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mardi, 01 mai 2007

38 - Lecture moyennement "plaisir"

Il y a deux ou trois jours, j'ai entrepris la lecture de L'Epuisant Désir de ces choses, de Renaud Camus. C'est très particulier, voyez-vous. Cela a beau être un roman (c'est à peu près la seule chose que j'y ai compris), c'est difficile. Enfin, difficile. Je comprends ce que je lis, quand même, mais bon, c'est... c'est LABORIEUX, voilà. Le désir ne vient principalement que du conseil, et il est épuisant, en effet. Peut-être n'ai-je pas la sensibilité requise, mais il me faut beaucoup de longues minutes pour achever les chapitres un à un (pas trop en même temps) et c'est plutôt avec soulagement que je referme le livre à chaque fois. C'est pourtant très bien écrit ! (Quoique, à mon sens, R. Camus fasse souvent de brillantes démonstrations de ce certains me reprochent régulièrement : des phrases trop longues et parfois incompréhensibles. Je ne trouve pas que l'hermétisme, lorsque l'on désire être publié, soit la meilleure des tactiques. Mais Renaud Camus est, paraît-il "le grand auteur français de notre époque", et il peut bien se permettre, en tant que tel, de se priver de la majorité des rares lecteurs de vrais livres qui subsistent de nos jours.) Quoiqu'il en soit, j'ai terminé le quatrième chapitre et ça ne "démarre" toujours pas. Où va-t-on ? J'aimerais bien le savoir... Quand je pense à la quatrième de couverture si alléchante, et que je me revois la lire fébrilement en sortant de la bibiliothèque universitaire, juste après récupéré l'ouvrage (poussièreux, au passage) provenant des "magasins"...

Je me souviens avoir relu une phrase cinq ou six fois sans en comprendre le sens, ne la trouvant même pas syntaxicalement correcte (je sais, je sais, et j'admets volontiers que là, j'ai très certainement tort. A moins que ce ne soit une erreur d'impression ?). Il y a également des paragraphes entiers que je survole d'un oeil ennuyé (pendant que l'autre tente vainement de faire le boulot tout seul et de rappeler son collègue à l'ordre). Enfin, je me suis surprise il n'y a pas deux heures, en refermant ce livre après avoir fini de "survoler" le quatrième chapitre, à laisser échapper un ténu "Merde, mais c'est chiant, ce bouquin !"