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dimanche, 14 octobre 2007

194 - England sucks… I wanna go home…

En plus il n’y a même pas d’os à moelle, ici, chuis sûre… Or ce midi je me suis fait un faux pot-au-feu (dans une casserole, avec trois gros champignons, trois salad onions et un peu de poulet) et du coup ben il manquait quelque chose, fatalement… Le fromage me manque aussi énormément… Quand je pense à Noémie, qui a la chance d’avoir reçu un colis de trucs super français cette semaine, ben je me dis « vivement le retour en France, je file faire des courses et je reviens avec blinde de fromage ».

En plus suis à moitié fauchée (enfin, pas qu’à moitié). Ici pour le moindre truc, il faut payer. OK nous en tant qu’Erasmus on ne paie pas les £3070 de tuition fees, mais bon les autres sont quand même une majorité… Eh bien quand la Studient Union organise une soirée, boum £5 ! (ben on n’en fait pas beaucoup, hein, des soirées, du coup…). Les restaurants universitaires du campus : exorbitants, à moins de payer avec la RCS card (la carte d’étudiant qui peut faire monéo, en gros, comme à Tours cette année), auquel cas on a 50% de réduction. Donc j’ai crédité ladite carte (boum, £50, parce que c’est le montant minimum). Le moindre truc coûte un prix démesuré ici, ou alors je me rends pas bien compte : £8 pour une poêle de 25,5cm de diamètre, c’est énorme, ou bien ? (ça fait approximativement 12€). Fatalement, pour le même prix, j’ai pris un wok, je ferai pas de crêpes, mais c’est plus grand. Heureusement qu’il y a des trucs que j’ai pensé à acheter en France, quand même… Par contre le miel, j’y ai pas coupé, hein malade que je suis depuis une semaine, j’en suis au deuxième flacon, là, je crois (faut dire que j’en mets deux fois plus que prévu dans le grog, et puis à raison de deux litres de thé par jour…)…

Pour faire bonne mesure, je me sens un peu seule… Beaucoup de gens autour, mais c’est quand même pas pareil. D’un autre côté les relations « vont plus vite » je trouve. On sait qu’on n’est pas là pour l’éternité, alors on devient « ami » plus facilement, alors qu’en temps normal, cela prendrait assurément plusiseurs semaines avant qu’on atteigne ce degré d’intimité avec certaines personnes (je pense particulièrement à Renata et Noémie, parce que sans elles, je serais VRAIMENT seule).

A part ça, il y a quand même deux trois trucs sympas : vu que le jardin a enfin été fait, on va pouvoir inviter du monde mardi soir : PASTA FIGHT entre Lapo, le voisin, et Federico, un autre Italien du campus, jaloux un peu (on dirait) que Noémie et moi ayions trouvé les pâtes de Lapo absolument divines l’autre jour. Du coup il voulait nous en faire aussi pour nous prouver que les siennes sont les meilleures, on a pensé à faire une petite compétition bon esprit, ça risque d’être sympa…

Les cours, je n’en parle pas, c’est toujours aussi inintéressant et prenant… Quoi d’autre ?

Bah non, rien.

 

P.S. : Ben oui, petit moral, ça arrive, hein… Bon, forcément, l’« événement » d’hier soir y est un peu pour quelque chose (ou plutôt, si le résultat avait été différent, ça aurait masqué quelques jours encore les ptites misères… y’en a un qui doit être content que les Français se remettent à lire les pages économiques des journaux…). Je suis sûre que vous vous demandez comment c’était ? Ben dément, jusqu’aux dix dernières minutes. On était persuadés que la défense tiendrait bon, que la partie était gagnée, mais on aurait bien aimé un essai, quand même, parce que bon, gagner (ou pas) mais sans même un essai… Bref la douzaine que nous étions de Français au Medicine hier soir (oui, finalement je suis rentrée à Egham, je n’ai pas regardé le match à Londres, et avec le recul, ben c’est mieux) a quand même bien fait de filer à l’anglaise à la fin du match…

P.S.’ : Ils étaient combien les Anglais dans le bar ? Je sais pas, j’ai pas compté, mais je dirais bien une centaine (juste dans celui-là).

jeudi, 11 octobre 2007

191 - Note intéressante (avec plein de parenthèses incompréhensibles).

J’ai remarqué un truc passionnant. Quand vous vous promenez sur le campus (et à London même c’est pareil, et je pense même que c’est tout comme partout in England), vous vous trouvez confrontés à toutes sortes de mini-jupes tellement ras-là salle de jeu qu’on se demande franchement comment les filles d’ici n’attrapent pas une angine (de la salle de jeu, justement). Forcément en tant que Françaises bien élevées et avec quelques principes en ce qui concerne la décence, on a encore un peu de mal.

Mais bon, le truc passionnant c’est pas ça (ben oui, je digresse, et alors ?). Les rares filles qui ne sont pas en mini-jupes, elles sont en pantalon (fatalement, hein… parce que bon ici y’a pas de jupe décente, c’est ras-les fesses ou rien). Et alors ces filles là, elles se sont toutes mises aux chaussettes aux couleurs farfelues (du genre rose fushia ou violet pétant). Du coup j’ai peur d’avoir lancé une contre-mode, en sorte de réaction à la mini-jupe. Parce que depuis que je suis malade (je traîne bien ça depuis 4-5 jours, maintenant), je mets n’importe quoi comme chaussettes le matin (bon, j’avoue, c’est pas QUE quand je suis malade), du genre roses, violettes, mauves ou bleu canard (que d’ailleurs si tu veux être trendy ascendant fashion, cher lecteur assidu, plus jamais t’appelles ça rose ou encore moins bleu canard. Maintenant les couleurs faut leur trouver des noms bankable (si tu sais pas ce que c’est bankable, tu googueulises « acteur bankable » et Dame Google t’expliquera), comme « un beau chocolat » pour marron, par exemple. Pour plus de détails, allez voir cet article de Caroline, qui selon moi a tout de même le défaut de dire que le taupe c’est du gris, alors que bon pas tout à fait).

Bref, les moutons. Si moi le matin j’ose prendre de pareilles chaussettes dans mon sac à chaussettes dans mes petits tiroirs de plastique, c’est parce que dernièrement je frôlais gravement les trente-huit-cinq en me levant tous les matins (c’est quand même une excuse). Mais maintenant quand je regarde bien, toutes les filles ont des chaussettes pas croyables, non seulement avec des couleurs improbables, mais en plus avec des ptits dessins dessus que même ton ptit frère de 5 ans et demi, il te les fait en mieux. Elles sont vraiment barjos, les filles, ici… Soit elles affichent la mini coûte que coûte, malgré la pluie incessante (là, je rigole pas : mardi il a plu SANS INTERRUPTION de 9h le matin à 16h environ, et pas du crachin, en plus, pour une fois, plutôt la bonne averse bretonne…), soit elles sont habillées avec des pantalons très normaux et des chaussettes très bizarres.

Bon bien sûr, je vous voir venir, vous allez me dire que c’est pas parce que les Anglaises et moi on porte toutes les deux (bon, vous avez compris l’idée) des chaussettes colorful, que ça veut forcément dire qu’elles ont pompé l’idée sur moi. C’est vrai. Vous avez bien raison. Pour vérifier, demain, j’essaie les chaussettes dépareillées.

Non, j’déconne. J’sais que chuis malade (à peu près dans tous les sens du terme), mais y’a des limites à mon instinct d’étude de la fashion life, Moja Droga*.

* Se prononce « moya droga » (en roulant les "r" encore plus que Dalida) et signifie « ma chère » en polonais. (Pour dire mon cher, ça s’écrit Moj Drogi et ça se prononce « moui drogi).

P.S. : Bon OK, en vrai polonais y’a des accents bizarres sur les O, par exemple, mais mon clavier raciste veut pas les faire.

P.S.’ : Cela dit vu dans ce sens-là, les claviers anglais sont encore plus racistes… M’étonne pas tant que ça, d’ailleurs…

dimanche, 07 octobre 2007

187 - Allons enfants de la patri-iii-euh !! (But nice game, guys…)

Bon évidemment, vous n’allez pas y couper… En fait, pas de Londres hier, pas mal de français étant motivés pour regarder le match sur le campus, au medicine (bar).

J’ai donc passé une excellente journée avec Renata : le matin on est allée à Chertsey (le bled où elle travaille, à dix minutes d’ici), où on ne trouve rien, mais il y a une espèce de droguerie avec à la fois des épuisettes, des paniers à linge et des toiles et de la peinture. Nous avons donc choisi deux grandes toiles, et pris un paquet de trois plus petites. En rentrant, nous avons déjeuné « français » (fromage inclus), puis commencé les bases pour qu’elles aient le temps de sécher avant aujourd’hui (journée « peinture » officielle). C’est absolument magnifique, j’ai pris des photos pour que vous puissiez voir ça, c’est hallucinant c’que c’est beau. (Malheureusement je n’ai pas le bon câble pour mon appareil photo, et donc je ne peux transférer aucune photo sur mon ordi pour l’instant.)

Puis à 19h15, rendez-vous avec les Français à la réception du Founder’s building pour aller ensuite ensemble regarder le match. On n’a même pas loupé les hymnes, et surtout pas le haka se voulant dévastateur auquel Chabal a répondu si héroïquement par un regard noir comme la nuit – v’là-t-y pas que j’deviens artiste poète, en plus… Inutile de raconter le match, je suis sûre que vous y étiez (et ceux qui n’y étaient pas n’auront sûrement pas envie de lire un résumé) (mais ceux qui n’y étaient pas sont de mauvais patriotes de toute façon, et devraient être lapidés sur la place publique à coups de gravillons), et nous avons dû vivre exactement les mêmes moments d’angoisse (le 2e essai des Blacks, non transformé, c’est ce qui nous a sauvés) et d’euphorie (la non transformation du 2e essai des Blacks, leur drop loupé et bien sûr la 81e minute…).

Après, « Bar crowl » (moi non plus je ne connaissais pas avant : on passe dans tous les bars et on y boit un truc à chaque fois). En fait la « tournée des bars s’est arrêtée au bout de deux (ici les bars ferment tôt, alors le deuxième, il faisait chaud, on était bien on se marrait comme des dingues, bref on est resté). On est reparti du premier en chantant la Marseillaise, of course (certaine choses qui n’auraient pas des masses de sens en France, vu que presque tout le monde y est français, prennent un sens dingue dans un pays étranger), et dans le deuxième on s’y est donné à cœur joie, avec Jérémie qui nous a lancé toutes les chansons qu’il connaissait, de Joe Dassin à Michel Sardou, en passant par Britney Spears (et trois ou quatre Marseillaises dans le tas, peut-être même six avec celle chantée à la face du seul Néo-Zélandais du bar) (oui je sais, c’est dur de trouver B. Spears entre Dassin et Sardou, mais lui en est capable). Au Happy Man, donc (le 2e bar) nous avons fait la connaissance de Scot, Néo-Zélandais, mais part french, qui a eu droit à une belle Marseillaise rien que pour lui avant de devoir bien entendu nous donner une belle poignée de main à tous (parce qu’avant tout, au rugby, combien de fois devrai-je le rappeler : RESPECT de l’adversaire) (surtout quand il s’agit de la Nouvelle-Zélande, hein…). Le gentil Scot nous a même fait un petit haka rien que pour nous (que j’ai bien sûr filmé…). Bref une immense soirée, qui ne s’est cependant certainement pas terminée aussi tard qu’en France (bravo la fermeture des bars trop tôt…) mais ça laisse quand même de sacrés souvenirs.

Maintenant notre ennemi héréditaire en demie la semaine prochaine : la France (très chrétienne) contre la Perfide Albion (les Historiens mes amis comprendront et j’éradiquerai impitoyablement tous les commentaires d’incultes de base). On va se faire démonter dans les bars la semaine prochaine, mais ça ne sera, du moins on l’espère, que pour exprimer de la jalousie…

jeudi, 04 octobre 2007

185 - Où je fais hachement preuve de courage.

« Tes pâtes m’obsèdent » m’aurait dit Noémie l’autre jour. C’est pourtant un risotto que je lui ai servi hier soir, ainsi qu’à Louis-Guillaume et Renata (et Yuliya qui s’est finalement jointe à nous, donc ça y est, je connais toute la maisonnée). Le temps a passé très agréablement, et quand Noémie et Louis-Guillaume sont repartis, il n’était même pas tard. C’est pourquoi, lorsque nous nous sommes rendu compte avec Renata qu’on pouvait entendre la musique des voisins à travers le mur, on s’est dit qu’il était peut-être temps d’aller se présenter aux-dits voisins (en fait c’était l’idée de Renata, mais c’est moi qui ai dit : « OK, let’s go !! »). C’est donc armées de nos verres que nous avons frappé à leur porte, et leur avons expliqué que « We’re your neighbours, and we’ve heard the music, so we thought that maybe you would let us join the party ? » Of course ! , qu’ils nous ont dit. Et nous voilà chez Teresa, Manuel, Lapo et Micolaï (et Iman aussi, la française de la maison, qui n’était pas là). Deux Basques espagnols, un Polonais, et je ne sais plus d’où vient Lapo, il m’a embrouillée en parlant un français formidable, élevé qu’il a été au collège français de son pays. Un petit coup de poker, beaucoup de rigolade, discussion à propos de rugby et de Zizou, on est rentrée un peu tard peut-être avec Renata, et pourtant je me suis réveillée, ET LEVEE !, quand elle est partie travailler ce matin, à 8h30.

Voilà voilà. Maintenant qu’on a échangé les rituels « Of course you come when you want ! » et que de toute façon il y a un pan entier de la clôture qui est absolument inexistant (est-ce qu’on va vraiment demander à le faire réparer, finalement ?), notre vie sociale avec nos voisins semble bien partie. Et mes chers amis noteront que j’ai fait preuve hier soir d’un courage inégalé en me lançant dans cette aventure, chose que je n’aurais, en temps normal, jamais osé faire.

mercredi, 03 octobre 2007

184 - Le prof d’espagnol…

Déjà à la base, un homme qui parle espagnol, ça donne chaud. Mais quand en plus il est craquant, ben on n’a aucun mal à retenir :

?Como te llamas ?

            Me llamo Chloé.

? Como te appellidas ?

            Me appellido C.

? De donde eres ?

            Soy de Francia.

Et aussi ? Como se escribe ?

Voilà tout ce que j’ai appris pendant les deux premières heures de cours (plus la prononciation et l’alphabet). Excellente ambiance, prof sympa, exercice pas trop compliqués, bref, tout pour me plaire et me faire oublier que la chargée du Tutorial course (T.D.) était nulle.

Sur le principe, c’est bien : 50 dans chaque course, quelle que soit l’année, et une douzaine par tutorial course (les T.D.), qui se déroulent dans le bureau du professeur en question, donc de façon assez sympathique. Même pas de table : il s’agit principalement de lire les documents (qu’on est sensé avoir préparés la semaine précédent le cours) et de discuter tous ensemble dessus.

Rien à redire sur le principe, d’autant plus que le petit nombre de personnes incite vraiment à se jeter à l’eau. Le problème c’est la chargée de T.D., donc, elle laisse n’importe qui dire n’importe quoi en répondant que « Oui, c’est une piste ». En gros ces petits malins de deuxième année n’apprennent rien (si ce n’est qu’ils pensent pouvoir déduire tout ce qu’ils veulent des textes, ce qui n’est pas le cas, bien entendu). Enfin… La consolation viendra en son temps (celui de l’examen, quand je n’aurai pas d’effort à faire parce que bon la notion de pouvoir en Europe de 1000 à 1300, ça va hein, on gère par chez nous… (non, absolument aucun rapport avec mon mémoire de maîtrise qui concerne de l’histoire moderne, à la base…)).

A part ça, certainement Londres demain, pour aller voir quelques ouvrages intéressants à la Senate House Library, et cet après-midi, je vais préparer le tutorial course de la semaine prochaine, histoire d’être tranquille, ça ne devrait pas me prendre trop de temps…

mardi, 02 octobre 2007

183 - Enfin des cours !!

Voilà. Aujourd’hui, je vais enfin avoir mes premiers cours (en anglais, mais ça ne gâche absolument pas le plaisir, je vous l’assure). L.-G. a même dit à Noémie que c’était plutôt agréable. De toute façon, du moment que je me retrouve enfin dans un amphi (bon on ne sera qu’une cinquantaine au plus) et qu’on me donne des livres à lire, que je puisse aller m’enfermer dans la superbe bibliothèque du Founder’s, moi, je suis contente.

Ah oui, aussi, j’ai acheté une carte SIM anglaise, hier. Et puis du crédit pour mettre dessus, évidemment, sinon ça marche tout de suite moins bien…

Je sens que cette journée va être terrib’ je suis trop contente !!

Donc je vais arrêter là, parce que je sens bien que je suis beaucoup trop près des limites de la niaiserie, et bon…

lundi, 01 octobre 2007

182 - Il m’est arrivé quelque chose !!

Et vous allez en avoir pour votre argent… Et c’est aussi à cause de ça que je n’ai pas publié de note hier. Je voulais le faire en rentrant pour vous raconter l’histoire des Pompiers (bien sûr que Pompier prend toujours une majuscule !), mais…

Hier, donc, j’ai passé la journée avec Noémie (enfin une bonne partie). On s’est retrouvée vers 14h au Medicine Bar, avec Louis-Guillaume, pour regarder le match des Bleus contre la Géorgie. Et au bar, y’avait une ambiance, mais une ambiance… Je vous dis pas ! Mais alors je vous dis tellement pas, que finalement comme on n’était que trois dans le bar (si vous savez compter, vous devriez même pouvoir mettre des noms sur les trois en question…) à vouloir regarder le rugby, ah bé y nous ont carrément coupé le match en milieu de première mi-temps ! Louis-Guillaume, dépité, rentre travailler (il sera pendu en son temps pour acte évident de sabotage et non patriotisme flagrant), et Noémie et moi filons à la maison regarder la fin du match (sur la télé installée par mon super proprio (qu’il est d’ailleurs revenu hier installer la nouvelle machine à laver, et les deux verrous à l’extérieur et l’intérieur de ma porte : voilà, monsieur mon père, je ne me ferai plus violer désormais !)) (on est arrivée à la mi-temps, donc en fait on n’a vraiment suivi que la deuxième).

Ensuite on est repartie pour le campus, direction Founder’s building, et on a fait divers trucs, comme transférer des divX de mon DDext au PC de Noémie, etc. et on a même loué des DVD à la bibliothèque (ah oui parce que nous on a des tonnes de VHS à la Library, et même pas mal de DVD, qu’on peut en louer trois par jour gratuitement, mais que par contre faut les rendre avant 24h). Du coup le soir, après avoir dîné au Fouder’s Dining Hall, on a regardé Le Talentueux Mr Ripley. Ça a fait trop peur à Noémie, elle avait peur qu’on vienne la tuer et elle voulais pas que je parte. Mais il était 23h30, il fallait bien que je parte.

Ah oui, j’oubliais : les Pompiers : en plein pendant notre film il y a eu une alerte au feu (une vraie), et les gens (même nous) ont bien mis cinq minutes à se demander si finalement (d’habitude les essais d’alarme ne durent que quelques secondes) il ne fallait pas sortir, des fois que… Tout ça pour une histoire d’huile bouillante qui aurait affolé les détecteurs… Mais bon on a vu les Pompiers anglais (qui furent hallucinamment rapides).

Donc, je reviens à mes moutons : 23h30, je quitte la chambre de N. (là ça devient confidentiel, parce qu’il paraît que si ça se sait, elle peut se faire virer du building pour avoir accueilli quelqu’un dans sa chambre après 22h), pour rentrer dans la mienne, de chambre. D’abord, je me perds. Heureusement les deux seules personnes sur qui je tombe, m’indiquent un chemin, que je me reperds, retombe sur eux, et qu’ils proposent spontanément de m’accompagner, sont deux Français, de Lyon, étudiants en Lettres (et, comme ça vous saurez tout, ils s’appellent Farida et Jérémie et ils sont donc super gentils). Ils m’accompagnent donc à la réception, où j’apprends avec stupeur que la back entrance (porte de derrière du campus, donc) est fermée à 23h15 le dimanche… Nous v’là bien… Pas d’autre solution, je retourne à la chambre de N. et me retrouve à camper sur sa moquette, dans son sac à viande en soie (rescapé de ses camps scouts, ben ça alors on était toutes les deux en maîtrise louveteaux !), et sa couverture de secours. Finalement je n’arrivais plus vraiment à dormir quand le jour s’est pointé, alors à 7h30 j’ai filé comme une voleuse, suis rentrée chez moi, ai pris un bon bain (c’est qu’il caille dehors le matin !) et me suis précipitée sur mon computer pour vous raconter tout ça…

Maintenant je file, je vais retrouver Noémie, vous savez…

samedi, 29 septembre 2007

180 - Week-end très froid (et p’t’êt’ même pluvieux) en perspective…

Une journée très remplie hier, d’où l’absence de notes… Je suis d’abord allée hier matin à la Bedford Library (une des bibliothèques du campus), pour m’y inscrire et y emprunter un livre, The life and adventures of Thomas Coryat, de Michael Strachan, qui était indiqué comme étant « on shelf » (sur l’étagère, à sa place, donc), sur le catalogue, était en fait en quelque sorte perdu. Dans la mesure où je suis sensée travailler sur T. Coryat, et que ce livre est le seul à ma connaissance (et aussi à celle des professeurs que j’ai vus jusque là) qui soit entièrement consacré à ce personnage, tout commence bien.

Sur cet échec, je me suis donc rendue à mon rendez-vous avec le professeur Francis Robinson, auteur, visiblement, de The Mughal Emperors, un livre qui a l’air très intéressant et qui est très coloré (et qui risque d’être relativement intéressant pour mon sujet également, dans la mesure où T. Coryat est parti en Inde voir le Grand Mogol de son temps). Ce monsieur fut vraiment très sympathique : il m’a donné une piste très intéressante, je pense (c’est toujours la même histoire, vérifier que ça n’ait pas été déjà fait), un nom d’un autre voyageur contemporain de Coryat qui est allé en Afrique du Nord, et plusieurs noms d’ouvrages par lesquels commencer (une fois que j’aurai lu les trois livres de Coryat himself (TROIS ? mais je n’en ai qu’un… Le deuxième livre que je « possède » a en fait été écrit par un de ses rivaux), et le livre de M. Strachan…).

J’ai ensuite retrouvé deux de mes nouveaux amis que j’ai invités à déjeuner (et qui ont visiblement apprécié, les carbonara n’étant apparemment pas au menu tous les jours dans le restaurant universitaire (qui a pourtant un très beau plafond, en fait, aucun rapport).

Puis nous sommes allés nous enregistrer à nos cours de langues respectifs : espagnol pour moi (on s’abstient de toute moquerie, s’il-vous-plaît) et anglais (soutien) pour eux. Bâtiments différends, mais approximativement le même temps d’attente pour nous tous (1h30 pour moi, un peu plus pour eux…), la joie ! Et c’est là, précisément, qu’on se dit que bon sang à quoi ça sert de faire des préinscriptions, de les confirmer en arrivant, de renvoyer notre « contrat d’apprentissage », si c’est pour nous faire courir partout pour le moindre cours. Trois inscriptions, ça ne suffit pas ? (Visiblement, non.)

Forcément, on a raté le Health Centre, qui était fermé quand nous avons enfin pu nous échapper des bâtiments sus-mentionnés. On a juste filé voir madame Sizer, qui s’occupe des Relations Internationales, je suppose (en tous cas c’est elle la partie administrative des étudiants Erasmus/Socrates), pour lui faire signer nos attestations de présence, essentielles pour toucher la fameuse bourse. Pour info, quand à Tours nous avons droit à 420€ par mois (en tant qu’étudiants non boursiers), les même à Nanterre n’ont « que » 100€ par mois… (On m’a même parlé de 50€ par mois dans certaines universités de Paris, et de 80€ à Rennes, si j’ai bonne mémoire ? Hélène…).. Donc nous sommes plutôt chanceux, je trouve…

A part ça, tout va bien, je pense que je vais faire un tour (plutôt long, le tour) à la bibliothèque aujourd’hui. Juste pour le plaisir, les horaires d’ouvertures des deux principales bibliothèques du campus :

  FOUNDER’S LIBRARY AND BEDFORD LIBRARY
  Monday - Thursday 09:00-23:00
  Friday 09:00-19:00
  Saturday 11:00-17:00
  Sunday 13:00-21:00

Et aussi cette petite note :

  IN ADDITION – EXAM PERIOD ONLY [23th APR - 25th MAY]
  BEDFORD
[23th APR - 25th MAY]
  24 hour opening, 7 days a week. College/Library card required for access between 22:00 and 08:00.
  FOUNDER'S [25th APR - 20th MAY]

  Friday 09:00-21:00

Voilà, voilà… Pour une fois, voilà une idée INTELLIGENTE à copier chez nos « amis anglo-saxons »… Parce qu’à ceux qui me diront que personne n’irait jamais, je répondrai : « Oh que si ! » C’est peut-être une question d’habitude à prendre, mais rien que pour les étudiants salariés, ce serait un joli progrès, et pour les autres, eh bien, vous n’avez qu’à voir le nombre de gens qui se font mettre dehors à 23h…

jeudi, 27 septembre 2007

176 - Où il paraîtrait que je suis romantique…

Hier soir. Renata est en train d’empaqueter très exactement 18 cigares pour son bien-aimé (soldat encore en poste en Afghanistan, mais plus pour longtemps, dois-je vraiment vous le rappeler ?), après avoir lu ce désir exprimé dans l’une des cinq lettres (écrites par lui, bien sûr) qu’elle avait reçues le jour même. Nous sommes toutes les deux assises à la table du salon, avec un verre de vin, et Justin est sur le canapé, en train de dîner dans un plat posé sur une chaise devant lui (figurez-vous, mesdames, mesdemoiselles, messieurs, que ce garçon CUISINE ! et hachement bien, encore…). Tout d’un coup, notre jeune ami chinois décrète que je suis quelqu’un de très romantique, ce qui nous fait bien sûr nous esclaffer, Renata et moi (elle a passé plusieurs de ses soirées à faire de petits paquets de coca, sprite et autres fanta pour son cher et tendre, des cigares, etc. Bref à répondre au moindre de ses désirs, nous expliquant toujours que quand on le verrait, on comprendrait bien qu’elle ne peut pas faire autrement, parce qu’il mérite qu’elle soit si gentille – on sait ce que je pense de ce genre de comportement… mais bon elle l’a pas vu depuis un bail, etc.). Renata osa même protester : Justin lui répondit : “Just listen to me : YOU are the most romantic person I’ve ever seen. But Chloé is also the kind of romantic person, and I’m tellin’ you why : she is always with a cup of tea, listening to the music, and that kind of music is JAZZ.” Voilà voilà. Ça vous la coupe, hein ?? Donc je suis romantique (parce que je bois du thé en écoutant du jazz, je reprécise pour les non-anglophiles). Ça le fait, ou ça craint (du boudin) ?

(Là, par exemple, je suis en train d’écouter Studio 1 Soul en buvant mon Lady Grey avec une cuiller de miel, après avoir terminé mon jus d’orange (dans mon verre à pied, bien sûr).)

A part ça, dans le rayon intéressant, j’ai rendez-vous demain avec le professeur Francis Robinson, pour causer de Thomas Coryat, et de l’histoire moderne de l’Inde, histoire de m’aider à trouver des archives et sources plus facilement. Mon mail a été envoyé à 18h55, à 19h30 j’avais la réponse. Si ça c’est pas du rapide… Je crois que je vais assez facilement me faire à certains trucs, ici, quand même…

Et sinon, quoi de neuf aujourd’hui ? Oh… je pense que je vais retrouver mes nouveaux amis, n’est-ce pas, pour d’autres formalités d’inscription, et puis on verra bien, après tout !

mercredi, 26 septembre 2007

174 - Où je commence à socialiser pour de bon…

Mes amis, bien le bonjour ! Quelle magnifique journée (bon, OK, il caille à donf, mais quand il fait beau dans nos cœurs, who cares ?) pour vous raconter plein de choses très intéressantes ! La première d’entre toutes étant que j’ai trois (oui, TROIS) nouveaux amis !! Bon d’accord, sur les trois il y a deux Français (un de chaque sexe) et la troisième est italienne (mais alors une belle, hein !), mais c’est déjà un progrès, et puis c’est la porte ouverte à toutes les fenêtres, si ça s’trouve !

Je suis donc allée ce matin aux deux réunions auxquelles (pour une fois) j’étais supposée allée (ça tombe bien). La première servait à nous apprendre à nous servir des ordinateurs de la fac (ne riez pas : moi aussi je rigolais doucement au début, mais en fait c’est hachement bien leur présentation, dans la mesure où IL Y A vraiment des trucs à présenter). D’abord on nous a expliqué qu’on devait utiliser chacun notre nom d’utilisateur et notre mot de passe pour ALLUMER les ordinateurs, ce qui nous donne accès chacun à un morceau de disque dur (qu’on retrouve sur tous le campus, soit dans les 13 salles informatiques, ou sur notre propre PC si on se connecte grâce au Wifi). Donc c’est protégé, puisque mot de passe et nom d’utilisateur. Et puis c’est hachement bien. Et même qu’avec l’email que nous fournit l’université, on peut envoyer des emails à tout le monde. Là, je vous vois vous marrer derrière votre computer, parce que bon vous aussi vous pouvez le faire, me direz-vous. Oui sauf que si vous rigolez doucement, c’est parce que je me suis mal exprimée : vous disposez, quand vous rédigez un nouvel email, des emails de TOUS les gens qui sont à l’université (étudiants, profs et autres personnels). Et comme on utilise énormément les emails, ici, pour poser toutes nos questions aux profs, demander des trucs et des bidules, rendre tous les devoirs… ben c’est quand même hachement pratique.

Ensuite on a eu la réunion des Erasmus avec notre Superviser, qu’est le Dr Hugo Blake : un homme d’un certain âge, certes (rares cheveux restants bien blancs), mais d’une élégance… De beaux yeux bleus, et de très belles mains. Bref, un homme charmant, très agréable, vraiment, et qui a répondu à toutes nos questions (en même temps on n’était que six : deux Allemandes, deux Françaises et deux Italiennes – nous y voilà…). C’est donc à cette réunion que j’ai fait la connaissance de Noémie, étudiante en première année de Master à Nanterre, et de Tatiana, inscrite à l’Université La Sapienza de Rome (et à l’origine étudiante dans le domaine du cinéma…). Elles sont absolument adorables, et surtout, quelle joie de pouvoir enfin faire la bise à des gens !! A croire dans c’pays que les contacts physiques, ça colle immanquablement la gale… Puis Noémie m’a emmenée rejoindre Louis-Guillaume et nous avons déjeuné tous les trois, plus Tatiana, qui se trouvait également là. Après on a enchaîné sur la carte de l’Union des étudiants (donc photomaton pour moi, ainsi que Tatiana, d’ailleurs), et (ah zut on a oublié le Health center… tant pis, j’irai une autre fois) après nous nous somme séparés (en ce qui me concerne je suis rentrée à la maison, et j’ai bien fait vu l’averse qu’on se cogne depuis que je vous écris…).

Alors, c’est pas de la socialisation, ça ??? Tout de suite, je vais avoir beaucoup moins de mal à rester plus longtemps aux diverses « parties » organisées par toutes les associations possibles et imaginables existant sur ce campus… Vous êtes fiers de moi, pas vrai ?

mardi, 25 septembre 2007

173 - I’VE GOT MY FUCKING STUDENT CARD !!

Même que ça a pas été de la tarte, laissez-moi vous l’dire… Je vous épargnerai quand même les détails, parce que bon LE truc important à savoir c’est juste que j’ai une tête infâme sur ce bout d’plastique, rapport au fait que la connasse qui fait les cartes d’étudiants, elle aurait même pas pris la peine de me prévenir que c’était à ce moment-là qu’il fallait sourire, parce que bon elle allait appuyer sur le bouton (c’est le même système qu’on a à Tours, hein…). M’enfin… 

J’ai une carte, et c’est tout ce qui compte. A part ça, il y a deux jours (oui, je sais j’ai tardé à vous le dire, c’est honteux et je m’en excuse), j’ai enfin fait la connaissance du jeune homme habitant en ces lieux, prénommé Justin, et chinois de sa petite nationalité. Le genre de chinois qui t’explique que c’est normal le communisme en Chine, parce que bon c’est quand même 1.4 (prononcer « one point four ») billion people, et que bon ça se rule pas that easily (autrement dit si tu veux pas que ça soit le bordel dans un pays qui contient – oui, c’est le mot – presque un milliard et demi d’âmes humaines (je dis ça, parce que je sais que certaines personnes pourraient être tentées de penser aux brins d’herbe quand je dis « âmes » et bon, rapport ne serait-ce qu’aux rizières, des ptites pousses genre herbe ou autres doit y’en avoir autrement plus qu’un milliard et demi en Chine alors bon…), vaut mieux éviter la multiplicité des partis, et par multiplicité on entend bien sûr qu’il ne peut même pas y en avoir deux). Comment ça elle est undickable (spéciale dédicace à Didier, et à Aurélie), ma phrase ? Débrouillez-vous, hein… Et quand après tu lui dis que c’est pas tant le fait que le communisme gère le pays que le fait qu’il n’y ait pas vraiment de liberté de penser dans son pays, il est étonné, le garçon, et il te dit « t’es sûre ? » (bon, en anglais, évidemment, mais j’ai pitié de Didier…). Et moi : « ben oui, y’a quand même toujours quelques journalistes enfermés chez vous, même des journalistes internationaux, juste parce qu’ils ont osé prendre la parole contre le régime en place (bon évidemment ma phrase en anglais était beaucoup moins éloquente)… » Et Renata d’acquiescer, donc il admet, je pense, il était juste pas au courant, et en fait, finalement « Well I don’t care, so… » Pour enchaîner directement sur le nouvel I-phone, parce que bon son job ça va quand même probablement être de les vendre.

Pour info c’est le même garçon qui nous avoue que rien à renifler de la bière, il devient vert (nous voyant nous enfiler verre de vin sur verre de vin avec Renata, hyper impressionné, donc, parce que le vin c’est quand même TREIZE pour cent d’alcool… : « And as a man, I’m quite embarrassed at this moment… »). A part ça, il est super sympa, très friendly, et assez drôle. Donc je dirais que j’ai plutôt de la chance d’être tombée sur ces colocataires.

Et en mangeant les dragées du mariage de ma cousine (ce qui me fait penser que Daphné, tu aurais pu me remercier de t’avoir rendu ton appareil photo, que tu l’avais oublié dans la voiture de ton papounet depuis le 8 septembre, quand même…), je me souviens que j’ai enfin réussi à récupérer mon emploi du temps : pour faire simple, j’ai cours de 12 à 17h le mardi, et le mercredi (tiens, j’ai oublié de noter les heures…) et le vendredi jusqu’à 15h. Je n’ai pas encore récupéré les horaires de cours d’espagnol, mais y’a qu’à espérer que ça ne soit pas le lundi, et du coup ça devrait être OK pour rentrer début novembre… En plus tout ce fichu programme qu’on m’avait donné était le mauvais, c’est celui des premières années, fraîchement débarqués, donc rien à voir avec moi. Sauf que j’ai beau être masterizing in Tours, eux they fuck off parce qu’en tant qu’Erasmus je suis les cours de 2e année, donc je suis qu’Undergraduate… Bref.

Comment ça, c’est de plus en plus le bordel, mes notes ??? Ah bé, mes bons enfants, c’est que quand on est en plein dans l’histoire de Jacques Ier Stuart, on est un peu déconnecté, hein… (Saviez, vous, que Marie Stuart elle avait dû chevaucher une nuit entière enceinte jusqu’aux dents – six mois, quand même – pour pas se faire zigouiller ??)

Edit : J'ai quand même failli oublie la meilleure, donc sans doute la plus drôle, de Justin, celle qui nous a littéralement fait exploser de rire hier soir avec Renata (non mais limite si on n'a pas recraché le Bordeaux par le nez) : "Hey ! You guys, the next time you come to China..."

dimanche, 23 septembre 2007

168 - Dimanche matin bien triste...

Alors, la réception d'hier, donc. Tu parles d'une réception ! Une heure de parlote pendant laquelle je commençais déjà à me demander ce que je faisais là... Tout le monde riait au taquet aux blagues du Principal et des autres intervenants, qui ne prenaient même pas la peine de parler un peu doucement. Déjà, ça m'inquiétait un peu. Parce que si je comprenais, j'avais quand même parfois un peu de mal. Je m'attendais à vois plein de gens de nationalités très différentes, qui auraient tous un peu l'air inquiet, comme moi... En fait il s'agissait en majorité d'Anglais qui effectuaient leur première rentrée à la fac ! En me donnant le "ticket" la gentille dame m'avait pourtant dit qu'il s'agissait d'une soirée pour les "International students", "non residents". Eh bien non. Et puis après, le dîner... AAAAHHHHH, le dîner... Figurez-vous qu'on s'est retrouvé à faire la queue comme au primaire à la cantine, pour prendre des (je vous l'donne en mille) LASAGNES ! Mais alors diversifiées les lasagnes : Hallal, Végetariennes, et normales. Mais que des lasagnes. Comme si j'allais manger leurs lasagnes ! Donc j'ai juste pris le verre de tit punch que même on sentait pas beaucoup le rhum (j'allais quand même pas prendre du pseudo pétillant à deux francs, six sous, non ? NON). J'ai papoté cinq minutes avec les gens de ma table : trois anglaises et un portugais, tous en passe de commencer leur première année, et tous follement contents d'être là. Au bout des cinq minutes sus-mentionnées, je me suis barrée. Faudrait quand même voir à pas trop déconner. Je suis rentrée à la maison, et j'ai regardé "Who wants to be a Millionnaire : Celebrity", même que leurs célébrités à eux, ils en dressent tous les portraits avant qu'elles commencent à jouer et que du coup elles se tapent toutes la honte de leur life parce qu'elles ont bien du mal à dépasser le deuxième pallier (50.000£) (comme chez nous, quoi).

Non mais franchement, quand je repense à l'entrée dans la Dining room (ah ça, y'a un beau plafond, y'a pas à dire !)... Vu que les gens remplissaient les tables au fur et à mesure, j'avais le choix entre le groupe des Pintades-Grognasses et celui des racailles de douze ans et demi (avec casquettes, chaussettes sur le jogging et jogging en taille tellement XXXXXL qu'ils étaient obligés de le tenir, ça leur faisait une de ces dégaines... (oui, je le sais, que je parle comme ma mère, mais voyez-vous, il se trouve que parfois - et même souvent - ma mère a raison)). Heureusement, j'ai pu aviser la table sus-mentionnée, n'est-ce pas, où il restait une place (parce que, comme il se doit, les gens se connaissaient déjà, ils avaient pu former leurs propres petits groupes, n'est-ce pas...). D'autres Rémi(e)s que moi ? Que nenni ! Elle commence bien, cette année... (Vivement la SEMAINE de pré-rentrée à partir de demain... YOUPI YOUPLABOUM !)

samedi, 22 septembre 2007

167 - Samedi matin (très) tôt...

Bon, je ne reviendrai pas sur la victoire des Bleus contre le Trèfle hier soir (25-3, c'est ça ?) ni sur comment Chabal et Michalak ils étaient craquants (Renata est d'accord pour Michalak, mais trouve quand même que Chabal a l'air d'une grosse brute et de toute façon elle aime pas les hommes barbus, tant mieux, cocote, je te l'aurais pas filé, de toute façon, niark niark niark), ni sur comme que c'était trop dommage que Dominici il joue pas, parce que quand même qu'est-ce qu'il est beau (et en plus comme c'est le seul dans le calendrier, on aurait pu l'imaginer en train de courir tout nu sur le terrain), ni sur le fait que de toute façon les Irlandais ils ressemblaient tous à des Frankeinstein (sauf à la rigueur leur capitaine, un peu beau, mais que de très loin, alors), et quand même les Frankeinstein ils pouvaient pas gagner, ça aurait vraiment pas été juste. (Ouf.)

 Donc, comme je ne veux pas parler non plus du propriétaire canon des lieux en lesquels je réside, et qui doit revenir (c'est ça, reviens) mais je sais pas quand, sauf que ça serait bien que ça soit bientôt, quand même, rapport au lave-linge qu'il a laissé dans l'entrée (mais bon, déjà il a monté la télé et j'ai pu regarder le match alors bon...)...

Eh bien je me contenterai de vous rappeler que ce soir je vais avoir ma première vraie activité socialisante, à savoir :

The Registry team
cordially invites you to a
RECEPTION and INTRODUCTION to the College
to be held in Windsor Auditorium at 6.30pm on Saturday 22nd September 2007
followed by an INFORMAL SUPPER
to be held in Founder's Dining room at
7.30pm
(Entrance to both venues by ticket only)

WELCOME !

Vous noterez que tout de suite, "Windsor Auditorium",  ça pète hachement plus que "Amphi A, B ou crotte de bique". Parce que bon, même Denis Richet, hein, on s'en cogne un peu, et alors "Amphi Bordeaux", je vous demande un peu de quoi on a l'air avec ça.

Bon. Et puis "Informal supper" : je sais bien ce que je ferais si j'étais en France, mais pour les Rosbifs, ça veut dire quoi ? 31 moins le châpio ? ou juste comme chez nous, "décontracté-chic", comme qui dirait...

Le bon côté, c'est qu'il me reste quelque chose comme huit ou neuf heures pour y réfléchir (enfin en même temps j'admets que je me pose le problème presqu'avec plaisir, puisque je n'ai rien de mieux à faire...).

Sinon, hier, j'ai peint un ptit tableau, mais figurez-vous que je me suis plantée de câble pour relier mon appareil photo à l'ordinateur (ce qui, visiblement, A une incidence, puisque quand je branche le truc au bidule, ça ne fait RIEN). Donc je ne peux pas vous montrer les photos de ma chambre et de la maison que j'ai prises après rangement, ni celle que j'ai prise de mo biô tableau (que Renata elle a dit un truc confus sur comment qu'il est, mon tableau, mais c'était sympa, hein...).

vendredi, 21 septembre 2007

166 - Ah ah...

Holà vous tous. Il faut absolument que je vous informe d’un truc terrible : j’ai aperçu mon proprio, comme vous me voyez (pas) là, et il est YAWHAOU !!! Les filles, laissez vos copains venir tranquilles, c’est pas avec l’Ukrainienne que vous aurez des soucis. En revanche, quand vous allez venir, vous allez halluciner si jamais vous avez la chance de vois « le » Vishal. Moi je dis : vive le mélange, surtout quand ça donne un truc pareil, voyez-vous. On dirait un mélange d’indien et d’anglais peut-être, ou je sais pas trop quoi, mais en tous cas ça déchire. Ma mère avait raison, c’est un bon parti, ce mec, non seulement il est riche et sympa, mais en plus il est jeune (la douce trentaine, je dirais) et canon de chez trop beau. (Limite je l’inviterais bien à venir voir France – Irlande ce soir, n’est-ce pas…)

Voilà voilà, c’était juste pour dire ça, oui, figurez-vous qu’il ne se passe pas tant de trucs passionnants que ça ici non plus. Ah si : il faut que j’aille m’acheter un porte-savon.

Edit (d'après, forcément) : Après une rapide recherche sur Google, j'ai trouvé ça. Si c'est lui, il est encore moins vieux que ce que je pensais... Non mais dites donc oh hé !

Autre édit : C'est pas celui de la page que j'ai trouvé et dont je vous parle juste au-dessus. Le mien, de Vishal, a 24 ans (VINGT-QUATRE !) et a fait ses études à la Royal Holloway (on a déjà des tonnes de points communs), né en Angleterre de parents Indiens, il possède 23 maisons dans le voisinage... Je veux épouser ce mec. On oublie tout ce que j'ai pu dire sur Chabal, Michalak et Dominici, je veux faire des bébés métisses ! (Comment ça, je craque ? non mais je vous rappelle que je suis toujours en plein chagrin amoureux, et qu'il y a un mec canon de 24 ans (mon âge, quoi) qui est en tee-shirt dans mon salon en train de monter la table sur laquelle reposera bientôt le téléviseur grâce auquel je vais regarder Michalak et Chabal ce soir !)

165 - Quelques photos de la fac...

Avec un peu de retard, mais ce sont les notes qui prennent le plus de temps, quelques vues de la fac. Pour info, oui c'est canon, mais bon là-dedans y'a que les bureaux des gens zimportants et des chambres (sans le wifi, je m'étais renseignée, hein...).

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(Si vous cliquez sur les photos elles s'afficheront en grand.)

Vous remarquerez comme la pelouse est bien tondue...

Oui c'est tout pour l'instant, parce que figurez-vous qu'il y a un souci avec le câble de mon appareil photo (Daf, celui que j'ai posé sur ton bureau avant de partir, le gris avec un tout petit embout, en fait c'est le mien et j'ai emmené celui de ton papounet, donc si tu peux le donner à maman qu'elle le mette dans le colis avec le thé...).

164 - Vive William Saurin...

Je crois bien que je suis en passe de devenir sérieusement alcoolique. Voyez-vous, il se trouve que je m’ennuie grave ma race, là. Parce que finalement, en attendant samedi, je ne connais personne, à part Renata (et Yuliya, qui passe visiblement tous les soirs en coup de vent et qui monte s’enferme directement dans sa chambre avec son boyfriend, qu’elle veut pas nous le montrer et qu’elle a bien raison, parce que des fois qu’il se rendrait compte qu’il y a des filles canons qui existent, et qu’il y en a même dans la même maison que sa girlfriend… bref) que j’attends avec impatience le soir. Elle se fait son dîner, et moi je lui cause, et je dîne après. Du coup je l’empêche de lire son journal, mais elle n’a pas l’air de m’en vouloir. D’ailleurs je lui ai dit que jusqu’à maintenant elle constituait le peu de vie sociale que j’aie. On dirait une Mikeline, toute seule, avec mes plats cuisinés pour un (que la taille du morceau de saumon suffirait pour un enfant de 5 ans et demi, éthiopien, et encore, mais je vais pas commencer à manger comme deux, surtout qu’aujourd’hui ma principale activité fut la sieste), vive William Saurin, c’est moi qui vous le dis… Tout ça pour dire que la bouteille de moelleux que j’ai débouchée hier a vu ce soir sa dernière goutte tomber dans mon verre. Au rythme d’une demi-bouteille par jour… (moins le verre que j’ai servi à Renata, les autres n’étaient pas là, c’est quand même pas de ma faute). En parlant des autres, il s’avèrerait en fait que Justin soit chinois… L’auberge espagnole, je vous dis, sauf qu’on n’en a toujours pas vu la couleur, du chinois.

Du coup, super blasée que je suis, j’attends samedi et la réception donnée gracieusement en l’honneur des international students, suivie d’un informal supper à 7h30 dans la dining room de la fac. Parce qu’il y a une dining room, et je vous raconte pas comment qu’on dirait trop de chez trop une salle immense du genre de celle qu’on voit dans les films amérloques avec les bals de promo (que j’ai toujours rêvé d’aller à un bal de promo, d’ailleurs). En attendant, justement, je ne connais personne, et je m’amuse à faire la sieste me promener toute seule dans la maison (au bout de dix fois, c’est lassant).

J’ai aussi décidé de travailler le personnage en attendant de rencontrer des vrais gens. Comme mon père m’a acheté un verre à pied pour boire le vin qu’il m’a laissé, j’en profite aussi pour boire dedans non seulement ça, mais mon jus d’orange le matin et mon eau toute la journée (le thé reste dans le mug, faut quand même pas déconner !). Je vais me fabriquer une image de française pochtronne délicate et élégante (snob, ouais !). Ce qui ira très bien avec ma voix de quand je parle anglais. Parce que figurez-vous (allez-y, figurez-vous, parce qu’après…) que quand je parle anglais je n’ai pas la même voix nasillarde qu’en français. J’ai une voix un peu plus rauque, allez savoir pourquoi (c’est quand même pas la soirée de lundi passée à gueuler et boire chez Samy qui m’a rendue comme ça à vie, mais si c’est le cas je me mets définitivement au paquet et à la bouteille par jour, avec gueulante optionnelle), j’me trouve sexy en diable, sauf qu’il n’y a personne pour en profiter, c’est con.

(Le bébé cyclamen se porte super bien, j’ai que ça a faire de le regarder, de toute façon, sauf que je devrait peut-être lui compter les fleurs, parce que soit je déconne grave soit y’en a qui poussent à toute berzingue.)

P.S. : Ma mère avait raison, il y a bien un bouton pour déclencher le gaz sur la gazinière (donc pas besoin d’allumettes). Conclusion : finalement c’est plutôt l’image de la blonde que je devrais tenter de cultiver… et une mère a TOUJOURS raison (c’est rageant mais c’est comme ça).

jeudi, 20 septembre 2007

163 - Toujours là(-bas) (oui, un jour je vais changer de blague).

Vous allez rire, mais hier je n’ai pas pu me faire mes noodles (nouilles chinoises en sachet) parce que… JE N’AI PAS D’ALLUMETTES ! ni de briquet, d’ailleurs. Je me suis donc rabattue sur la « blanquette de veau aux petits champignons, et son riz » en plat tout préparé, que j’ai eu la bonne idée de m’acheter (en France, of course) (ainsi que du saumon avec des pâtes et du poulet avec ses légumes) (faudrait s’interroger sur la psychologie des gens qui inventent les noms de ces plats cuisinés pour une personne), puisque ça se réchauffe en deux minutes au micro-ondes.

A part ça, j’attends mon propriétaire, qui est sensé venir aujourd’hui (mais quand exactement, alors ça, mystère et boule de gomme, hein ! pire qu’un râteau Ikéa à la gadou…) pour installer un verrou à l’intérieur de ma chambre et un autre à l’extérieur. Pour celui à l’extérieur, c’est normal, les trois autres chambres (qui sont à l’étage) en ont un, et accessoirement ma chambre donne directement sur le salon. Avoir confiance en mes colocataires, yes, en tous les gens qu’ils vont ramener… Mais alors le verrou à l’intérieur… Une brillante idée de mon père. Parce que comme j’habite avec deux autres filles et un garçon, il paraîtrait que je n’ai « qu’à l’exciter un soir et il vient quand il veut me violer ». Oui papounet. Franchement… Bref verrou installé ne veut absolument pas dire que je l’utiliserai. Moi qui me lève une nuit sur deux pour aller faire pipi, trois fois sur quatre en dormant (suis un poil somnambule) vous me voyez m’échinez sur un verrou ?? C’est un coup à me faire pipi dessus ou à finir dans le jardin ! Hors de question.

Comme si ma vie devait être plus intéressante en Angleterre qu’à Tours… Mais bon…

Le manque d’allumettes d’hier soir m’a fait me souvenir que j’ai dit à ma mère que franchement elle aurait pu me laisser un paquet de clopes, je n’en ai même pas une à fumer, et franchement, hier soir, avec mon verre de vin… Bref, dans le contexte, ça l’faisait. (Daphné : chut tais-toi !). Je pense que je vais lui demander de m’envoyer un paquet de Camel et un de Malback light, parce que là, voyez-vous, ça va me manquer (et je pense que je vais finir par craquer et acheter des tiges de huit ici, alors qu’elles sont beaucoup plus chères). D’ailleurs, en parlant de ça, je crois même que je vais monter un ptit trafic, moi…

A part ça, le bébé cyclamen se porte bien, mais le bébé bonzaï a l’air d’être un truc vachement chiant à faire pousser, qu’est-ce qui m’a pris d’acheter ça, franchement, au lieu d’un déjà poussé ??

 

PS : Bon, Daf, le fait que tu viennes ici tous les jours et que tu lises tout et que tu habites encore chez nos parents ne t'autorise quand même pas à TOUT leur raconter de ce que je dis là, hein...

mercredi, 19 septembre 2007

162 - Enfin là (-bas)...

Un trajet un peu long (sept heures environ) mais qui s’est déroulé plutôt bien, pas de souci, pas d’enguirlandages… Arrivés CHEZ MOI, nous avons déposé toutes mes affaires avec mes parents. Un beau bordel, vous pouvez me croire (sur parole, parce que bien entendu, je n’ai pris les photos qu’après avoir rangé, et encore, y’a des trucs qui font tâche…). Je m’y suis déjà faite, je me sens terriblement bien – ou alors je n’ai pas encore bien pris conscience de ma nouvelle situation, ce qui est probable – et je pense ouvrir ce soir une des bouteilles de moelleux que m’a laissé mon père avant de partir. Mes parents avaient presque l’air ému en me disant au revoir, c’est touchant, mais je sais qu’une fois à la maison, ils n’y aura plus que « qu’est-ce qu’on est tranquille, maintenant, quand même… ». 

Par contre, mon père a été formidable sur ce coup-là : si je l’avais laissé faire j’aurais deux fois plus de trucs dans ma chambre, un scooter et un vélo (« achetés vite fait ») alors qu’il a râlé quand j’ai parlé de me faire un carton avec mes boîtes de thés que j’ai oubliées à Tours (un scandale…), parce que quand même on va pas dépenser de l’argent pour un colis alors que je vais bien finir par revenir (oui, peut-être, on verra). J’ai aussi hérité de kit-kat, bounty (j’aime pas les bounty), paquets de chips, du jambon et un fromage de chèvre acheté chez total (la majuscule n’y est pas exprès). Remarquez, je pourrais bien me contenter de dîner de fromage et de vin ce soir, j’ai juste peur que ça ne m’aide pas à me faire à l’idée que je ne vais pas manger français pendant des mois.

Alors par contre, aucun rapport, bien entendu, mais les trains passent super près de moi finalement. Avec la fenêtre fermée ça ne s’entend pas trop, ça gère…

On est passé à la fac, également, le bordel, je vous raconte pas, pire qu’aux Tanneurs : là-bas, au moins, il n’y a qu’un bureau et si vous vous faites envoyer balader, vous pouvez partir. Là on a dû faire cinq bureaux en tout qui se renvoyaient la balle avant de trouver ce qu’on ne cherchait pas (je voulais mon emploi du temps, j’ai appris qu’au lieu de commencer les cours la semaine prochaine, ce serait celle d’après, la prochaine étant consacrée à la pré-rentrée. Oui, vous m’avez bien entendue, UNE SEMAINE ENTIERE de prérentrée. On croirait rêver… Déjà que j’en n’ai jamais fait une seule (ah si, l’année dernière, et celle de cette année qui ne me concernait pas, merci bien…)).

J’écris tout dans le désordre et avec coupures, d’où les transitions fracassament absentes. Peut-être est-il temps de vous dire que je connais les noms de tous mes colocs, maintenant, bien que je n’ai encore vu que Renata hier soir (25 ans, polonaise, qui travaille, pas call girl du tout et j’ai pas exactement compris dans quoi elle bosse, mais bon ça doit être très intelligent, elle a fait plein d’études, en Pologne, en Angleterre et en Hollande). C’est donc elle qui m’a dit que Iuliya (non, vous ne rêvez pas), l’Ukrainienne, étudiait l’économie et Justin (qui serait donc anglais) le management ou une connerie de ce genre. (Oh, un train.)

Tout se passe donc pour le mieux (encore aucune transition, vous allez vite vous y faire) et Dominici a rapidement trouvé sa place sur mon mur (c’est-à-dire qu’en attendant 2008, du coup, je peux bien mettre qui je veux, non ? Peut-être bien Skrela après…).