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vendredi, 04 janvier 2008

244 - Une petite avant de rentrer...

Alors voilà, les vacances ont été assez mouvementées, il m'est arrivé un certain nombre de choses, et ce serait un peu long/délicat/compliqué à raconter, donc je vais vous spolier un peu comme dirait l'autre.

Déjà je vous souhaite une très bonne année 2008 (et si je pouvais m'arranger pour en faire dix d'un coup ça serait cool mais il paraît qu'on peut pas). Tiens comme je vous aime bien, je vous retranscrit le texto qu'ont reçu tous les priviliégiés figurant dans mon répertoire de téléphone portable 

Bonne année à tous ! Happy new year to all of you ! Feliz año nuevo ! Et toutes les choses niaises qu'on ajoute en ce genre d'occasions... Bisous ou pensée respectueuse, c'est selon, see you soon, Chloé.

Je sais, vous êtes émus. Faut pas, vraiment.

Donc Renata est venue voir Paris. (Et un peu moi.) Elle a adoré, et remmené à la maison plein de fromage et de vin. Avec ma cousine Ludivine on lui a montré plein de jolis endroits (ah ça ! elle voulait marcher, ben elle a pas été déçue...). Tellement elle a marché, même, qu'un soir quand je suis ressortie prendre un verre sur les Champs, elle a pas voulu m'accompagner. Grand bien lui prit, finalement...

Et à Tours, eh bien rien de particulier : je sors tous les soirs avec plein de gens, on rigole bien, on tente d'instaurer la résistance à la loi débile qui tente de nous forcer à ne plus avoir de libertés (je préviens de suite que je n'autorise pas le débat, oui je suis je suis infecte et tout et tout - pour le restau je suis OK. Pour les bars, à mon sens, il aurait fallu laisser le choix de faire fumeur ou non. Et surtout, surtout, créer une exception pour les bars à chichas. Que je sache, quand on entre dans un de ces derniers, ce n'est pas pour y respirer des huiles essentielles, et la loi n'interdisant au moins de 16 ans ni de fumer ni de rentrer dans les bars, il n'y a aucune raison pour que des gens qui entrent en toute connaissance de cause dans de tels établissements POUR FUMER, ne puissent utiliser leurs libertés. Merde, alors !). Moi ce que j'en dis, c'est que j'entends dire tout le monde que c'est la porte ouverte à toutes les fenêtres, et surtout aux clubs clandestins, et j'en connais même quelques uns prêts à se lancer si un bar en particulier à Tours n'a plus le droit d'exercer son activité. Et à l'avance je vous annonce qu'il est totalement interdit ne serait-ce que d'évoquer cette connasse de Bachelot. C'est un nom tabou ici.

Français, entrons en résistance !! (ouais je sais je délire, c'est la faute aux médicaments, j'ai attendu exprès pour avoir une bonne excuse. Mais rassurez-moi, on a encore un peu la liberté d'expression, ou bien c'est comme pour "L'Apologie" de Matmatah : on n'a plus le droit de parler des choses interdites par la loi (mais en l'occurence il s'agit d'un décret, j'échapperai peut-être à l'amende...) et dire qu'on doit laisser les bars à narguilés en France et laisser les gens faire des bars fumeurs quand leur clientèle s'y prête, ça va m'envoyer une belle amende, ou non ça passe ?)

Je vous laisse, et comme j'ai plein de courses à faire demain (vin, fromage, pâtes brisées et foie gras) et que je pars après-demain (Manuel, mon voisin Basque, passe me prendre en voiture et me remmène directement là-bas, trop bien !!), je risque de n'être pas très causante avant le milieu de semaine prochaine...

La bise à tous (allez hop, lâchons-nous !).

Commentaires

Salut schtroumpfette !!!
Merci de ta visite et Bonne Année !!!!!!!!!!!!!!!
Bon, pour la clope dans les bistrots, suis d'accord.
Mais bon, tant pis, on fumera des pétards à la maison, comme des égoïstes !!!
Bien fait pour leur gueule !!!!!

Écrit par : charly | vendredi, 04 janvier 2008

Bonne année Chloé. Et bon retour en Angleterre.

Écrit par : Catherine Irrempe | vendredi, 04 janvier 2008

Ce sont les Trois pucelles, le bar qui est définivement fermé ??????C'est ça, la sélection avant l'Université ?
J'aurai tout vu avant de crever ( sans avoir vu Naples en plus)
Gros bisous poulette

Écrit par : Cath la même pas irrempe | samedi, 05 janvier 2008

Vous avez raison, Chloé : cette loi est en partie contradictoire. Demandons donc l'interdiction pure et simple du tabac.

Bonne année malgré tout,

Écrit par : Guillaume | samedi, 05 janvier 2008

Non Guillaume, ça ne va encore pas : il ne faut pas que les gens qui vivent du tabac se retrouvent sur le pavé. Donc, je propose une interdiction de fumer totale, assortie d'une obligation d'acheter un minimum de trois paquets de cigarettes par semaine pour tout citoyen majeur (membre bienfaiteur : cinq paquets).

Écrit par : Didier Goux | samedi, 05 janvier 2008

Bonne année jeune Chloé !
Si jeune et déjà en colère... Vous n'êtes donc point encore résignée ?
Mais c'est pour votre bien qu'il est interdit de fumer ! Le bien, savez-vous au moins ce que c'est ? C'est la cheftaine ès santé qui l'a articulé de sa double lippe boursoufflée que c'était pas bien, mauvais même, pire, mortel, et qu'il faut que ça cesse.

Estimez-vous heureuse de pouvoir encore picoler librement, (non l'alcool n'est pas une drogue dure), de bouffer de la merde à gogo, de baiser sans capote et sans flic près du plumard, voyons ! Profitez bien de ce qu'il vous reste à "consommer" en toute liberté-légalité dans l'pays des droitsd'lom qui veut votre bien et votre pognon, car comment concilier (et comprendre) ce paradoxe mafieux :"Il est interdit de consommer ce qu'il est autorisé d'acheter" ?

Vous n'étiez pas née, peut-être, lorsque l'Etat (années 80) a trouvé ce miracle pourri de taxer les bouteilles d' alcool pour renflouer quelques caisses déficitaires. Pas mal !

Il me vient en vrac quelques idées d'interdictions (assorties de P.V rentables pour l'Etat, et embaûche de flics contibuant à la création d'emplois) hyper faciles à appliquer et surtout justifiées pour une santé publique encore plus salubre et plus que salutaire :
Interdiction, donc, dans les lieux publics, quels qu'ils soient, ouverts, fermés, souterrains, devant, derrière ou à cheval, de :
-puer de la gueule (
-tousser
-bailler
-glavioter
Autant d'actes répugnants et propagateurs d'épidémies (sphère ORL)

Ainsi que de :
-se pointer mains nues (germes provenant de fèces)
-se serrer la pogne (idem)
-se bisouter (bonjour les reliquats de pipes, et autres fâcheux 69)
Autant d'actes répugnants et propagateurs d'épidémies (sphères ORL et colorectales)

et aussi de :
-vieillir (ça finit toujours mal et ça rapporte que dalle, sauf si ISF, etc.)
-de mourir (merde alors, on avait pourtant tout interdit)
deux façons d'agir pas très sympa quand l'Etat décide que c'est pour notre bien de vivre à tout prix.

Ce n'est pas que je défende à mort l'usage du tabac, certes pas bon, mais si bon, j'ai moi-même beaucoup fumé à mes dépens divers, mais je proteste vivement, bien qu'inutilement, contre cette minable barbarie contemporaine qui consiste à obliger des ânes à brouter du gazon bio sans péter.
Ah, la vache, je les avais oubliés ceux-là ! Nos paisibles péteurs buccoliques, ceux qui ruminent et percent de leurs vents la couche de zones interdites à trouer... Il faut me verbaliser ce troupeau dare dare.

P.S. Il paraît que fumer ses crottes de nez rend cool, et ça, qui peut l'interdire ?

Écrit par : Seitissima | samedi, 05 janvier 2008

Quitte à passer pour l'éternel rabat-joie, je rappellerai d'entrée de jeu, avant mon petit commentaire, que l'on n'a encore rien vu en matière de ravages causés par le tabac. Il ne faut en effet jamais oublier que le pire est à venir en ce domaine puisque l'on s'attend à une hausse très importante de cancers de la gorge et du poumon chez les femmes d'ici à quelques années, qui correspondra naturellement à l'arrivée dans l'âge à risque des générations qui se sont mises massivement à fumer quand leurs mères ne le faisaient généralement pas. Hausse aggravée, du reste, par le fait que les femmes sont, paraît-il, curieusement beaucoup moins résistantes aux agents cancérogènes du tabac que les hommes. Cela ravira sans doute les misogynes mais me désole profondément quant à moi.

Sinon, chère Schtroumpfette, en ce qui concerne votre entrée « en résistance » contre l'extension aux bars à chichas de l'interdiction de fumer dans les lieux publics, je me dois, là encore, de jouer les pisse-froid. Je me contenterai pour cela d'indiquer que, d'après l'article que consacre Wikipédia à ce sujet, une séance d'un fumeur de narguilé expose ce dernier à un volume de fumée correspondant à celui émis par un nombre de cigarettes compris entre 40 et 100. Ce fumeur inhalerait ainsi une quantité de produits chimiques cancerogènes et de gaz toxiques plus élevés que si la nicotine n'était pas absorbée par l'eau. D'autres études, poursuit l'article, avancent qu'une session de 45 minutes délivre 36 fois plus de goudron, 15 fois plus de monoxyde de carbone et 70 % de nicotine en plus qu'une seule cigarette : pour 30 à 50 bouffées prises dans la même séance, le consommateur prendrait ainsi autant de fumée qu'avec 40 cigarettes. Des mesures montreraient, de fait, que l'augmentation du monoxyde de carbone expiré à la fin d'une chicha serait équivalente à celle observée lors de la consommation de 30 à 40 cigarettes. Pour ne rien arranger, conclut l'article, lors de séances sociales de narguilé, le passage du tuyau d'une bouche à l'autre peut également favoriser la transmission de maladies contagieuses, comme la tuberculose ou l'hépatite.

Je sais bien que, sans prise de risques, la vie est d'une platitude confondante et qu'elle ne vaut pas non plus la peine d'être vécue si l'on n'est pas dans le coup, mais j'apporte uniquement ces précisions pour relativiser un peu le discours lénifiant des patrons de bars à narguilé, qui réclament un traitement de faveur au motif que leurs produits ne seraient pas plus nocifs, et seraient même bien plus conviviaux, que de vulgaires clous de cercueil. De fait, comme le rappelait récemment un tabacologue de l'hôpital de Tours, convivialité ou pas, il ne faudrait quand même pas perdre de vue que ces gens-là se font du fric en jouant sur la dépendance principalement de petits jeunes, ce qui n'est somme toute pas bien glorieux.

Quant aux Trois Pucelles, on croirait, à lire la dame Catherine-qu'est-pas-du-Plessis, que la vocation de cet établissement est d'être un bar à narguilé, spécificité qui seule pourrait du reste lui permettre de survivre. Or, pour les non-Tourangeaux, précisons que ce bar, situé quasiment au pied de la fac de lettres-langues-sciences humaines, n'a, me semble-t-il, cette coloration orientalisante que depuis quelques années. Lorsque j'étais étudiant, il y a vingt ans, on n'y trouvait en effet pas plus de narguilé que de samovar ou de baratte électrique. Ce café, certes très exigu, faisait malgré tout figure de quasi-institution et ne semblait pas se porter plus mal que ça.

Cependant, c'est à répondre à notre à notre ami Seitibidule que je consacrerai ce commentaire. Voilà en effet un grand polémiste qui ne mâche pas ses mots et qui use d'un langage tout en finesse pour nous ressortir les habituelles salades défraîchies que l'on voit sur tous les étals de la contestation contre le « décret liberticide » (belle métaphore, n'est-ce pas ? non ?).

C'est tout d'abord l'argument-type qui revient : puisqu'on est entouré de dangers, il ne faut rien faire vu que, c'est bien connu, on va quand même crever, hein ? S'y ajoute une variante, très connotée adolescent chialou de mauvaise foi tout fier de ce qu'il prend pour une trouvaille : et pis, hein, dans c'cas-là, pourquoi pas l'alcool, d'abord, hin, hin, hin, hin ? Soit, mais, si vous voulez, mon bon Seitimachin, on peut pousser votre raisonnement plus loin : étant donné que, si l'on interdisait le tabac, il faudrait selon vous tout interdire, à l'inverse, puisque l'on continue à l'autoriser (en dépit de ce que pourraient laisser penser les jérémiades que l'on entend ici ou là), il faudrait dans ce cas tout tolérer, y compris l'héroïne ou le crack, et en public encore.

Croyez-vous, à ce propos que, sachant ce que l'on sait sur la dangerosité du tabac, si notre société avait toujours vécu sans lui et venait seulement de le découvrir, elle en autoriserait la commercialisation ? Sans doute pas. À mon avis, elle le classifierait même comme toxique à fort pouvoir de dépendance (plus que la cocaïne, paraît-il). Seul l'usage nous fait en effet, dans le pire des cas, considérer toute interdiction qui frappe cette drogue comme une mesure liberticide. Rappelons en effet que le tabac n'a pas été considéré comme dangereux à ses débuts et, de même que la cocaïne, voire le LSD, a même parfois été paré de vertus médicinales...

D'ailleurs, pourquoi croyez-vous donc que l'État prend de telles mesures aujourd'hui, tout comme celles qu'il a prises il y a quelques années, lorsqu'il a fait inscrire une formule aussi ridicule que « fumer tue » sur les paquets de cigarettes ? Par souci de santé publique ? Pour ne pas aggraver le déficit de la sécurité sociale ? Sans blague ! Au contraire, il aurait, dans l'absolu, tout intérêt à ce qu'un maximum de gens se goudronnent la gorge et les poumons, se cuisent la langue et le palais et se bousillent le cœur et les artères, puisque cela les fait mourir beaucoup plus tôt et lui évite, à lui, d'avoir à payer les retraites et les frais de santé d'un tas de vieux – pardon, de seniors (c'est, du reste, l'argument que les émissaires de PiteurStuyétruc avaient essayé de faire valoir auprès du ministre de la Santé tchèque, il y a une quinzaine d'années, pour mieux s'implanter en Europe centrale, pensant que la ferveur des anciennes « démocraties populaires » dans le libéralisme les avait déjà converties au cynisme le plus total).

Non, la vraie raison est que l'État ne veut pas avoir d'emmerdes plus tard. Car une bonne partie de ceux qui mettent en avant leur liberté imprescriptible à agir comme ils l'entendent avec leur santé seront les premiers, une fois que leur cancer se sera déclaré, à venir lui réclamer des dommages et intérêts pour ne pas les avoir protégés. Rappelez-vous ce type qui subissait opération sur opération et se faisait enlever un bout de langue à chaque fois, au point de ne bientôt plus pouvoir parler, et qui ne pouvait malgré cela s'empêcher de fumer en cachette de sa famille et des médecins, y compris juste avant de monter sur le billard. Eh bien, que croyez-vous que sa femme a fait après sa mort ? Elle a porté plainte contre la SEITA pour ne pas avoir clairement informé son mari des dangers du tabac. Certes, me direz-vous, mais l'État n'a plus aucun lien avec cette entreprise. La belle affaire ! Pensez-vous vraiment qu'en s'étant débarrassé de ce marchand de mort (seule privatisation, du reste, que j'aie jamais applaudie quant à moi), l'État se soit pour toujours prémuni contre de telles attaques ? C'est méconnaître l'esprit procédurier de nos concitoyens, qui, exemple américain ou pas, ne fait que croître et embellir.

Sinon, pour en revenir à votre texte courroucé, je dois vous faire un aveu : j'aime bien péter. Vécu comme un plaisir intense, gros de rages contenues et libérateur de souffles mauvais, la flatulence m'amène même parfois à un état proche de la béatitude. Je peux du reste produire, si je me laisse aller, une quantité de ces vents que ma morphologie ne permettrait sans doute pas, a priori, de soupçonner. Oh, pas de la petite vesse sournoise, du style : un coup d'œil à gauche, un autre à droite, et je lève une fesse en loucedé en y allant doucement pour que personne n'entende. Non, non, du pet bien franc, sonore et odorant, tel qu'on n'en fait plus guère. Du pet, c'est tout dire, qui me valut immanquablement les honneurs de la moindre chambrée à l'époque héroïque de mon glorieux service militaire. En d'autres termes, du pet de concours, qui fut même à deux doigts de me voir décernée la Hernu Cross par mes supérieurs.

Or croyez-vous que je pète ordinairement au nez de tout un chacun, tel un fumeur crachant sans se soucier son poison à la gueule de ses interlocuteurs ou de ses voisins ? Que je me permets même seulement, quand bien même je serais seul dans une pièce, de péter en vase clos en dehors de mon domicile ? Que, hormis avec quelques proches, je me laisse aller à péter au grand air lorsque je ne suis pas seul ?

Que nenni. Et pourtant, l'odeur produite est bien moins nocive (l'est-elle seulement, d'ailleurs), moins irritante (elle ne l'est pas du tout, en fait) et, à mes yeux (ou, plutôt, à mon nez), moins atrocement puante que cette saloperie de fumée de cigarette (je dis saloperie, et non pas merde, pour la simple raison que beaucoup de gens, qu'ils soient ou non dépendants au dernier degré, aiment réellement fumer, alors que la proportion des coprophiles parmi nos contemporains est au contraire – enfin, je n'ai pas les chiffres mais du moins le supposé-je – de zéro virgule zéro, zéro, encore quelques zéros et un petit chiffre tout ridicule en bout de ligne, pour cent). Saloperie de fumée que j'ai en ce qui me concerne toujours dû fuir comme la peste, avec pour conséquence un isolement toujours plus grand et, dès mon plus jeune âge, l'étiquette infamante de ringardise collée au front (car, fussent-ils d'affreux petits bourgeois, les rebelles, au lycée, étaient ceux qui fumaient pour faire comme papa). Aussi, quand j'entends nos braves fumeurs pleurnicher en chœur qu'ils sont traités comme des parias, malgré mon grand cœur, je n'arrive pas à être le moins du monde ému, pas plus que je ne le suis, du reste, par les menaces des représentants du lobby des dealers légaux.

Je vais vous faire un second aveu : il y a, je vous le concède, quelque beaufrerie à s'en vanter comme je peux sembler le faire à présent mais sachez que je me bourre la gueule tous les dimanches, parce que le dimanche, n'est-ce pas, c'est trop triste. Or, n'ayant ni bagnole à lancer sur les routes, ni femme ou enfants sur lesquels passer mes nerfs, je ne cause, ce faisant, de tort à personne. Du reste, je me contente généralement de cuver mon chinon après m'être écroulé comme une masse sur mon lit. Aussi le parallèle concon entre le tabac et l'alcool, du moins pour ce qui est de leur nocivité pour les tiers, tombe-t-il, dans mon cas, complètement à l'eau.

En conclusion, je n'ai jamais fait preuve, en ce domaine, du moindre militantisme (du moindre ayathollahisme, dirait Ducon), et j'ai même, en présence de fumeurs, quasiment toujours tu la gêne qu'ils m'occasionnaient, par crainte, comme beaucoup de gens, de passer pour le tocard de service ou pour l'ennemi de la volupté, de la beauté magique des volutes, de la convivialité et de toutes ces conneries qu'on nous a longtemps resservies jusqu'à plus soif. Encore aujourd'hui, où les anti-tabac semblent triompher, je n'ai pas spécialement envie de polémiquer mais, face à la réaction indignée des fumeurs, je dois dire que j'en ai plus que ras le cul des petits arguments merdiques comme les vôtres, de cet humour de classe maternelle (ha, ha, ha, les crottes de nez, trop drôle !) et de cette victimisation pleurnicharde destinés à nous faire admettre le sacro-saint droit des fumeurs à faire chier les autres, quand ce n'est pas à les empoisonner au sens propre du terme.

Car il faut bien que vous vous mettiez une fois pour toute dans la tête que la terrible persécution quasi-torquemadesque qui s'abat sur vous n'est qu'un juste retour des choses, après des décennies où il fallait presque se justifier de n'avoir jamais touché à une cigarette et, en tout cas, subir constamment la fumée des autres. Lorsque j'étais à la fac, je me souviens ainsi qu'il y avait des cendriers sur toutes les tables des salles de cours et qu'un grand nombre de crétins, le prof parfois y compris, tiraient machinalement sur leur clope sans n'avoir rien à branler des autres. La moquette du "grand amphi" (pas encore thélémisé, à l'époque) de la fac de lettres, à Tours, a d'ailleurs longtemps conservé la trace des cigarettes écrasées par les étudiants de l'époque.

Eh oui, tout ça ne nous rajeunit pas...

Bon, sinon, je peux vous faire aussi long à propos de la mort espérée de cette sinistre crétinerie qu'est le Paris-Dakar...

Écrit par : Chieuvrou | lundi, 07 janvier 2008

J'avais prévenu que je n'autorisais pas le débat, je n'ai pas de volonté donc je vous laisser dire ce que vous voulez (au moins le mot tabou n'a pas été prononcé), je me contente de souhaiter la bienvenue à Seitissima, de saluer Chieuvrou, que je n'avais pas vu depuis bien longtemps (rapport, sans doute, à la débilité du sujet de mes notes) et de dire à Catherine L. cette simple phrase : "Catherine, les Trois Pucelles ne sont pas fermées".

Écrit par : Chloé | lundi, 07 janvier 2008

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