samedi, 26 janvier 2008
258
"Les agissements des fedayin nous rabaissent aux yeux du monde... Nous sommes les Irakiens, cousin. Nous avons onze mille ans d'histoire derriere nous. C'est nous qui avons appris aux hommes a rever."
(Yasmina Khadra, Les sirenes de Bagdad)
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dimanche, 09 septembre 2007
159 - Nouvelle fiche de lecture.
Je n'ai toujours pas fait de note sur La Cité de la Joie, que j'ai terminé il y a un bout de temps maintenant, et pourtant c'était assez exceptionnel. C'est peut-être pour cela que c'est un peu plus facile de faire une note à la va-vite en rentrant du retour de noces de ma cousine Julie (week-end de mariage mémorable, j'en souhaite des comme ça à tout le monde) sur un joyeux roman (enfin sauf du point de vue de la victime) que j'ai reçu par la poste (mais non dédicacé, cette fois, snif) jeudi matin, et que j'ai lu le soir même avant de m'endormir.
Je veux bien sûr m'entretenir avec vous du Prédateur des Blogs de Michel Brice, alias Babar. Je ne sais pas si ça a un rapport avec le personnage que j'inspire dans celui-ci et dans le précédent reçu (Le Maître de Plieux), mais je préfère le dernier (dans Le Maître de Plieux, Chloé est une jeune fille brune prête à coucher pour devenir une actrice de bas-étage dans un show télévisé navrant, et elle porte tout le long de l'histoire une mini-jupe en skaï...). Dans Le prédateur des blogs, Emmanuelle Le Grais (dont le père se prénome Didier) est une jeune fille de très bonne famille (ça joue au golf...) visiblement et si elle se fait violer dans tous les sens et finit par se découvrir bisexuelle grâce à sa codétenue, dont le patronyme se trouve d'ailleurs (quelle coïncidence ! étonnant qu'elles n'en aient jamais parlé entre elles...) être Didier, ce n'est pas sa faute mais celle du pervers qui la séquestre en la menaçant. De plus quand Emmanuelle est sauvée c'est en grande partie grâce à un séminariste, alors...
Je me demande quand même en quoi ces scènes de viol sont excitantes (déjà dans le premier, ça ne me faisait pas franchement d'effet...). Ca tient peut-être à mon âge, ou au fait que je sois une fille (ou encore sans doute à celui que je ne sois pas un vieux d'un certain âge gravement en manque). Didier, cela fait vendre, vraiment ?
Je conseille bien entendu vivement cette lecture hautement culturescente, à tout majeur bien confirmé (s'agirait de faire de la pub, quand même...). Je vous laisse pour un thé (je ne sais pas si cela va faire beaucoup de bien à mes pieds martyrisés tout le week-end par trois paires différentes de chaussures à talons de 10cm, mais à mon moral et ma fatigue, très certainement. Un ptit film et au dodo !
A très bientôt !
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jeudi, 09 août 2007
140 - Quoi lire ??
Oui, je sais, je devrais plutôt penser à mes livres pour mon futur mémoire. Mais voyez-vous, je ne vais pas les lire dans le bus, ces livres, et il me faut de la diversité à moi.
Donc :
Stefan ZWEIG, Le monde d'hier.
Oui, je sais, c'est pas gai, mais bon, il faut bien combler la lacune...
Je m'adresse à vous, lectorat varié, et compte sur vous pour me donner des idées !! (et j'aime pas les trucs mielleux et/ou niais, je le dis tout de suite...)
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lundi, 30 juillet 2007
116 - JE SAIS TOUT !!!
Et voilà, mesdames, mesdemoiselles et messieurs, hier soir à minuit et demie, j'ai achevé la lecture du dernier tome d'Harry Potter and the Deathly Hollows (comme Pénélope, probablement). C'EST TROP D'LA BALLE QUI DECHIRE TROP SA RACE !!! Bon, évidemment, je ne peux rien dévoiler, sinon je me fais jeter une fatwa sur moi direct (il FAUT craindre la colère des potterophiles, cf. ça - voir les planches des 23 et 25 juillet 2007). Mais bon, je peux pas trop m'en empêcher, quand même, Poudlard, quoi, POUDLARD !!! Ah la bataille finale (ça je peux le dire, on le sait dès le début du 1 qu'il y aura une confrontation finale), et alors, ça tombe comme des mouches !! Et "snog", ça veut dire "rouler une pelle" (merci à James d'avoir prononcé ce mot pour que j'en cherche la signification). Bref, c'est trop top, comme les crumbles (et bof moyen vivement l'film, parce que bon, là, un peu peur qu'ils nous l'massacrent). Mais QUAND MÊME : BLIMEY, HARRY !! YOU FUC**** W***** !!! You D** ** !!!! (là, les étoiles elles sont obligées, sinon on comprend et je me fais massacrer...
12:50 Publié dans Livres plaisirs | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : Harry Potter and the Deathly Hallows, Harry Potter et les reliques de la mort, HP7, Harry Potter 7
jeudi, 26 juillet 2007
114 - Que les anges chantent bien haut...
Car j'ai reçu THE livre : Harry Potter and the Deathly Hollows, de J.K. Rowling, des fois que quelqu'un aurait un doute. Bizarrement, il est arrivé avant l'Histoire de l'Inde moderne, 1480-1950, de Claude Markovits (que je n'ai pas encore commandé) : est-ce ma faute à moi si (frais de port compris) HP7 ne coûte que les deux tiers du prix de l'Histoire de l'Inde ?? Non. (En revanche, no comment sur Crudities et Greetings... de Thomas Coryate que j'ai depuis plus d'un mois et demi, et que je n'ai toujours pas terminés...)
Je vais donc utiliser mes 20 dernières minutes avant de repartir travailler pour commencer HP7, même si j'ai la trouille de ne rien comprendre (note pour moi-même : si je trouve Harry Potter en anglais plus difficile à lire qu'un auteur du XVIIe, m'inquiéter pour l'année qui va suivre).
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dimanche, 22 juillet 2007
109 - MSN Vidéo a bien fait son boulot...
J'ai craqué, ça je le savais, de toute façon, que je finirais par le faire, et en plus je vous le dis alors que je sais que TOUS mes lecteurs adorés détestent ce genre de trucs : j'ai commandé le dernier Harry Potter en anglais via Amazon (Didier : pas de critique, z'avez qu'à écrire vos BM plus vite et plus souvent, si vous voulez que je lise de la bonne littérature au lieu de me perdre dans la fange des HP).
Et pour faire bonne mesure, comme j'écoute en boucle depuis le début de l'après-midi (j'ai l'étrange capacité de ne pas me lasser des choses que j'aime) les extraits d'un concert de Michael Bublé diffusés généreusement sur MSN Vidéo, j'ai commandé à la Fnac ses deux albums "It's time" et "Call me irresponsible". Eh oui, j'en ai marre de ne pas pouvoir dépenser de sous sous prétexte que je dois en mettre de côté pour l'année prochaine. Si on ne peut même plus se faire plaisir, a fortiori quand on est malheureuse et que c'est à ce moment-là qu'on en a le plus besoin... Alors je vais me gaver de la voix de ce Canadien bourré de charme qui se la joue, certes, mais surtout chante "hachement bien" plein de chansons que j'adore ("I've got the world on a string", "Feeling good", "Save the last dance for me", etc.), en lisant Harry Potter and the Deathly Hollows. And Fuc**** fuc* à ceux à qui ça ne plaît pas, isn't it ?
Et demain, après ma séance de kiné avec mon kiné canon, je suis invitée à dîner chez J. Vais sûrement en repartir effondrée, mais c'est pas grave, soyons fous, faisons-nous du mal...
QUESTION : Est-ce que je dis à la remplaçante de ma kiné habituelle que finalement mercredi midi ça va pas être possible et que je préfère le soir, histoire d'avoir droit à une séance de plus avec le plus sexy kiné du monde ? (j'en suis totalement incapable, bien entendu : beaucoup trop timide...).
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lundi, 16 juillet 2007
101 - Les ligériens en force...
... dans la littérature cochonne "érotique de gare" :
Je ne m'essaierai pas à la dissertation-dissection de cette magistrale oeuvre qu'est Le maître de Plieux de Michel Brice, dans la mesure où Madame de Véhesse s'est déjà formidablement exécutée dans ce genre. Je me contenterai de donner mes bien fades appréciations, aux innombrables incultes que vous êtes, si vous n'avez pas lu ce chef-d'oeuvre. En effet, on voit dans Le maître de Plieux un Michel Brice au sommet de son art : l'intrigue est percutante, les personnages fouillés et complexes, aux influences diverses et bien marquées. Néanmoins, une évidence nous saute aux mirettes assez rapidement : bien que l'ouvrage fasse honneur au Gers, on ne peut s'empêcher de remarquer que les personnages sont en grande partie inspirés de personnes assez connus vivant en... Touraine ! Eh oui ! En effet, où Michel Brice, écrivain pourtant pourvu d'une imagination débordante (oserai-je dire "encore infantile" ?) ne pouvait ne pas intégrer à son dernier opus en date les découvertes vitales qui se sont offertes à lui ces derniers mois. Mais de peur, peut-être, de paraître trop impressionné par ce que nous représentons, il n'a pas encore oser situer son intrigue au coeur de cette magnifique région qu'est la Touraine, habitée de ses fantastiquement brillants Tourangeaux.
Les personnages, disais-je, sont fabuleux. En raison de son grand âge, je me vois bien obligée de parler en premier lieu de la juge Danielle, dont le moins qu'on puisse dire est qu'elle est encore bien verte. Le vilain (pas le méchant, qui, lui, rappelle étrangement Celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom-dans-la-blogosphère) trouve son nom grâce à un professeur renommé en la faculté de Tours. Quatre des personnages sont tout bonnement réels, mais personnellement, ai-je à vous dire que pour moi le personnage le plus abouti (et de loin) est la quasi-héroïne Chloé Lableux ? Si l'on exclue l'aspect physico-vestimentaire (la pauvrette est brune, et apprécie visiblement un peu trop les mini-jupes "en skaï", mais bon, je suppose qu'il faut vendre les livres...), sa personnalité fort labyrinthesque est tout bonnement très imposante. Elle est la clef de l'affaire, amie intime de l'homosexuel refoulé Jérémy qui se fait trancher les coui*****, et c'est bien fait pour lui, l'avait qu'à pas être homo, si il l'avait demandée en mariage ça ne se serait sûrement pas passé comme ça malheureusement pour lui sauvagement exécuter selon des rites païens moyen-âgeux dès le premier chapitre (que c'est palpitant !!).
Enfin, comment ne pas dire un mot du portrait très avantageux que Michel Brice fait de l'écrivain de renom qu'est Renaud Camus : bien que n'ayant toujours pas réussi à me convaincre de lire ses livres, il a réussi à me le faire respecter (ce qui ne doit pas être vraiment réciproque, par contre alors Monsieur Camus, si vous lisez cette piètre note un jour, je vous prie de croire que je ne suis pas du tout comme la Chloé Lableux du livre - d'abord je suis blonde -, et que je suis en fait beaucoup "plus sage que celle qui gambade dans ce méchant petit livre" qu'est Le maître de Plieux).
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dimanche, 03 juin 2007
75 - A propos de livres...
Bien, comme je ne pubie toujours pas ce malheureux questionnaire sous le foireux prétexte que je n'arrive pas à réduire les listes à 4 ouvrages à chaque fois, je vais faire un truc que je fais très dans ce genre de situations (et aussi aux jeux de société) : je vais tricher. Voici donc la liste tellement attendue, amusez-vous donc à me démolir, m'en fiche, moi j'm'amuse...
Les 4 livres de mon enfance :
Le bon gros géant, de Roald Dahl
Les Enid Blyton (Club des Cinq, principalement)
Georges Chaulet, la collection entière de Fantômette
Caroline Quine, la série des "Alice"
Tous les livres de la Comtesse de Ségur (avec une préférence pour Le Général Dourakine et La fortune de Gaspard).
Les 4 entre enfance et adolescence (transformés en tous les auteurs que je n'arrive pas à départager et dont la liste n'est pas du tout exhaustive) :
Agatha Christie
Voltaire
Marivaux
Stefan Zweig
Racine
Marcel Proust
Guy de Maupassant (surtout les nouvelles)
Henri Troyat (romans historiques)
Edgar Allan Poe

Les 4 que je relirai encore et encore :
Lettre d'une inconnue de Stefan Zweig (et je fais l'effort de ne pas me contenter du nom de l'auteur)
Tristan et Iseult (de Béroul de préférence mais pas de chichis, Thomas et la saga norroise sont acceptés).
Le livre du rire et de l'oubli de Milan Kundera
Jane Eyre de Charlotte Brontë (que je relis effectivement à peu près régulièrement, tous les 5 ans environ).
Les 4 que je ne relirai jamais :
Raymond Queneau, Les fleurs bleues
Franz Kafka, La Métamorphose
Eugène Ionesco, La cantatrice chauve
Jean Genet, Les bonnes
Et en fait tous les livres de ces quatre auteurs...
Les 4 premiers livres de ma liste à lire :
Le récit du voyage de Thomas Coryate chez le Grand Mongol
Pour le reste, bizarrement, pas d'idées (alors que d'habitude je ne cesse de remplir ma liste sur excel).
Ah si, l'Histoire du Diable de Robert Muchembled (depuis le temps...).
Les livres que je suis en train de lire :
Question piège, mais le guide Lonely Planet New York Citiz, puisque je pars vendredi. Je traverse en fait une phase très bizarre où je n'ai pas goût à la lecture (mais je peux quand même mettre Siddharta de Hermann Hesse, puisqu'il est en cours).
Les 4 livres que j'emporterais sur une île déserte :
Le seigneur des Anneaux et tout ce qui va autour (le Silmarillion, particulièrement)
Tristan et Iseult de Béroul
Le Joueur d'Echecs de Stefan Zweig
Hatschepsout de Pauline Gedge
Et comme je ne suis pas une tricheuse de pacotille, j'ai rajouté deux catégories :
Entre adolescence et début d'adultisme (tous les livres qui sont lus pendant l'enfance, mais que je n'ai découvert qu'autour de la vingtaine, aussi étonnant que cela puisse paraître) :
Le seigneur des Anneaux
Les chroniques de Narnia
Harry Potter
(qui avaient d'ailleurs été le sujet d'un rêve (avec star wars) dans lequel on me proposait d'étudier dans le cadre de l'enseignement d'une UEL la notion d'histoire dans les sagas.)
Les livres de Christian Jack
Ceux que je n'ai jamais terminés (et que je ne terminerai jamais, je pense) :
De la Terre à la Lune, de Jules Verne (alors que je n'ai eu aucun mal à terminer tous les autres).
L'Epuisant Désir de ces choses, du sieur Renaud Camus.
Un dernier éclaircissement : Loin de vouloir paraître prétentieuse (d'ailleurs j'attends avec impatience les commentaires qui se chargeront de me faire mon affaire quant au contenu de cette liste), quand je cite un auteur et pas un livre, c'est parce que je mange (pardon) lis beaucoup et surtout que je ne peux m'empêcher de tout lire quand un auteur me plaît (c'est mon côté fainéante, ça m'évite de chercher trop loin).
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dimanche, 20 mai 2007
60 - A propos de la bédé
Avec la bédé que je me suis achetée hier, vous savez, Valentine, eh bien il y avait trois bracelets en tissu d'offerts, le genre à la mode, avec des messages très pénétrants, comme vous pouvez le constater :
Vous pouvez cliquer sur la photo pour l'agrandir, mais je vous aide un peu quand même :
le rose : "Ceci est un string"
le orange : "Kicékim'aime" (un coeur)
le bleu : "Envie d'un chéri (+ coeur brisé)"
Bien entendu, c'est D. qui, après m'en avoir suppliée, en a hérité...
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vendredi, 18 mai 2007
56 - Achats, même pas pour moi (enfin presque...)
Suis passée par La Boîte à Livres, il y a quelques instants juste le temps de rentrer pour vous raconter), pour acheter un livre à une amie, à l'origine, j'en ai également pris un pour mon ami et j'ai craqué pour une bêtise que beaucoup de mes lecteurs vont réprouver (mais je maintiens le cap).
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Le livre que je souhaite offrir à D. est Fous de l'Inde, de Régis Airault, édité chez Payot. D. est celle de mes amis qui s'amuse à aller en Inde comme elle change de chemise, et accessoirement je l'ai choisie pour guide puisqu'elle a l'intention d'y retourner dans les deux années qui viennent, et qu'il m'aura bien fallu tout ce temps pour me faire à l'idée. De plus, il se trouve qu'après avoir discuté un peu avec mon futur directeur de recherches de possibles sujets de mémoire pour mon Master, nous nous sommes plus ou moins arrêtés sur les origines des relations de l'Angleterre avec l'Inde (un poil avant le début de la Compagnie des Indes, avec éventuellement une possibilité d'étude sur un personnage qui a l'air très intéressant, Thomas Coryate, qui a voyagé jusqu'à rencontrer le Grand Mogol). Je tiens donc à ce que qu'elle retravaille bien son sujet, afin de savoir où m'emmener exactement (mais je lui fais entièrement confiance, dans la mesure où elle y a déjà passé 8 mois en deux fois...).
La quatrième de couverture, pour vous mettre un peu l'eau à la bouche :
L'Inde rendrait-elle fou ? Un psychiatre, Régis Airault, a constaté que, de Bombay à Goa, de Delhi à Pondichéry, un véritable syndrome indien touche les Occidentaux - pour la plupart des adolescents et des jeunes adultes - qui se rendent dans ce pays. Là plus qu'ailleurs, et de manière plus spectaculaire, il semble que notre identité vacille.
Des personnes jusque là indemnes de tout trouble psychiatrique éprouvent soudain, sans prise de drogue, un sentiment d'étrangeté et perdent contact avec la réalité. plus curieux : ces troubles sont presque tous sans lendemain. Revenu chez lui, le voyageur en garde même un bon souvenir et, quelque temps plus tard, il n'a souvent plus qu'une idée en tête : retourner en Inde...
Qu'est-ce donc qui nous attire en Inde ? Pourquoi sommes-nous si fragiles là-bas ? Et que nous apprend sur nous-mêmes cette expérience qui transforme en profondeur notre vision du monde ?
Et les toutes premières pages :
"L'Inde chante, n'oubliez pas cela, l'Inde chante." Henri Michaux
Prologue
Une vieille légende indoue raconte qu'il fut un temps où tous les hommes étaient des dieux. Comme ils abusèrent de ce pouvoir, Brahma, le maître des dieux, décida de le leur retirer et de le cacher dans un endroit où il leur serait impossible de le retrouver. Oui, mais où ?
Brahma convoqua en conseil les dieux mineurs pour résoudre ce problème.
- Enterrons la divinité de l'homme, proposèrent-ils.
Mais Brahma répondit :
- Cela ne suffit pas, car l'homme creusera et trouvera.
Les dieux répliquèrent :
- Dans ce cas, cachons-là tout au fond des océans.
Mais Brahma répondit :
- Non, car tôt ou tard l'homme explorera les profondeurs de l'océan. Il finira par la trouver et la remontera à la surface.
Alors les dieux dirent :
- Nous ne savons pas où la cacher, car il ne semble pas exister sur terre ou sous la mer d'endroit que l'homme ne puisse atteindre un jour.
Mais Brahma répondit :
- Voici ce que nous ferons de la divinité de l'homme : nous la cacherons au plus profond de lui-même, car c'est le seul endroit où il ne pensera jamais à chercher.
Et depuis ce temps-là, conclut la légende, l'homme explore, escalade, pmonge et creuse, à la recherche de quelque chose qui se trouvent en lui.
Introduction - Le syndrome indien
"En Inde, beaucoup de gens se perdent [...] c'est un pays qui est fait exprès pour cela." Antonio Tabucchi
Bon, je m'arrête là, parce que sinon je vais abîmer le livre et tout vous retranscrire, ce qui n'est pas le but. Dans la suite de l'ouvrage, l'auteur décrit tout un tas de cas (puisqu'il est psychiatre) qu'il a eu à traiter en Inde. Cela a l'air à la fois étrange, amusant, attirant, envoûtant... Et ça donne envie d'aller en Inde à notre tour pour savoir ce qu'on a envie d'y chercher...
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Le livre qui m'a sauté dessus quand je suis passée devant le présentoir et à propos duquel je me suis dit qu'il plairait certainement à J. est de Jean Clottes et David Lewis-Williams, Les chamanes de la préhistoire (collection Points, aux éditions du Seuil).
Quatrième de couverture :
Partout dans le monde, à toutes les époques, les hommes ont cherché à entrer en contact avec les esprits par l'intermédiaire des chamanes et de leurs voyages pendant la transe. Il était donc légitime de chercher à discerner la part de ces pratiques dans l'art préhistorique des cavernes.
Paru en 1996, le livre Les chamanes de la préhistoire a fait date : sans constituer le chamanisme en explication unique, il avance des hypothèses et ouvre des pistes intéressantes. Accueilli avec passion en France et à l'étranger, il a aussi trouvé des détracteurs et fait naître des polémiques.
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Et enfin, pour moi, j'ai cédé à la tentation du Nothomb de 2005, j'ai nommé Acide Sulfurique. Je sais que tout le monde va me huer, je m'en fiche, moi j'aime bien, elle me fait rire, elle est cynique et finalement acide, comme le titre de ce bouquin, et j'ai hâte de découvrir quelle perversion ce cache à l'intérieur. Juste par souci d'équité, la quatrième de couverture : "Vint le moment ou la suffrance des autres ne leur suffit plus : il leur en fallut le spectacle."
18:10 Publié dans Livres plaisirs | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note | Tags : Nothomb, Airault, Clottes, Lewis-Williams, Inde, chamanisme

