Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

jeudi, 26 avril 2007

34 - Baptême de "Clash"

Or donc, hier soir j'ai assisté à un « sound clash ». Il s'agit concrètement de payer (en l'occurence 6€) pour écouter un certain nombre (ici, 5) de groupes de jeunes gens (hier soir que des garçons, et deux groupes constitués d'un seul) s'affronter dans une joute musicale. Dans le premier round, chaque groupe dispose tour à tour d'une session de dix minutes pour passer un maximum de « son » (hier soir du reggae) en faisant les transitions sous forme de vannes à l'encontre des autres groupes (« Spéciale dédicace à Coin, qui se moque de King Momo, mais Coin, lui, a eu deux accidents de voiture dernièrement, alors écoute bien, Coin, écoute ce que te dit [ici le nom du chanteur dont est passé le 45 tours, que je n'ai, bien entendu, pas saisi] »!). On n'entendait donc que les quinze premières secondes du morceau. Une fois les cinq groupes passés, l'arbitre demandait à l'auditoire de faire « un max de bruit » pour chaque candidat. Le moins bon des cinq groupes était donc éliminé à l'applaudimètre, avant de remettre le couvert exactement de la même façon avec les quatre concurrents restés en lice. Après le deuxième vote, les trois groupes restant ne dispose plus que de cinq minutes et les deux finalistes jouèrent à ce que ma chère soeur Daphné appelle « le chou-fleur » (vous savez, ce jeu d'enfant où on avance un pied devant l'autre en disant chou et l'adversaire répond fleur en avançant à son tour. Le premier qui marche sur le pied de l'autre a gagné) : autrement dit, chaque groupe passait tour à tour une minute d'une chanson et ce, cinq fois de suite. Le vainqueur était enfin désigné à l'applaudimètre.

Pour donner un peu de détails, le clash d'hier soir au Bateau Ivre faisait s'affronter Soundalicious, Firetone, Youth & Roots, Haya light et O.U.A. Sound. Je donne tout de suite les résultats, et tant pis pour le suspens : Haya light a gagné, face à l'autre finaliste Soundalicious. Youth & Roots arrivait troisième, O.U.A. Sound quatrième, et Firetone s'est fait éjecter dès le premier tour. Les deux derniers cités ne m'ont pas beaucoup manqué : Firetone ne passait pas grand chose de bien intéressant pour la profane que je suis, et le chanteur (?) de O.U.A. Sound n'a cessé de hurler si fort dans le micro que je me suis sentie agressée à chaque mot proféré (alors que je ne lui avais rien fait).

J'aurais préféré voir Soundalicious gagner, car, comme il le disait lui-même, il privilégiait « la musique, plutôt que les paroles » mais dans la mesure où je n'ai pas participé au bousculades générales, coups donnés sur la scène, bonds divers dans tous les sens, etc. je n'ai pas à me plaindre. Je n'ai pas levé un bras ni même poussé un cri quand j'étais sollicitée. Donc...

Comme je l'ai dit à mon cher et tendre, mon impression générale sur ce genre de prestation fut la suivante : j'avais cru être, pendant les deux heures de combat, à côté de ma mère, devant la télé, quand elle passe son temps à zapper toutes les quinze secondes. Les morceaux mettaient l'eau à la bouche, mais finalement on n'en a pas entendu un seul dans son intégralité. Très frustrant, ne trouvez-vous pas ? (En ce qui me concerne, donc, cette expérience ne sera pas renouvellée de sitôt...)