Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

samedi, 11 août 2007

143 - Pour le plaisir...

C'est un peu long, mais croyez-moi, ça vaut le détour... Avant de me retirer de la vie novellesque (ce que je ne compte pas faire, finalement, parce qu'à mon sens mieux vaut essayer de s'améliorer plutôt qu'abandonner sous prétexte qu'on ne réussit pas du premier coup, ce qui est prétentieux) il vaudrait mieux que je me retire de celle de la traduction... (le conseil ne vaut pas pour mon expérience de la traduction...). Malheureusement, ce ne sont que les six premières pages du livre que je souhaite traduire, afin de mieux le comprendre (pas sûre que ça soit le meilleur moyen, finalement...). 

 

 

 

Mr Thomas Coryate, à ses amis en Angleterre envoie ses salutations :

D’Agra, la (ville-)capitale du Dominion du Grand Mongol en Inde orientale le dernier jour d’Octobre 1616.

Ses voyages et sa gloire à (ennamel)      (enamel = émail)
Avec renommée nous l’avons fait monter sur un imposant chameau
Mais les chameaux, les éléphants, ou les chevaux ou les ânes
Ne peuvent porter son mérite, cet inutile (dost surpass)
De la bête qu’est le monde il doit être le cavalier ( ?)
Tu as voyagé de par le monde, et le monde t’a mené.

Imprimé à Londres par I.B. 1618

Certains vers à l’approbation
De ce miroir du voyage à pied d’un homme ce
Catholique ou universel voyageur, ce pèlerin de
L’Europe, de l’Asie, de l’Afrique,
Cet homme lettré, ce découvreur de lettres et qui
A décrit la Cosmographie,
Maître Thomas Coryate d’Odcombe. 

Ô toi dont les orteils aiguisés coupent le monde en quartiers,
Parmi les Juifs et les Grecs et les tyranniques Tartares,
Dont la gloire roule/gronde ( ?) de par la voûte céleste,
Et dont les grands actes sont plus que les marmonnements des neuf Muses,
Dont la (ratling) notoriété est plus forte que le tonnerre des filles d’Apollon.
Au beau milieu des monstres de l’Afrique, et parmi les miracles d’Asie,
D’accepter ces vers en pieds je t’implore
Que le grand marcheur aille à pied devant toi.
Pour chanter tes louanges je forcerai ma muse,
Mais hélas elle est à la fois sévère et rauque ( ?)
Et par conséquent pardonne cette aimante épître ( ?)
Car bien qu’elle ne puisse chanter, je la ferai siffler. ( ??)  



A la demande de l’auteur

Maître Thomas Coriat.

Toi que le monde avec plaisir a comblé
Et au-delà de toute mesure a pu mesurer les demeures de nombreux rois.
Quand les hommes (comme le vin) sont à se vautrer dans leurs vices,
Et qu’aucun n’ose suivre tes pas ;
Pas un avec le Compas ne fit face,
Comme toi qui osa surmonter l’Horoscope (les prédictions ?) : 

Pour celui qui osera appeler cela un mensonge,
Que tu as trotté en Italie ;
Par les bords de France, et les jupes d’Espagne tu as vadrouillé.
Et le Danemark, la Suède, la Norvège, l’Autriche,
La Prusse, la Pologne, la Hongrie, la Moscovie,
Avec la Thrace et la terre des joyeux Grecs,
Tous ceux-là et plus t’ont applaudi, toi qui a cherché
Au-delà du sommet du Mont Olympe,
On peut peut-être y voir ton nom sculpté,
Et celui qui porte atteinte à ton mérite en Europe,
Je souhaite qu’il soit pendu avec une corde neuve.
C’était un monde d’affaires à refaire/recommencer
Tu as traversé l’Asie, à la fois les petits et les grands royaumes ( ?)
Alors qu’il n’y a pas de doute que tu aies fait une grande étude ( ?)
De la Chine et du royaume de Cathay ( ? : Catay)
Les Indes orientales, la Perse, le royaume Parthe, la Médie,
L’Arménie et la Grande Assyrie
La (Chalcidique ? : Caldea), l’Iurie, si nous ne nous trompons pas.
Tu as regardé la mer que l’on nomme Mortum Lacus (= Mer Morte)
Et il y a fort à parier
Que tu as vu l’Ionie, la Lydie, la Mysie (Misia) Majeure,
Les vieilles ruines iliaques, et le fracas de Priam
Mais hélas d’interventions je suis sec ( ??)
Je bats mon cerveau ( ???), et avec d’outrageux battements ( ?)
Mes dignes vers ( ?) tombent de mon crayon (coulent de ma plume) avec d’extrêmes pompages ( ??)
(Anaunt) le Sourd Morphée, avec le sombre esprit,
Est-ce que cela peut avoir de l’importance qu’il veuille ou non avoir du mérite ?
Quand il a abordé les côtes de la Syrie et de l’Arabie
Mes lignes (vers ?) sont allés d’Asie en Afrique
Je l’ai suivi sur les rives du Nil
En Egypte, où de faux crocodiles nous ont charmés. 
 

A travers la Mauritanie jusqu’à la ville de Didon (=Tunis)
Qui tient elle-même son pouvoir du dieu Cupidon.
Les royaumes non étudiés ( ?) qu’il n’aurait voulu quitter ( ??)
De la zone torride à la zone glaciaire
Avec le Prêtre Jean en Ethiopie
Et l’Empire (ayrie) de l’Utopie.

mercredi, 08 août 2007

136 - Découverte pour mon mémoire

Je dis "livre" mais en fait il s'agit encore et toujours de ce fameux numéro des collections de L'Histoire, que j'arrive à lire petit à petit dans le bus le matin. Figurez-vous qu'hier matin j'ai lu un article intitulé "La fausse lettre du Prêtre Jean", qui racontait à quel point les gens du moyen-âge croyaient à certains mythes alors qu'on leur montrait le contraire. Le Prêtre Jean aurait été roi d'une terre immense en Asie. Au fur et à mesure des découvertes faites dans ces contrées lointures, force leur fut de constater que point de Prêtre Jean en Asie il n'y avait. Ce qui ne leur posa pas plus de problèmes que cela : il déplacèrent le-dit royaume en Ethiopie, et tout alla pour le mieux dans le meilleur des mondes. En réalité, l'existence de cette Lettre, apocryphe, comme il se doit, et jamais corrigée malgré les modifications orales apportées à son récit, montre que les croyances médiévales pouvaient s'adapter des découvertes. Et que les hommes médiévaux n'étaient pas si dupes que ça : visiblement pas un explorateur ne s'étonna de ne pas trouver le royaume fabuleux du Prêtre Jean en Asie. Jacques Le Goff affirme dans l'interview qui ouvre le magazine que les gens du moyen-âge croyaient dur comme fer aux légendes et aux héros et autres merveilles de l'époque. Mais ils n'étaient pas crédules au point de tomber dans le panneau et de nier totalement la réalité quand elle leur tombait au coin du nez.

Bref, tout ça pour dire qu'en traduisant (très sommairement, hein, si j'ai le temps je vous en donnerai un morceau, vous verrez comme ça ne veut rien dire, mon premier jet) le premier éloge à l'auteur de mon bouquin (les Crudities de Thomas Coryate - si vous cherchez dans un dictionnaire contemporain vous trouverez que "crudity" veut dire "grossièreté"... je n'en ai pas encore croisé, mais bon...) je suis tombée sur ces deux vers, les deux derniers :

"With  Prester Iohn in AEthopia
And the Empire of Eutopia"

... que j'ai  traduits ainsi (je n'allais pas vous en priver, même si s'est presque trop facile pour être vrai) : 

"Avec le Prêtre Jean en Ethiopie
Et l'Empire d'Utopie"

...

C'est beau, non ?

Vous aurez saisi, j'en suis sûre, où je veux en venir : j'ai donc trouvé une nouvelle piste de réflexion, sur l'idéologie du voyage au XVIIe siècle pour un explorateur anglais qui, contrairement à l'homme médiéval, pour qui un voyage se résume le plus souvent à un pélerinage (sauts de puce d'îlot chrétien en îlot chrétien, sans jamais voir de nouveautés, propres à effrayer nos braves gens d'alors), Coryate a bien l'intention de découvrir le monde, ses étrangetés et ses novueautés (tous les miracles d'Asie, notamment). 

Ca va me changer de l'aspect financier du voyage... (mais bon, j'avais aussi trouvé l'étude géopolitique des différents peuples présents en Asie et surtout en Inde à l'époque, et d'autres trucs...) 

mardi, 24 juillet 2007

113 - Il s'agirait de...

Me mettre à étudier sérieusement mon futur sujet de maîtrise - pardon : Master 1 -, en lisant des livres, par exemple. C'est pourquoi j'ai envoyé un mail à mon directeur de recherche et ce matin, avant de partir travailler, j'avais déjà deux réponses dans ma mailbox. Je vais commencer par m'acheter une Histoire de l'Inde, et dès la semaine prochaine entamer des ouvrages plus spécialisés sur le sujet : Thomas Coryate. Je vous laisse chercher le peu qu'on en trouve sur la toile pour ceux que cela intéresse, mais en une phrase, quand même, c'était un contemporain de Shakespeare (toute fon XVIe, début XVIIe siècles), d'Elisabeth Ire et Jacques Ier, poète reconnu dans les lieux les plus mal famés de Londres (les tavernes, donc, entre autres), et qui a décidé un beau jour de partir à pied en Inde. Il y est allé, et a commis sur la route deux récits de son périple. Que je dois donc lire (que j'ai même commencés - le tout est de savoir à quel moment de la semaine Harry Potter 7 va arriver à ma ptite maison...).

mardi, 29 mai 2007

71 - C'est drôle :

A continuer de lire André Maurois (Histoire d'Angleterre, comme ça je vous aurai bien bassinés avec), j'ai remarqué une petite chose : G.W. Bush Jr a des faux airs de Jacques Ier...

dimanche, 27 mai 2007

68 - André Maurois (encore).

Un peu plus haut que le passage cité dans la précédente note :

"Les grandes compagnies, sociétés par actions qui obtenaient le monopole du commerce en des pays déterminés, se développèrent au seizième siècle. Nous avons déjà parlé des Merchant Adventurers qui contrôlaient surtout le commerce des fleuves allemands, le Rhin et l'Elbe. Une autre compagnie s'occupait du commerce de la Baltique. La Compagnie de Moscovie avait le monopole du commerce avec la Russie, l'Arménie, la Perse et la Caspienne. Une Compagnie du Levant exploitait la Turquie. Tout à fait à la fin du règne, en 1600, fut fondée la East India Company qui seule avait le droit de commerce avec les îles et ports de l'Asie, de l'Afrique et de l'Amérique depuis le Cap de Bonne-Espérance jusqu'au détroit de Magellan. Cette compagnie devait entrer en rivalité militaire avec les Portugais et les Hollandais. "Plus de sang, écrit Throrold Rogers, a été répandu à propos du clou de girofle qu'à propos des luttes dynastiques." Le système des Grandes Compagnies, qui excitait à la fois le désir de conquête et l'avidité commercale, était, de toutes les formes de la colonisations, la plus dangereuse pour les indigènes et la moins facile à contrôler pour le gouvernement national."

(André Maurois, Histoire d'Angleterre)

67 - AH AH ! (ouais bon, y'a eu Waterloo, aussi...)

"Le gouvernement des rois Tudor a été un gouvernement fort, mais sa force ne lui est venue ni d'une armée, ni d'une police. Appuyé sur l'opinion publique, sur les yeomen, sur les fermiers, sur les marchands, il s'est emparé du pouvoir spirituel. Les rois de France et d'Espagne se sont alliés à l'Eglise de Rome pour créer des monarchies absolues ; les rois d'Angleterre se sont alliés au Parlement pour chasser l'Eglise de Rome et devenir eux-mêmes les chefs d'une Eglise nationale. Leur adhésion à la Réforme aurait amené la ruine de l'Angleterre si les deux grandes puissances catholiques s'étaient entendues pour écraser ce petit royaume. La rivalité des Habsbourgs et des Valois a sauvé les Tudors."

André Maurois, Histoire d'Angleterre.

On a bien failli y arriver...

Voilà ce que je trouve à chercher quand se sont tissés les premiers liens de l'Angleterre avec l'Inde.