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samedi, 26 avril 2008

284 - Le ballet !!

Or donc, jeudi 24 avril je suis allée avec Ezra au ballet. Je vous colle le programme de suite, comme ça c’est fait et on n’en parle plus :

Serenade, de Pyotr Il’yich Tchaïkovski, chorégraphie de George Balanchine, avec, entre autres, Sarah Lamb, Alexandra Ansanelli, Isabel McMeekan, David Makhateli et Valeri Hristov (bien sur que je ne vous donne que les plus importants, j’ai pas que ça à faire, non plus, de tout recopier !! Mais si quelqu’un souhaite plus de détails, qu’il n’hésite pas à demander).

Then, Rushes, Fragments of a Lost Story, sur une musique de Sergey Prokofiev, arrangé et élaboré par Michael Berkeley (oui, comme l’hôtel, c’est marrant, non ?), interprété par Leanne Benjamin, Tamara Rojo et Thomas Whitehead (entre autres, toujours).

Enfin, Homage to the Queen, musique de Malcom Arnold (vous inquiétez donc pas, moi non plus je n’avais jamais entendu parler de lui), avec plein de gens pour gérer les plusieurs chorégraphies et plein plein de danseurs comme vous pourrez le comprendre plus bas.

Les présentations terminées, voici mon humble avis sur cette représentations (ça a déchiré sa mère grave sa race !! – hum hum, pardon).

Je ne redirai pas que Tchaïkovski est un de mes deux compositeurs préférés (celui ou celle qui arrive à me ressortir le nom de l’autre, je l’aime, tout simplement, parce que je vous connais, je suis sûre que personne n’a la réponse, vous ne m’écoutez jamais, je ne vous aime pas). Ah bon c’est fait je l’ai dit ? Bref. Il s’agissait ici, pour la petite histoire de la 76e performance du Royal Ballet a la Royal Opera House (l’endroit où on était, donc). C’était très très bien, une fantastique mise en bouche, n’est-ce pas, mais un détail m’a chiffonnée : obviously il y avait deux ou trois danseuses, peut-être, dont le niveau était moins bon que celui du reste de la troupe. Le problème c’est que cela se voyait vraiment. Sinon rien à redire, les robes étaient très jolies (faut bien être un peu girly, quand même) et les danseuses nous ont embarquées sans aucune difficulté dans le rêve (il faut dire que les jeux de lumière, parfaits, les ont bien aidées). Et à ceux qui sont des imbéciles et qui disent parfois que les danseurs ne sont pas virils, que les collants ça leur donne l’air de débiles, eh bien moi je réponds que Robin des Bois devait être vachement sexy (on sait déjà que je vénère littéralement les jambes des rugbymen, eh bien croyez-moi, celles des danseurs n’ont rien à leur envier).

Avec Rushes, …, j’ai tout simplement été bluffée. Moi qui ne supporte pas la modernité quand il s’agit d’art, eh bien je me suis fait avoir par la présentation fantastique qu’il nous a été donné de voir, les jeux de lumière et de rideaux époustouflants, etc. Il y avait (pour faire simple) trois niveaux sur la scène, en profondeur, pas en hauteur, défini par des rideaux de fils. Il y avait donc trois niveaux lumineux, et souvent deux ou trois niveaux également dans la danse. Le troisième plan valait toujours le premier, et on sentait bien qu’on loupait des trucs dans le fond quand on se fixait sur l’avant, et vice-versa. Un peu frustrant, comme sensation, et donnant l’envie d’y retourner deux ou trois fois pour mieux regarder chacune des chorégraphies, mais l’ensemble était tout bonnement emballant. Et encore une fois, pour ceux qui disent des danseurs que blablabla, cette fois, les danseurs étaient en pantalon et petit pull, et ils n’en étaient que plus sexys (on voyait quand même bien les muscles de la cuisse – je sais de quoi je parle j’y étais). C’est comme ca et puis c’est tout.

Et pour finir, le final était mignonnet. Oui, (Rodriguez, etc.), mignonnet. La musique était bien, mais sans plus, loin d’être exceptionnelle. Et les danseurs étaient bons, mais les chorégraphies n’avaient rien de bien innovant. Certains mouvements, cependant, étaient bien pensés. Les chorégraphes avaient organisé une procession des quatre éléments (dans cet ordre : Terre, Eau, Feu, Air) puis une apothéose. La Terre, donc, en premier lieu. Eh bien si le but était de nous faire croire que la vraie reine et le vrai prince Consort sont encore capable de faire ce que leurs homologues sur scène faisaient (particulièrement l’espèce de porté au cours duquel l’entrejambe de la reine se retrouvait sur la figure du Consort… no comment), moi je tiens à dire que je n’y ai pas cru une seconde. Mais c’était très flatteur pour eux, en tous cas (on n’aurait pas pense que la reine était such a little dévergondée !). J’ai bien aimé les mouvements de l’eau, bien pensés à mon sens. Et ma deuxième chorégraphie préférée sur les cinq (je ne compte pas l’introduction, « présentant » les quatre éléments). Le feu était très bien représente, avec, en plus de la reine, du consort et des suivants que l’on retrouvait dans les trois autres chorégraphies des éléments, un Spirit of Fire qui a mon sens a vole la vedette a la reine (et pas qu’à mon sens, d’ailleurs, si j’en crois les applaudissements finaux) avec ses mouvements saccadés et fluides à la fois (oui, c’est possible) ; on croyait vraiment voir s’agiter une belle flamme devant nos yeux. Enfin, l’Air… Alors l’Air, c’était amusant. Pour nous faire bien comprendre que les danseurs faisaient l’Air, on leur a fait agiter leurs petits doigts. Très représentatif, en effet… Et puis alors cette reine, d’une légèreté… presque inexistante ! Une fois encore c’est un homme qui lui a volé la vedette, son consort, donc (dommage quand il s’agit d’un hommage à la reine, tout de même…), qui, lui, virevoltait comme un petit oisillon (oui, j’exagère un poil, c’est pour bien montrer que lui je l’ai bien aimé). Et enfin, le final… L’Apothéose, n’est-ce pas… J’ai bien ricané doucement tout à la fin quand tous les danseurs pêle-mêle se sont agenouillés devant le blason de la famille royale, portant bien entendu la devise bien connue (« Dieu est mon droit », bande d’ignares !). Voir toute une troupe de danseurs du Ballet Royal à genoux devant quatre mots de français, j’avoue que ca m’a éclatée et mise de bonne humeur pour la fin de la soirée (non, il ne m’en faut pas beaucoup, et alors ??).

Donc, comme chacun aura compris, j’ai aimé et c’est de bonne humeur que je me suis fait entraîner au restaurant ensuite. On a passé une très bonne soirée, on a bien rigolé, et franchement, je recommencerais bien à la première occasion !

N.B. : Quelque chose manquait tout de même a cette soirée pour qu’elle soit parfaite à mon sens : la présence de ma sœur, qui n’avait pas aimé l’opéra, mais qui aurait adoré ce que j’ai vu jeudi soir, j’en suis sûre ! Daf, quand que tu viens à Londres que je t’emmène ???

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