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lundi, 09 avril 2007

19 - Restes du pâté de Pâques

Hier, c'était Pâques. Donc, forcément, après la messe de 11h, on a :

  1. cherché les oeufs que mon petit frère (le tout dernier de la portée) s'était fait un plaisir de cacher dans le jardin momentanément rebaptisé «Beyrouth» (pour cause de travaux qui nous font les Tranchées de la guerre du même nom).

  2. Retrouvé le frère de ma tendre mère, sa femme, et ses quatre enfants, ainsi que le fiancé de son aînée (ils se marient le 8 septembre, des fois que ça n'intéresserait personne).

Pour le déjeuner il manquait (au moins) deux personnes : ma grand-mère, qui vit la nuit et ne se lève qu'à 15h, et mon cadet qui n'a atterri qu'à midi (il revenait de Grèce). Nous déjeunâmes fort joyeusement, comme à l'accoutumée, puis une partie de la troupe s'est eclipsée pour l'île Saint-Simon pendant que les autres se lançaient dans une sieste réparatrice et nécessaire (comme vouspourez en juger par la suite des événements). Bien entendu, il est inutile de préciser que je faisais partie des fainéants, puisque cela va sans dire, mais cela va toujours mieux en le disant, c'est bien connu.


Après tout ce bazar (entre temps la grand-mère avait été récupérée, le cadet avait atterri, pris le train, puis la voiture et était arrivé jusqu'à nous), il fallut songer à se remettre à table. Mais juste avant, à 20h30 pour être précise, j'avais un «saut» à faire à la gare de Tours pour récupérer une amie, dont je tairai le nom et la provenance (vous comprendrez aussi pourquoi plus tard). La demoiselle étant seule, nous lui proposons, ma cousine (qui m'avait accompagnée pour ne pas me laisser chanter seule par-dessus Nostalgie, ma radio préférée) et moi, de dîner en notre aimable compagnie (car nous sommes très accueillants, dans la famille, et puis, dans toute famille chrétienne qui se respecte, a fortiori le jour de Pâques, on trouve sur la table l'assiette du pauvre*), ce qu'elle accepte. Elle fait donc la connaissance de mon tonton, de ma tatie, des mes cousines et de mes cousins (parce que ce sont mes cousines qui sont les plus âgées) (ils sont tous au fond de la salle à droite et maintenant je vais vous chanter «Le Tourbillon»,VIVE L'ECOLE DES FANS, oui je délire). Qui sont tous charmants, bien entendu. Surtout le plus jeune de mes cousins, tiens, on dirait. Qui se trouve n'avoir que quelques mois de moins que la damoiselle en question, c'est amusant, je n'y avais jamais pensé. Comme les deux sont plutôt pas mal (c'est normal en ce qui concerne mon cousin, chez nous y'a pas de moches, enfin si, moi, le matin, mais je le cache bien), ils se plaisent et c'est bien normal. Pour les aider, une même conception, je ne dirai pas de la fidélité, mais plutôt du couple («Quand on n'est avec quelqu'un que depuis deux semaines, coucher avec quelqu'un d'autre ça n'est pas tromper» : je ne dis pas qui je cite, je suis sympa). Le dîner passe très joyeusement. Moi qui avait annoncé à mon amie des discussion et des disputes très bruyantes, mais néanmoins chaleureuses et amusantes, sur fond de philosophie ou de politique, suis atterrée de devoir avouer que nous n'avons parlé que de shampoing, enfin non, pas que, mais quand même pas mal. **


À la fin du dîner, vers 1h, donc, après des tonneaux de digestifs (sauf pour le fiancé de ma cousine et moi, qui conduisions) (mais si, c'est vrai, sinon je ne raconterais pas tout avec autant de détails), dont vodka noire au chocolat, alccol non identifié datant de 1959, et autres bien connus dans les chaumières, comme il sied pour un dimanche, et de Pâques, qui plus est, nous partons chez une cousine de mes cousins (oui, on est très «famille», par chez nous).


Je me rends compte que ce texte devient bien long, alors je vous fais la grâce des détails. Sachez seulement que malgré une baignade générale vers deux heures du matin, du champagne à ne plus savoir qu'en faire (mauvais, il est vrai, celui que le beau-père de la cousine en question réserve, comme il se doit, aux amis de sa fille) (mais bon, quand même, là c'est la famille !) (m'enfiche, de toute façon, moi j'ai bu du jus d'abricot), le cousin et l'amie invitée n'avaient toujours pas «conclu» (j'utilise le mot employé par une autre cousine encore qui n'a rien à voir ici mais a trouvé que «conclure» était moins pire que «se serrer» - elle a raison). Nous somme donc repartis pour nous coucher dans nos chaumières, et l'amie tant appréciée dut se contenter de ma présence réconfortante durant notre courte nuit.


Pour faire une synthèse (que n'ai-je commencé par là, me hurelerez-vous), nous avons passé une excellente soirée. Mais le cousin et l'amie n'ont rien fait ensemble, même pas un semblant de bise appuyée au moment de se dire au revoir, ni un échange standard de numéros de téléphone.


En revanche, celui qui sut se servir de son téléphone, ce fut mon oncle (le père du cousin, donc). Qui apprit ce midi en déjeunant chez les parents du fiancé de sa fille (avec les jeunes fiancés en question) que son fils n'avait lamentablement rien fait. Il s'arma donc de l'objet sus-nommé pour incendier son aimé rejeton à peu près de cette façon (je n'ai pas écouté le message, vous me pardonnerez donc les approximations) : «Mon fils, tu es la honte de la famille, continue comme ça et je te renie, non mais franchement, pour qui te prends-tu ? Je veux bien te montrer encore une fois comment on fait, mais la prochaine fois, je te préviens, tu peux faire une croix sur ton héritage !»


Pour conclure, que ceux qui s'inquiéteraient du sort de mon cousin se rassurent, le fiancé de la cousine m'a appelé ce matin pour me répéter à quel point il avait trouvé mon amie charmante et pour me demander de l'inviter à son anniversaire dans quelques semaines...




* Chez nous, en vérité, on devrait plutôt dire qu'on en trouve une petite demi-douzaine, l'édition 2007 de Pâques étant bien pauvre en invitations de fin d'après-midi que les autres rencontres. Et puis faut-il préciser que ce que l'on nomme communément «l'assiette du pauvre» chez nous, si elle sert constamment et se retrouve fréquemment multipliée, n'est en réalité jamais accaparée par quelque pauvre que ce soit ? (oui, je sais c'est honteux, mais on ne le fait pas exprès).


** Peut-être le débat sur Marie-Madeleine rehaussera-t-il le niveau : oui, c'était une prostituée, non, elle n'était pas une apôtre (et puis quoi encore, ça n'était quand même qu'une femme) et oui c'est elle qui a vu la première que la pierre du tombeau avait été roulée ET la première à avoir vu le Christ en réssucité.


Nota : ceux qui s'interrogeront sur les raison de l'avortement d'une si belle aventure serotn ravis d'apprendre que ce n'est pas le fait que mon cousin ait une amoureuse depuis quelques jours, ni même que l'amie ait un chevalier servant depuis deux semaines, qui les a freinés. Non, bien entendu (se référer à leur théorie sur la vie de couple exposée plus haut). Ils ont juste été un peu timides...