Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

samedi, 07 juillet 2007

99 - Ma tête

Mesdames, Messieurs, et la horde de mes fans innombrables,

C'est avec fierté que je vous annonce que je pars ce matin même pour Paris, afin d'aller m'éclater (ou du moins essayer de me changer les idées) avec ma cousine Ludivine aux Solidays. Je ne rentrerai que demain tard dans la soirée, vous excuserez donc mon silence radio.

Certaines choses s'arrangent, d'autres moins, la fatigue et le surmenage jouent beaucoup (eh oui, même à mon âge). Je peux vous assurer que pour partir étudier à l'étranger il faut être motivé, mais alors pour partir à la Royal Holloway... les bâtons qu'ils vous mettent dans les roues, c'est au moins une nouvelle mauvaise nouvelle par semaine (et cette semaine il y en avait deux, dont une qui était quasi l'annonce que je ne pouvais partir, alors que j'ai trouvé et bouclé la location de mon futur logement...).

Et pour finir en beauté de façon parfaite et en communion avec le titre de ce message, sachez qu'hier à 13h51 exactement, je me suis cogné la tête très fort. Ayant eu le courage de partir tout de même au travail, c'est en plein milieu de la bretelle d'autoroute qui sépare Tours de Joué-lès-Tours que j'ai commencé à ressentir les nausées, vertiges, etc. Comme je n'allais pas faire demi-tour sur l'autoroute, n'est-ce pas, j'ai continué jusqu'à Joué, et arrivée là-bas, tout tournait atrocement, j'avais mal (en plus ça picotait parce que c'était bien égratigné et que ça saignotait), j'étais à bout de nerfs, bref, j'ai craqué. Et c'est là qu'on se dit que finalement, heureusement que l'on travaille dans l'entrprise de son père. La secrétaire et la comptable se sont démenées pour trouver mes parents (mon père en rendez-vous qui a pourtant rappliqué vingt minutes après, et ma mère qui avait emmené mon frère E. au rendez-vous avec l'anesthésiste qui est sensé l'anesthésier la semaine prochaine pour une fibroscopie en plein dans le ventre mon pauvre petit frère mais bon il a eu le bac, je ne sais plus ce que je disais avant la parenthèse ?) qui sont venus très vite et ont d'abord cru à un craquage total à cause de la fac, etc. Evidemment je me suis fâchée (allez voir une schtroumpfette fâchée en larmes qui couine et qu'arrive plus à parler... autant être bourré, c'est moi qui vous le dis...). Je leur ai dit que j'avais beau être très triste, stressée, à bout de nerf, je leur rappelais que j'avais quand même l'AFPS et que je savais faire la différence entre tout ça et les nausées et le vertige que je ressentais (presque incapable de me tenir debout seule) et qui étaient de toute évidence le contrecoup du coup sur la tête. Du coup, comme j'ai refusé d'aller faire des radios d'office (ben oui, on a beau avoir l'AFPS, ça ne fait rien quand c'est soi-même qui est heurté, en plus je délirais totalement, ah l'après-midi a été space, vous pouvez me croire...), j'ai dit à maman : "Appelle P. (notre médecin), il saura quoi faire, lui, il est inteligent, lui" (en effet mon médecin de famille est fantastique, en plus d'être très très fort, et très formidable, il est médecin de l'aéronautique - me demandez pas les détails - et il va parfois construire des dispensaires au Tibet pour sauver les gens là-bas). Le docteur P. (je tais son nom pour qu'il ne soit pas assailli par la horde de mes fans enragés) a donc demandé à ce que l'on m'amène de suite à son cabinet, et a préconisé, après avoir tenté de plusieurs façons successives de me réduire la tête, une radio, voire un scanner. Il a donc bien fallu s'exécuter, car tout ce que P. me dit de faire, je le fais. Un ami m'a donc fait passer un scanner, qui a juste permis de découvrir que (selon lui) : "Chloé, c'est formidable, ton scanner prouve que tu as un cerveau, et tu es la première blonde que je vois avec un cerveau !!" "youpi youplaboum... Pierre, si je n'étais pas dans cet état, tu ferais moins le malin... En plus toute la salle d'attente s'est moquée de moi parce que je disais des conneries (là, les habitants provisoires de la salle d'attente : "NOOOONN", tu parles, bande de menteurs - au fait, ils étaient deux) et je suis devenue débile !" (mais j'ai quand même trouvé "soufis" à la question correspondante au jeu de "Questions pour un Champion", j'étais fière comme un pou - c'est fier comment, un pou ?).

Lundi, ou mardi (on est toujours en période de black out, alors réjouissez-vous de la longueur de ce message), vous aurez donc droit à des photos de mon cerveau (c'est la fin de la fin, là, on est passé du journal intime à je sais-pas-quoi), si vous êtes sages.

08:45 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (9)