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dimanche, 15 avril 2007

28 - Là où les Athéniens s'atteignirent...

Tout d'abord, la bienvenue à tout ceux qui sont rentrés de vacances, week-end de milieu de semaine, etc. Même si je suis passée sur tous les blogs pour lire vos nouvelles, j'ai pas le courage de laisser des commentaires à chacun, vous allez comprendre pourquoi.

Ça a commencé hier soir. Je devais sortir, aller prendre un verre, écouter un concert dans un bar place Plumereau, et figurez-vous que j'ai tout oublié : le concert, le pot, et aussi, accessoirement, que je devais appeler mon amoureux pour le tenir au courant de mon arrivée. Je lui ai donc envoyé un texto tardif pour lui dire que j'étais bien mal en point (fièvre, courbatures [même pas bu !!] et mal à la gorge, tous les symptômes de l'angine). Hier soir je me suis couchée tard (enfin, tout est relatif, mais vu la moyenne d'âge de mes lecteurs, minuit, c'est tard), juste parce que j'avais la flemme de m'extirper du canapé et de monter les deux étages pour me mettre bien au chaud dans mon lit. J'ai fini par y arriver, mais au bout de trois heures, toujours pas de sommeil en vue. Alors je suis redescendue, je me suis shootée un bon coup à l'ibuprofène («ibuprofène», c'est bien, ça évite de citer des marques, et ça fait savant), et je suis remontée.

Ce matin c'était bien pire. Mal partout pire que la veille, lassitude à tout casser (enfin non, justement), quand j'ai appelé S.O.S. Médecins, la secrétaire a dû me prendre pour une demeurée. «Votre adresse ? -La mienne ? -Oui. -Ah ben oui : 48 rue... - A Tours ? -Oui – Quel code postal ? - Euh............» (j'ai quand même fini par le retrouver). Et le pompon : «Quel âge avez-vous ? - 23 ans et...» ouf, j'ai bien failli ne pas m'arrêter à temps ; eh oui, j'allais dire "et demi".

Bref, tout ça pour dire que quand le médecin est arrivé (un jeunot qui ne fait même pas 12 ans et demi, mais bon qui doit bien être diplômé, quand même... ?), «Bonjour, docteur Campagne. - Oui c'est pour moi.» Pendant la consultation (trois minutes et demie pour me dire que j'avais une angine, comme si que je l'avais pas remarqué non mais dis donc oh hé ! Si il faut être diplômé pour prescrire de l'amoxicilline...) : «Votre secrétaire a dû me prendre pour une demeurée, au téléphone, ce matin, j'ai sévèrement atteinte, mais à ma décharge, la fièvre me fait beaucoup d'effet et l'aspégic n'en était pas encore à son maximum... - Euh, non, elle me l'a pas mis dans les notes, attendez, non non.» Trente secondes plus tard après une ou deux phrases de mon cru (lui : ) «Ah oui, effectivement, elle a dû vous prendre pour une demeurée...» Non mais j'suis pas comme ça d'habitude ! En vrai, je suis pas complètement pétée d'la carafe ! (enfin si, un peu).

Ah, et aussi, (non il n'y a aucune transition, c'est normal, je suis sous l'influence médicamenteuse des drogues prescrites par le médecin de campagne de 12 ans) il m'a demandé si j'étais étudiante. Oui, que j'dis. En quoi ? qu'y m'demande. En Histoire, que j'réponds. Et ça se passe bien ? rétorque-t-il ? Très bien, merci, que j'anticipe à moitié. Ben oui, les médecins, c'est toujours pareil. Ça étonne toujours un peu plus avec ceux que vous ne reverrez probablement pas, mais c'est comme ça : ils vous posent des questions existentielles qui ne servent à rien. Faut quand même dire que la fièvre, je n'ai pas l'habitude d'en avoir (seulement une fois sur cinq, on va dire). Alors quand j'en ai, je suis encore plus atteinte que les gens normaux. Complètement à l'ouest. Mais c'est pas une raison pour me prendre pour une débile ! Il devait bien se douter quand dans mon état normal je ne suis pas comme il m'a vue ce matin ! M'enfin...*

Bref, je suis incapable de comprendre les livres que j'essaie de lire, j'suis même pas sûre de les lire à l'endroit, à vrai dire ** C'est pas comme ça que mes exposés vont avancer... Si quelqu'un est emballé à l'idée de lire à ma place et de me résumer L'Histoire de la vigne et du vin en France, Des origines au XIXe siècle, de Roger Dion (près de 700 pages), je suis preneuse (et je prends bien entendu les frais d'envoi et de renvoi du livre à ma charge !).

Quand je pense qu'il est déjà bientôt l'heure de dîner, une journée de gâchée... Ça m'déprime...

* Citation littéraire (grand jeu concours, mais y'a rien à gagner, suis fauchée).
** Un peu comme Bush.

PS : Je ne voudrais surtout pas avoir l'air d'une militanteuse (ouh là là que non !), mais figurez-vous que certains étudiants ne font pas que travailler leurs cours pendant les vacances. C'est mon cas. Et dans la mesure où ce week-end ne m'aura pas vu avancer beaucoup, les notes risquent d'être publiées de façon assez sporadique durant les vacances. Je m'en excuse à l'avance. (Pour ceux qui se demanderaient jusqu'à quand durent les vacances chez moi, qu'ils sachent que j'habite à Tours. Alors on se jette sur le calendrier des Pompiers [y'a aussi celui d'la Poste, mais l'uniforme est moins... bref], on cherche, et on trouve : Tours, académie d'Orléans-Tours, Zone B. [enfin si j'ai pas encore perdu la boule]. Si je ne vous donne pas la date de fin de mes vacances directement, c'est que dans mon état, là, je suis même incapable de trouver mon agenda et de l'ouvrir pour vérifier.)

19:25 Publié dans Blablabla | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : Bush, malaaaaaaaade