je sois à peu près morte de trouille là, maintenant, tout de suite, je n'ai qu'une envie, c'est d'y être déjà.

Les presque trois semaines à patienter encore vont être majoritairement occupée par les derniers préparatifs du départ, mais aussi par ceux du mariage de ma cousine (je n'ai toujours pas de chapeau - en revanche, ça y est, j'ai mes deux robes, ainsi que ma tenue pour le retour de noces) et l'anniversaire de ma soeur - après, je m'arrache chez les Rosbifs.

Les notes vont donc rester épisodiques jusqu'à mon installation définitive là-bas, vers le 20, je pense. On n'a qu'à dire que j'écrirai au moins une fois par semaine (je ne peux même pas vous promettre un jour précis, c'est dire... OVERBOOKEE !! puisque j'vous l'dis...).

Ah ! et dans les derniers préparatifs, il y a l'empaquetage de ma dernière charette de livres (enfin je dis ça mais cette fois il n'y en a eu que quatre, c'est que j'ai aussi d'autres frais, voyez-vous, en ce moment...) :

De Jean-Christophe Rufin L'Abyssin, Sauver Hispahan et Rouge Brésil. Ce monsieur visiblement très capable m'a été conseillé par un camarade de "promo", n'est-ce pas, et je me retiens de me plonger dedans tous les jours depuis que j'ai ouvert le colis (je veux avoir de quoi lire quand je serai seule là-bas).

Et sur les conseils de Didier Goux, j'ai également pris Mensonge romantique et vérité romanesque, de René Girard. Je ne l'ai pas commencé non plus, finalement, pour la même raison (pas exactement les moyens d'acheter en grandes quantités, alors je fais durer un maximum...).

Je vous souhaite une bonne semaine, et à très bientôt !

P.S. : J'ai parcouru vite fait tout ce que vous aviez commis pendant mon week-end prolongé en Angleterre, et vous n'y êtes pas allés de main morte ! D'où l'absence de commentaires, parce que bon, moyen le temps...

11:53 Publié dans Blablabla | Lien permanent | Commentaires (12)